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FFI   8e RM  Cantal

Cote 19P15/59

C10 - ORA

Groupement Aynard

 

Le Maquis de PLEAUX       Groupement Eynard  C10 - O.R.A

 

A Pléaux ou il dirigeait les chantiers d'une grande société de force et lumière électrique "La Forclumʺ, Jean-Robert Chavot (Patrice) comprit vite que la région était propice à l'établissement d'un maquis tant par la proximité au Sud des rives escarpées de la vallée de la Maronne de ses nombreuses et épaisses forêts (Enchanet, Les Estourocs) que de nombreux patriotes qui y demeuraient.

Aussi dés la fin de l'été 1943, Patrice prit contact avec le commandant

André Decelle (Didier) responsable du groupe de résistance du barrage de l'Aigle et se mit immédiatement à sa disposition

 

Mettant à profit sa situation professionnelle que lui permettait son entreprise, celle-ci étant S.Bétrieb aussi aide-t-il les jeunes réfractaires par le truchement d'emploi de fausses cartes d'identité ou d'alimentation à se soustraire au service du travail obligatoire (STO)

Il trouve également une aide efficace auprès des habitants de la ferme Delpeuch à Dix-Maisons au sud de Pléaux qui dans leur élan patriotique n'hésitent pas à mettre tout ce qu'ils pouvaient à sa disposition ainsi qu’auprès des responsables des Mouvements Unis de la Résistance (M.U.R) de l'arrondissement de Pléaux (Joseph Chancel, chef civil et son adjoint Jean-Marie Delprat (Marius) responsable militaire

 

Début mai 1944, Jean Chavot reçoit du commandant Decelle, l'ordre de préparer un camp d'accueil et d'instruction.

Sur les conseils d'André Tillet, le choix se porte sur le hameau de Longayroux ou les possibillités d'hébergement sont meilleures.

Ce camp est doté à proximité d'un terrain de parachutage, celui de (Serrurier)

Au petit groupe déjà installé depuis mars 1944 prés de la ferme Delpeuch, composé de Robert Zamet (Bob), Jean Masson (Jean), Marcel Weiss (Marcel), Louis Longobardi (Titin), Jean Haag (Jim), Abel Aubin (Binbin), Albert Lacassagne viendront bientôt les rejoindre à Longayroux eune dizaine de résistants locaux: Lucien Malarange (Lulu), Jean Fontrouge (Fonfon), Fernand Fau (Bécu), Louis Vaur (Tino), Emile Juliard (Saco), Roger Rivière, Pierre Vaissier (Pierrot), Camille Masse Sétil), Albert Sevetier (Bébert) ou vont bientôt se rassembler au pont de Rodemont tous les volontaires accourus à l'annonce du débarquement.

 

Le 6 juin, Raymond Soulas (Bertrand) commandant une compagnie de 50 hommes recrutée parmi les cadres et les ouvriers du chantier de la Maronne les rejoint.

 

Le 7 juin, le capitaine de l'armée de l'air Roger Thollon (Renaud) y arrive aussi après une marche de deux nuits et un jour à la tête de l’École des Cadres de (Jeunesse et Montagne), renforcé par des éléments des (apprentis de l'Air)

 

Le 8 juin, c'est au tour du lieutenant Michel Dutter (Bonneval), avec un groupe de maquisards du Mont Dore et de la Bourboule, puis d'autres jeunes de l'arrondissemment de Pléaux : Julien Bossé, Charles Marlot, Marcel Gasparoux, Paul Dugal, Guy de la Farge (Mousse), Marcel Serre, Maurice Laporte, Pierre Larrive, Jean Nivet, Henri Longour, Jean de la Farge, Jean Delprat, Joseph et René Foch, Maurice Paquin, Théodore Laval, Raymond Fontrouge, André Pougeol, Georges Gauffre, Léon Chancel, René Lavergne, Edouard Lafeuille, etc.

 

Le 15 juin 1944, le maquis de Pléaux ou groupement 21 aux ordres du chef de bataillon du génie Roger Playe (Eynard) et son adjoint, le chef de bataillon d'infanterie Anselme Erulin (Carthian) est maintenant fort de 300 hommes mais l'armement demeure fort modeste jusqu'au parachutage du 14 juillet.

