Altéro BETTI et Jean BONA

Altéro Bétti

C'était le temps des gabariers,
Qui descendaient au fil de la Dordogne
Sur leurs bateaux qu'ils conduisaient
Du haut pays jusqu'en basse Gascogne
Le beau voyage en vérité
Entre les bois dans les gorges profondes
Le beau voyage au fil de l'onde
Au temps des Gabariers

En ce temps la notre belle rivière
Coulait gaiement sous les ponts de chez nous
On aimait a regarder son eau claire
Reflets d'argent dansant sur les cailloux
Je me souviens on chargeait les gabares
A Spontour au pied de notre maison
Les fiers lurons en larguant les amarres
Nous quittaient en chansons
C'était le temps des gabariers,

Qui descendaient au fil de la Dordogne
Sur leurs bateaux qu'ils conduisaient
Du haut pays jusqu'en basse Gascogne
Le beau voyage en vérité
Entre les bois et les gorges profondes
Le beau voyage au fil de l'onde
Au temps des Gabariers

Quand ils disaient que l'eau était marchande
Le moment était venu de partir
Ils quittaient Jeanne, Marie ou Fernande
Mais quand on part c'est pour mieux revenir
Les échalas charges sur les gabares
Ils s en allaient au fil des hautes eaux
Pendant trois jours et sans lâcher la barre
Ils voguaient vers Bordeaux
C'était le temps des gabariers,

Qui descendaient au fil de la Dordogne
Sur leurs bateaux qu'ils conduisaient
Du haut pays jusqu'en basse Gascogne
Le beau voyage en vérité
Entre les bois et les gorges profondes
Le beau voyage au fil de l'onde
Au temps des Gabariers

Figure incontournable de l’accordéon musette, virtuose et vedette limousine incontestée, Altéro Betti a chaleureusement accueilli Corrèze Télévision chez lui à Spontour en 2009

Article Yveline DAVID du Journal la Montagne
L’accordéon toujours à portée de main, Altéro Betti égrène les souvenirs de sa vie, sur fond de Dordogne et de bals-musette.

Une vie entière dédiée à l'accordéon

C'est avec l''il pétillant qu'Altéro Betti, né en 1920 près de Bologne, en Italie, évoque ses souvenirs d'enfant. « Chez nous, c'était déjà un peu l'Europe ! Mon frère est né en France, ma s'ur en Allemagne et moi en Italie ». La France que ses parents, Frédérico et Annonciata choisissent pour s'établir en 1922, ouvrant une boucherie dans les Basses-Alpes (Alpes-Maritimes aujourd'hui).

A l'heure où les grands travaux des barrages se dessinent en Auvergne, un oncle les convainc de le rejoindre et les Betti s'installent à Saint-Julien-le-Pèlerin, en Corrèze, puis à Laval-de-Cère, dans le Lot.

A chaque fois, une boucherie épicerie apporte de quoi subvenir aux besoins de la famille. « On se déplaçait au fil des chantiers », se souvient Altéro.

Ainsi, vont-ils suivre la construction du barrage de Marège avant de se poser près de celui de l'Aigle, en 1937, où Frédérico ouvre une guinguette, en plus de ses habituelles activités professionnelles.

« J'ai commencé à la feuille »

Qui dit guinguette dit musique et, dans la famille, on aime ça. Derno, l'aîné joue de l'accordéon et en joue bien, même s'il ne connaît pas la musique. Altéro s'est passionné à son tour. « J'ai commencé à la feuille (à l'oreille) » se souvient-il. A 14 ans, on lui offre son premier instrument et, pendant un an et demi, il se rend chaque semaine à Aurillac pour apprendre les bases du solfège et les accords, auprès de Pierre Redon, pianiste renommé. A une époque où les Auvergnats de Paris se ruent dans les bals pour entendre des musiciens célèbres, la coutume veut que, chaque année, ces mêmes interprètes se retrouvent pour des vacances cantaliennes.

Un concours interrégional d'accordéon est organisé le 23 août 1936, soutenu par des grands noms comme Louis Péguri, Maurice Alexander, Garrigoux, Monboisse et Pierre Redon. Altéro Betti a tout juste 16 ans et il rafle le premier prix, sans coup férir. Le sort en est jeté et, désormais, l'accordéon et lui ne feront plus qu'un… à vie.

En marge d'animer la guinguette familiale, il se lance dans les bals, tel un homme-orchestre avec une grosse caisse rivée au pied et une cymbale à portée de main. En 1945, les frères Betti tiennent le haut de l'affiche et Altéro est à la tête de son premier orchestre.