Le hameau de Longayroux, trop dangereusement encaissé, est alors abandonné pour des petits hameaux autour de Calau mieux aéré, puis ensuite pour Leconet.

 

 

Les responsables de la Compagnie EYNARD n'ayant pas répondu aux demandes

 du Colonel DUPLESSIER .

La compagnie n'a pas été homologuée. La délivrance de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance restant subordonnée à cette homologation pour les anciens militaires F.F.I

 

 

Roger PLAYE  alias Eynard X 1924

 

 Né(e) le/en 19-09-1903 à Paris 8e arrondissement (75 - Paris (ex Seine), France)

 

* Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

* Date du décret 15/10/1945

Date de publication au JO 20/10/1945

Décoration Médaille

 

* Base des Morts pour la France de la Guerre d'Indochine

Mort pour la France le 07-11-1954 (Près de Trang Bang, Viet Nam)

51 ans, 1 mois et 17 jours

Carrière Statut militaire

Grade général de brigade

                                                       Mention Mort pour la France

                                                       Cause du décès accident d'automobile

                                                       Lieu de transcription du décès Paris 8e arrondissement

                                                       Sources Service historique de la Défense, Caen

 

Le 6 juin, Raymond Soulas (Bertrand) commandant une compagnie de 50 hommes recrutée parmi les cadres et les ouvriers du chantier de la Maronne les rejoint.

Raymond Soulas (1918-2015)

Jeune polytechnicien (X39), Raymond Soulas s’engage dans la Résistance aux côtés d’une équipe d’ingénieurs travaillant au barrage de l’Aigle sur la Dordogne, dans le cadre de l’ORA (Organisation de la Résistance de l’Armée). Fait prisonnier lors d’un engagement dans le maquis du Lioran, déporté le 30 août 1944 de Clermont-Ferrand vers le Struthof, évadé puis repris, il arrive finalement à Buchenwald le 10 septembre 1944 par le convoi parti de Belfort (matricule 85162). Il est ensuite affecté au kommando de Langenstein-Zwieberge.
Toute sa vie il est resté attaché à ses camarades rescapés, notamment lors des repas fraternels, à la table des anciens de ce terrible camp, ainsi qu’au souvenir de ses camarades qui n’avaient pu survivre à l’enfer.
Il est décédé le 24 novembre 2015 à l’âge de 97 ans.

Les études préliminaires aboutirent à la construction le 03/11/1931 (Journal officiel) de la Société des Forces Motrices de la Maronne, qui commença en 1940 les travaux de la chute de Saint-Geniez-Ô-Merle et les poursuivit jusqu'en 1945.

Le 21/05/1946 est la date à laquelle la Nationalisation de l'électricité les intégra au patrimoine d'Èlectricité  de France. La présente concession prendra fin le 31/12/2021 ( décret du  22/07/1958)

 

Centrale Hydro Electrique de  Saint-Geniez-Ô-Merle (19)

 sur la rivière Maronne  en 1949

Liste des personnes qui travaillaient au barrage et à l'usine de St Geniez en Mai 1944
Liste des personnes qui travaillaient au
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Mémorial de l'Usine Hydro Electrique de Saint-Geniez-Ô-Merle

 

 

 

Inscrit sur le monument

 

"Ont travaillé sur les chantiers de Saint-Geniez-Ô-Merle

 et ont donné leur vie pour la libération de la France"

 

 

 

 

 Partie gauche

du monument commémoratif

 

 

 

 

BACHIR ben Ayad

BALDELLI Triestre

BONA Hugues

CARBONEL Jean

CASTRO Antonio

ESCALON Jules

HACENE ben Mohamed

 

 

 

 

BACHIR ben Ayad ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Carreau)

Nom AYAD, prénom Bachir.

Né en 1916, décédé le 20/08/1944 à Corrèze  (Corrèze)

Commune de Saint-Priest-de-Gimel

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

Inhumation Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente)

Nécropole Nationale Section 1, Carré B, Rang2, Tombe 196

Stèle commémorative de la gare de Corrèze (Corrèze)

 

BALDELLI Triestre ( Maquis Armée Secrète  AS, 

bataillon As de Cœur)

Nom de guerre "André" tué prés de la Maison Jarnolles

le 09/06/1919 à La Roquette-sur-Var  (Alpes Maritimes)

Décédé le 08/06/1944 à Cressensac (Lot)

Sur le monument de Cressensac

Sur le monument aux Morts de Peille (Alpes Maritimes)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

BONA Hugues (Maquis barrage de l'Aigle)

Né à Saint-Julien-le-Pélerin  20/09/1926 (Corrèze)

Décédé  le 13/08/1944 à Laveissière (Cantal) Lieu Pierre Taillade

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

Fils de BONA Virginio né le 06/06/1889 en Italie, cordonnier

Et de ZÈNI Angolina née le 28/08/1896 en Allemagne

Réside à Saint-Cirgues-la-Loutre  (Corrèze)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

CARBONEL Jean  (CARBONNEL Jean-Marie)

Né le 18/12/1904 à Mur-de-Barrez (Aveyron)

Décédé dans la nuit du 7 au 8/08/1944 à Bussac (Cantal)

Sur le Monument  Mur-de-Barrez (Aveyron)

Fils de CARBONNEL Jean  et  MA..HES  Julie

Célibataire réside à Saint-Cirgues-La- Loutre (Corrèze)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Jean CARBONNEL

Né(e) le/en 18-12-1904 à Mur-de-Barrez (12 - Aveyron, France)

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 105968

 

CASTRO Antonio

Né le 23/02/1914 à Passos (Portugal)

Ouvrier mineur réside à Lalo

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

ESCALON Jules (Maquis barrage de l'Aigle)

Né le 01/02/1923 à Liesse-Notre-Dame (Aisne)

Décédé  le 13/08/1944 à Laveissière (Cantal) Lieu Pierre Taillade

Sur le Monument de Saint-Privat (Corrèze)

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Jules Francis ESCALON

Né(e) le/en 01-02-1923 à Liesse-Notre-Dame (02 - Aisne, France)

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 210668

 

HACENE ben Mohamed ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Carreau)

Nom MOHAMED, prénom Hacine

Acte décé Hassine Ben Mohamed Ben Ammar Trabelsi

Né en 1915 à Kélibia  (Tunisie)

Mariage le 27/03/1933

Décédé le 19/08/1944 la gare de Corrèze (Corrèze)

Commune de Saint-Priest-de-Gimel

Soldat au 24e Régiment de Tirailleurs Tunisiens

Réside à Rebia (Tunisie)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

Stèle commémorative de la gare de Corrèze (Corrèze)

 

 

Partie centrale du monument commémoratif

                                                    LELONG Maurice

                                                         LHASSEN ben Ouakrim

                                                         MILKOVIC Branko

                                                         MOHAMED ben Oucine

                                                         MOHAMED ben Stitou

                                                         MOHAMED ben Tayeb

 

LELONG Maurice Yves Henri (Maquis barrage de l'Aigle)

Né le 01/05/1922 Saint-Quentin (Aisne)

Décédé  le 13/08/1944 à Laveissière (Cantal) Lieu Pierre Taillade

Inhumation à Saint-Quentin (Aisne)

Monument Saint-Julien-aux-Bois (Corrèze)

Fils de LELONG Maurice, René, Paul  (horloger)

Et de LEFEVRE Madeleine, Amélie, Louise, Juliette

Les parents résident 4 rue Raspail à Saint-Quentin (Aisne) en 1922

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Maurice Yves Henri LELONG

Né(e) le/en 01-05-1922 à Saint-Quentin (02 - Aisne, France)

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 359203

 

LHASSEN ben Ouakrim ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Carreau)

Nom OUAKRIM, Prénom Lhassen

Né en 1907 au  (Maroc)

Soldat

Décédé le 19/08/1944 la gare de Corrèze  (Correze)

Commune de Saint-Priest-de-Gimel

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

Stèle commémorative de la gare de Corrèze (Corrèze)

 

MILKOVIC Branko

Nom MILJKOVIC, Prénom Branko

Né le 26/03/1906 à Staro Selo  (Yougoslavie)  Célibataire ,

ouvrier mineur réside à Lalo

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

MOHAMED ben Oucine ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Carreau)

Nom  HOUSSINE, Prénom Mohamed

Né en 1905 à Douar ould Ajjad (Algérie)

Décédé le 19/08/1944 Correze)

Commune de Saint-Priest-de-Gimel

Stèle commémorative de la gare de Corrèze (Corrèze)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