Le Triolet

Entre-temps, car il faut bien vivre, le jeune homme a trouvé une situation professionnelle qui lui permet de subsister. Installé à Spontour, il a rencontré Odette, fille de Julien Espinasse, l'un des derniers gabariers de la Dordogne, qui l'initie à la pêche et lui enseigne son amour pour la rivière avec ses facéties, sa beauté et sa dangerosité.

Altéro devient pêcheur et va vendre ses prises au Central Hôtel, à Mauriac. Il ne pourra plus jamais s'éloigner de la Dordogne et inscrira ses souvenirs et émotions dans les textes qu'il composera.

Après une guinguette noyée en 1952 lors de la mise en eau du Chastang, le couple ouvre Le Triolet (un nom soigneusement choisi), auberge posée à l'entrée du pont.

La musique s'y installe aussitôt et les Betti transforment leur terrasse en parquet où, de partout, on vient danser. Une grande salle de bal sera ensuite ouverte à l'arrière de l'auberge, en 1954. Reprise par leur fille Frédérique, elle a traversé les décennies avant de fermer, définitivement, l'an passé.

Yveline David

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Jean Bona

Journal La Montagne 24/02/2013

Installé à Pleaux, Jean Bona vous reçoit en toute simplicité, la mèche en bataille, l’œil frondeur et la musette à portée de main.

La cabrette rivée au corps…

Long et riche est le parcours de celui qui se nommait Giovanni Bona avant d'être plus communément appelé Jean. « Je suis né à Camps en Corrèze, dans une fratrie de treize mômes, évoque-t-il. Mes parents, Italiens avaient quitté le pays pour échapper au régime de Mussolini ».

C'est charpentier que devient le jeune Giovanni et il travaille à la construction des barrages du Chastang, de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze) et de Bort-les-Orgues. Comme beaucoup à l'époque, le jeune homme monte finalement à Paris où il rencontre Germaine qui va lui donner trois enfants.

Talentueux, infatigable, généreux et volontiers gouailleur…

La musique, il l'aime depuis tout petit et ses souvenirs remontent : « Enfant, j'ai été loué comme berger près de Pierrefort. Le vacher était un très bon chanteur et, le dimanche, il se produisait dans des bals accompagné d'un cabrettaïre. Quand ce dernier s'installait sur une table, j'étais en extase ».

Et c'est là que, pour la première fois, il croise deux hommes qui vont marquer sa vie : Antoine Bouscatel et Jean Bergheaud, deux incontournables musiciens. S'il rêve de musette, Jean Bona joue de l'harmonica. A Paris, ses "aventures musicales", comme il les appelle, le mettent en contact avec Albert Raisner et il se pâme d'admiration devant ses idoles, Bouscatel, Bergheaud et Victor Allard. « J'avais l'impression d'apprendre en les regardant et en les écoutant », se souvient-il. Pourtant, il lui faudra beaucoup de patience. La vie est rude, il faut faire bouillir la marmite et les instruments coûtent cher. « J'ai acheté ma première cabrette à Lavergne, de Figeac. J'avais alors 42 ans ! » L'aboutissement d'un long rêve qui se transforme immédiatement en cauchemar quand il brise l'anche (*) en tentant d'assembler sa musette. « Ca commençait mal… Quelle frustration de devoir attendre que Lavergne m'en procure une autre ».

« Ce n'est pas un art, plutôt une manie… »

Plongé dans la colonie des Auvergnats de Paris, Jean Bona rencontre Alain Faliès, propriétaire du bar « Le Balto », à Neuilly, et fin joueur de musette qui lui enseigne les rudiments de cet art si particulier. « Ce n'est pas un art pour moi, objecte le musicien. Plutôt une manie que l'on peut considérer comme une qualité ou un défaut ». A « La galoche d'Aurillac », il retrouve ses compatriotes, chaque vendredi, pour des soirées qui réunissent parfois jusqu'à vingt cabrettaïres. Victor Allard et Jean Bergheaud seront les mentors du corrézien et une immense admiration brille encore dans les yeux du retraité lorsqu'il les évoque.

Professionnellement, le sort a joué en faveur de Jean Bona « grâce à la cabrette », affirme-t-il. Un ami, président d'un groupe folklorique le fait entrer, avec Germaine, à la Chambre de commerce de Versailles. Il y restera dix ans. Après la mort brutale de son épouse, il revient au pays et se refait une place parmi les inconditionnels des traditions musicales cantaliennes. De bal en animation, Jean Bona se montre tel qu'il est, talentueux, infatigable, généreux et volontiers gouailleur. Et puis, est-ce le résultat du traumatisme vécu lors de l'achat de sa première cabrette, il fabrique des anches, élément indispensable pour tirer le son d'une musette.

(*) Anche : languette placée dans le bec de l'instrument qui, par vibration, produit les sons.

Yveline David

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Le 27 Mai 2012

 

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