MOHAMED ben Stitou

Nom STITOU, Prénom Mohamed

Décédé le 21/07/1941 (22ans) à Nantes (Loire Atlantique)

Carré militaire de la Chauvinière à Nantes

 

MOHAMED ben Tayeb ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Carreau)

Nom TAYEB, Prénom Mohamed

Né en 1914 Ville El Kef  (Tunisie)

Décédé le 22/08/1944 Gare de Corrèze (Correze)

Commune de Saint-Priest-de-Gimel

Mort de la Résistance, Sergent

Stèle commémorative de la gare de Corrèze (Corrèze)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

N'apparait pas sur le monument :

Acte de décès registre Mairie de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

VEKMAN Edouard  (Compagnie Bertrand maquis barrage de l'Aigle)

Né le 11/10/1900 en Pologne

Décédé le 10/10/1944 à Aurillac  (Cantal) 50 av de la République

Fils de VEKMAN Paul et CHIMONA Agnès

Réside à Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

FFI Mort pour la France , sépulture Villeurbanne (Rhône)

Nécropole "La Doua" carré E, Rang 7, Sépulture 46

 

 

 

 

Partie droite du monument commémoratif

 

 

 

 

MORVAN Robert

PERROT Louis

RUS Jean

SALAH Saïdi

SQUARANTI Adolphe

VALADE René

VARIERAS Henri

 

MORVAN Robert Joseph (Maquis barrage de l'Aigle)

Né le 31/07/1919 à Vitry le François (Marne)

Décédé  le 13/08/1944 à Laveissière (Cantal) Lieu Pierre Taillade

Inhumation Saint-Julien-aux-Bois  (Corrèze)

Décoré de la médaille militaire à titre posthume

Croix de Guerre avec palmes décret le 11/05/1954

Fils de MORVAN Alexis Jacques Marie

Et de DELZOR Marie Louise Née à Saint-Julien-aux-Bois

Titres, homologations et services pour faits de résistanc

Robert Joseph MORVAN

Né(e) le/en 31-07-1919 à Vitry-sur-Seine (94 - Val-de-Marne (ex Seine et Seine-et-Oise), France)

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 432562

 

PERROT Louis ( PERRAULT Louis)Décédé le 09/06/1944 à Cressensac (Lot)

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

RUS Jean ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Cœur)

Nom de guerre "Baptiste" tué prés de chez M. Vitrac

Né le 19/08/1911 à Maria (Espagne)

Décédé le 08/06/1944 (32ans) à Cressensac (Lot)

Sur le Monument de Cressensac

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

SALAH Saïdi  ( Maquis Armée Secrète  AS,  bataillon As de Carreau)

Nom SAÏDI, prénom Salah

Membre de la Résistance FFI , Caporal classe 1937

Naissance 01/01/1917 Aïn  Abessa (Algèrie)

Décédé le 19/08/1944 Saint-Priest-de-Gimel (Correze)

Stèle commémorative de la gare de Corrèze (Corrèze)

Inhumation Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente)

Nécropole Nationale Section 1, Rang 1, Tombe 186

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

 

SQUARANTI Adolphe ( Maquis Armée Secrète  AS, 

bataillon As de Coeur)

Nom de guerre "François" tué à la Bergerie chez Louis Guary

Né le 03/05/1920 à Reverè Veronese (Italie)

Décédé le 08/06/1944 (24ans) à Cressensac (Lot)

Monument commémoratif Résistance de Cressensac

Sur le Monument de Saint-Cirgues-la-Loutre (Corrèze)

 

** Titres, homologations et services pour faits de résistance

Adolphe SQUARANTI

alias François

Né(e) le/en 03-05-1920 à Revere (Italie)

Carrière Famille résistance

forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 555874

**Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

Adolphe SQUARANTI

Mort pour la France le 08-06-1944 ( Cressensac, 46 - Lot, France)

Né(e) le/en 03-05-1920 à Rovere Véronese (Italie)

24 ans, 1 mois et 4 jours

Carrière Statut militaire

Unité forces françaises de l'intérieur (FFI)

Mention Mort pour la France

Cause du décès tué au combat

Sources Service historique de la Défense, Caen

Cote AC 21 P 156057

VALADE René (Maquis barrage de l'Aigle)

Né à Saintes le 26/10/1922 (Charente Maritime)

Célibataire, électricien,

Réside à Saint-Simon -de-Pellouaille  (Charente Maritime)

Décédé  le 13/08/1944 à Laveissière (Cantal) Lieu Pierre Taillade

Monument de Laveissière (Cantal)

Monument de Saint-Privat  (Corrèze)

Monument  Saint-Simon -de-Pellouaille  (Charente Maritime)

Fils deVALADE Marcel Jean Baptiste et BOUDEAU Yvonne

** Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

René Georges VALADE

Mort pour la France à (Laveissière, 15 - Cantal, France)

Né(e) à Saintes (17 - Charente-Maritime (ex Charente-Inférieure), France)

Carrière Statut militaire

Mention Mort pour la France

Cause du décès tué au combat

Sources Service historique de la Défense, Caen

Cote AC 21 P 170311

** Titres, homologations et services pour faits de résistance

René Georges VALADE

Né(e) le/en 26-10-1922 à Saintes (17 - Charente-Maritime (ex Charente-Inférieure), France)

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 582373

 

VARIERAS Henri

Né le 17/06/1921 à Saint-Bazile-de-la-Roche (Corrèze)

Décédé le 24/11/1944 (23 ans)  Courtelevant  (Terr de Belfort)

Monument aux Morts de Courtelevant  (Terr de Belfort)

Commune : Réchésy

Monument aux Morts Saint-Bazile-de-la-Roche (Corrèze)

Soldat  au 152e Régiment Infanterie

Fils de VARIERAS Julien  cultivateur, 34 ans en 1921

Et de MORANGE Hortense 28 ans en 1921

Adopté Pupille de la Nation le 26/05/1939

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

Henri VARIERAS

Mort pour la France le 24-11-1944 (Courtelevant, 90 - Territoire de Belfort, France)

Né(e) le/en 17-06-1921 à Ste Bazile de La Roche (19 - Corrèze, France)

23 ans, 5 mois et 7 jours

Carrière Statut militaire

Unité152e régiment d'infanterie (152e RI)

Mention Mort pour la France

Cause du décès tué au combat

Sources Service historique de la Défense, Caen

Cote AC 21 P 166308

 

Maquis de la Corrèze

 

SITUATION NUMÉRIQUE à la date du 15 Août 1944

 

 

1/2 Brigade Haute Corrèze : Effectifs 1700 Emplacements du P.C. : Ussel Emplacement des Unités: Région d'Ussel

 

E.M & Compagnie de C?T (Mousoulat Macheix) : Effectifs 300 Emplacement du P.C.: Lanteuil Emplacement des Unités: Lanteuil

 

AS de Cœur (Romain): Effectifs: 450 Emplacement du P.C.: Camps, région de Beaulieu et de Meyssac: Emplacement des Unités: Idem

 

AS de Pique (Habert) : Effectifs: 400 Emplacement du P.C.: Chassat-Beynat Emplacement des Unités: Idem

 

AS de Carreau (Chevalier) : Effectifs: 400 Emplacement du P.C.: Sud de Tulle Emplacement des Unités: Idem

 

AS de Trèfle ((Pierrot): Effectifs: 1250 Emplacement du P.C. : Région Pompadour et Terrasson Emplacement des Unités: Arrondissement de Brive-Nord

 

G.F. de Tulle (Hubert): Effectifs: 500 Emplacement du P.C.: Région Tulle Emplacement des Unités: Idem

 

Total : 3300

En campagne le 15 Août 1944

Le Lieutenant-Colonel HERVE Commandant la Brigade A.S.

 

 

SAINT-PRIEST-DE-GIMEL  (19)

A la mémoire de soldats Nord-Africains ou étrangers

appartenant à la 9e compagnie

de l'AS de Carreau, demi brigade Basse-Corrèze, commandée par

le Lieutenant COULON , compagnie M.O.I.(Main-d’oeuvre immigrée)

 

Déclarations en Mairie  le 22/08/1944 Gare de Corrèze (Corrèze)

Commune de Saint-Priest-de-Gimel

Par  le Lieutenant Robert GEORGES 39 ans,  10 Cie, 3em Section, Brigade AS

 Stèle commémorative de la gare de Corrèze

Commune St -Priest-de-Gimel  (Corrèze)

 

BEN AYEB Bachir 1939-1945               19/08/1944 

BEN MOHAMED Hacine 1939-1945  19/08/1944 

BEN OUKRINE Lahcine 1939-1945     19/08/1944 

BEN TAYEB Mahomed 1939-1945      19/08/1944 

SALAH Saidi 1939-1945                        19/08/1944

 

Compagnie M.O.I.(Main-d’œuvre immigrée)

 

Document ci-dessous

 

Morts pour la France pendant la Bataille d'Ègletons (Corrèze)

 

Une colonne de la Wehrmacht , bataillon du 194e régiment de sécurité, est composée d’une cinquantaine de véhicules différents (automitrailleuses, voitures blindées, canons…) et d’environ 300 hommes. Elle vient de Séte et se dirige vers Clermond-Ferrand avec la volonté de rejoindre le département de  l'Allier en passant par la RN 89. Elle passe donc par les villes de Tulle, Egletons et Ussel.

 

La Résistance, pour retarder ou empêcher l'avancée de ces forces allemandes, a saboté plusieurs routes en les parsemant d'obstacles. La colonne essuie plusieurs embuscades particulièrement près de Gimel, au lieu-dit la Bitarelle, puis aux alentours du bourg de Corrèze, mais elle poursuit sa route sans encombre.

 

La bataille d'Égletons se déroule du 3 août au 20 août 1944. Arrivée le 3 août à Egletons (Corrèze) la  colonne de la Wehrmacht est accrochée par les FFI. Les combats entre les forces terrestres allemandes et alliées, secondées par l'aviation, vont être rudes. De nombreux bâtiments sont incendiés. Les Allemands contrôlent finalement la ville le 19 août, mais la quittent le 20 août.

 

Voir la suite de la Bataille d'Ègletons sur :

http://www.haute-correze.fr/egletons-la-ville/

 

 

 CRESSENSAC (46)

Tombé le 8 juin 1944 à la Jarrige de Cressensac ( 46)

Compagnie AS  de l'AS  de Coeur , commandée par le Commandant MERLAT

 

 

Monument commémoratif de Cressensac (46)

 

BALDELLI Trieste                                1939-1945      08/06/1944 Cressensac (46) 

RUS Jean Pierre                                 1939-1945      08/06/1944 Cressensac (46) 

SQUARANTI Adolphe                              1939-1945       08/06/1944 Cressensac (46)

PERROT Louis ( PERRAULT Louis)        1939-1945      09/06/1944 Cressensac (46)

 

Documents  ci-dessous

 

 Parcours de la division SS "Das-Reich" dans le Sud de la France

Le 08 Juin 1944 à CRESSENSAC  département du Lot

 

Le 6 juin 1944, alors que le Débarquement débute sur les plages normandes, Hitler comprend qu'il a besoin de renforts. Le leader nazi fait appel à la division blindée SS Das Reich, une unité d'élite basée à Montauban.

Quinze mille hommes prennent alors la route avec une double mission : rejoindre au plus vite la Normandie et nettoyer les maquis français des résistants qui ne manqueront pas de s'interposer. Cette unité d'élite, composée de jeunes engagés – dont des Alsaciens – et de vétérans rompus aux méthodes punitives, va multiplier les atrocités, notamment à Tulle (98 hommes choisis au hasard et pendus à des balcons ou à des réverbères) puis, plus effroyable encore, le massacre de la population d'Oradour-sur-Glane (642 morts) dans le Limousin.

 

En tout cas, le 8 juin, la partie mobile de la division se met en route : les éléments sur roues ou semi-chenillés (bataillon de reconnaissance et régiment mécanisé « Der Führer ») se dirigent vers Brive et sont accrochés par les maquisards à Groléjac, à Rouffillac et surtout à Bretenoux et Cressensac. Selon Max Hastings, les Allemands perdent une quinzaine d'hommes et les Français plus d'une centaine.

 

 L’Armée secrète (AS) est un regroupement de résistants français pendant la Seconde Guerre mondiale, créé en septembre 1942. Cette structure de combat est issue du regroupement des formations paramilitaires des trois plus importants mouvements de résistance « gaulliste » de la zone sud : Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur.

 

 

 Les Maquis du Barrage de l'Aigle

 

C'est là, dans la nuit du 11 au 12 août 1944

Au lieu-dit "La Roche Taillade" (15)

Que la 2ème section de la Compagnie Bertrand

Sous la direction du sous-lieutenant Warnuzel

S'illustra en stoppant une importante colonne ennemie

 

Monument commémoratif de Laveissière (15)

 

BONA Hugues                      1939-1945    dans la nuit du 11 au 12 août 1944

ESCALON Jules                     1939-1945    dans la nuit du 11 au 12 août 1944

LELONG Maurice                 1939-1945    dans la nuit du 11 au 12 août 1944

MORVAN Robert                 1939-1945    dans la nuit du 11 au 12 août 1944

VALADE René                       1939-1945    dans la nuit du 11 au 12 août 1944

 

Raymond SOULAS  2014
Raymond SOULAS 2014

Élève à l'école des Ponts et Chaussées, Raymond Soulas travaillait à la construction du barrage de

 Saint-Geniez-Ô-Merle sur la Maronne. Recruté par André Decelle , il fut chargé de constituer une compagnie avec des éléments du chantier. Durant l'hiver 1943-1944, il procéda au recrutement d'une cinquantaine d'hommes qui se réunissaient dans une ferme abandonnée sur la rive gauche de la Maronne. Au moment du débarquement, Soulas et ses hommes dont l'effectif s'était étoffé de résistants du lieu, arriva à Langayroux. Pendant les semaines qui suivirent, l'instruction de la compagnie, intégrée au groupement Eynard se continua avant le départ pour le secteur de Riom-és-Montagnes.

 

 

 Crédit photos Délégation Militaire Départementale du CANTAL

 

La " Bataille du Lioran " est un ensemble de combat, qui eut lieu du 7 au 13 août 1944, entre des troupes allemandes venues d'Aurillac et des détachements de la Résistance Française.

L'opération comprend les Combats du Pas-de-Compaing (le 7 août)

et les Combats du Lioran (les 11, 12 et 13 août 1944).

 

La Brigade JESSER, composée d'une colonne motorisée d'une centaine de véhicules
La Brigade JESSER, composée d'une colonne motorisée d'une centaine de véhicules

 

Pour les FFI :

 

le groupement "Renaud", commandé par le Commandant Robert THOLLON, composé de 4 compagnies "ANTOINE-MICHARD" - "GOAILLE" - "OSTERTAG" et "Olivier" aux ordres du Lieutenant LISBONIS

le groupement "Eynard", commandé par le Commandant Roger PLAYE, composé des compagnies "BONNEVAL" (commandée par le lieutenant DUTTER Michel) et "BERTRAND" (commandée par le lieutenant SOULAS Raymond)

le groupement "Allard", commandé par le Commandant Auguste MERLAT, composé des compagnie "Bruno" commandé par le lieutenant Robert POIRIER, "Bernard" comandée par le Lieutenant MEYER "Lorrain"...

le groupement "Melbourne", commandé par le Commandant Alex HOAREAU "Christian"

le groupement "DIDIER", commandé par le Commandant André DECELLE

 

Pour les Allemands :

 

La garnison d'Aurillac 700 hommes aux ordres du Oberst  (colonel) Ulrich BORMANN et de son Adjoint "Opérations", le Commandant KRANISCH 40 miliciens

 En renfort :

Aviation : 3 chasseurs-bombardiers Junker 88 le 12 août et 2 Dornier 17 le 13 août basés et ravitaillés à Aulnat

La Brigade JESSER, composée d'une colonne motorisée d'une centaine de véhicules, avec de l'artillerie tractée, venue de Clermont-Ferrand. Cette division des forces Allemandes était, pendant l’été 1944, destinée à la répression de la résistance et à l’élimination des maquisards en Auvergne et dans le Limousin

 

« Les événements d'Aurillac bousculèrent les choses: le 9 à midi, un coup de fil du S.R. nous apprenait que les Allemands quittaient en force la ville.

 

Le jeudi 10 août, la garnison Allemande d'Aurillac commençait, à midi, l'évacuation de la ville : toute la journée y sera employée, les derniers éléments quittant Aurillac à la nuit. Au total, 700 hommes environ

L'embuscade à tendre au Lioran serait confiée aux deux Groupements "Renaud" et "Eynard". Deux autres Groupements étaient mis en alerte : au Nord-Est, le Groupement O.R.A. "Allard" (MORLAT) responsable de la zone 6 (Saint-Flour) - qui n'aura pas à intervenir ; au Sud, le Groupement "Melbourne" (SILBERT) responsable de la zone 11 (Aurillac-Maurs) avec mission de talonner l'arrière de la colonne et d'empêcher tout repli.

 La mission impartie au Groupement "Renaud" était de tenir, sous son feu, le plus longtemps possible, l'entrée Sud du tunnel - pour y exercer une action retardatrice - tout en évitant de se laisser déborder, pour pouvoir se joindre ensuite, en réserve d'appui, au Groupement "Eynard". Ce dernier avait, pour sa part, la mission de préparer, puis de déclencher une embuscade à quelque deux kilomètres après la sortie Nord du tunnel (vers Murat), au site encaissé de la Pierre Taillade, là où la destruction programmée d'un pont enjambant le profond ruisseau du même nom permettrait une nette coupure de la route.

 

le  vendredi 11 août, en fin de matinée, le groupement "Eynard" avait terminé la mise en place de son dispositif : La Compagnie "Bertrand" avait pris position dans les hauteurs de la Pierre Taillade avec 2 sections dont la section "Warluzel" placée sur la berge gauche du ravin, juste au dessus du pont, la section "Jacquin", de l'autre coté de l'Alagnon, le long de la voie ferrée. Pour compléter ce dispositif, 2 sections supplémentaires étaient fournies par la Compagnie "Bonneval". Elles étaient embusquées à la tête Nord du tunnel, prêtent à faire sauter la voûte de la sortie Nord.

Le Lieutenant "Bertrand" était installé avec son P.C. à mi-pente, 100 mètres en arrière de la section "Warluzel".

 

Le vendredi 11 à 16 h 30, le feu fut ouvert sur les avant-gardes de la colonne Allemande arrivée à environ 1 km au Sud du tunnel. Immédiatement, les Allemands ripostèrent à l'arme lourde. Au bout d'une demi-heure, la position avancée devenant intenable, THOLLON ordonna le repli des avant-postes. Les Allemands, comprenant qu'une souricière leur était tendue, partirent à l'assaut des crêtes, par l'Est : ils furent vite au contact des avant-postes de GOAILLE et des tirs au jugé sur les couverts forestiers appuyèrent leur progression. GOAILLE devait reculer pied à pied

 

Le Groupement "Eynard" qui passait ainsi en première ligne, fît sauter la voûte de la sortie Nord du tunnel. Les patrouilles Allemandes, devenues maîtresses du col et des crêtes environnantes, continuèrent à progresser, tandis que le gros de la colonne, talonnée au Sud par les hommes de "Christian", s'engouffrait dans le tunnel et se heurtait à l'éboulement de la voûte de la sortie Nord : il lui fallut plusieurs heures pour dégager la sortie du tunnel, avant de s'engager sur la route de Murat... Mais "Eynard" les y attendait au pont de la Pierre Taillade encore intact.

Ce pont avait été miné, dans la nuit du 10 au 11, par un de nos amis de Mauriac, l'Ingénieur des Travaux Publics Ernest REVERSAC. THOLLON l'avait envoyé quérir d'urgence lorsqu'il avait appris l'indisponibilité du Capitaine du Génie "Renard"

 

A minuit, "Bertrand" était sur la route, où, à 600 mètres du P.C. du commandant "Eynard" et il percuta les cyclistes Allemands. Un coup de volant jeta la voiture en travers de la route, "Bertrand" sauta à terre et, coudes au corps, sous les balles, fonça dans la nuit, au hasard...

Le charme était rompu ! Les allemands surent qu'il y avait du monde par là et s'arrêtèrent pour attendre les événements. Fraisse-Haut, alerté, envoya la patrouille du Chef MARCEL et enfin "Warnuzel", dressa l'oreille, inquiet de ces coups de fusils venus d'une direction insolite... Il s'approcha du bord de la falaise, ne vit rien, mais entendit... "un pédalier qui grince" ! Accompagné de son meilleur grenadier, il descendit le plus bas possible. Ils avaient tous deux, dans chaque main une grenade dégoupillée. Ils virent des Allemands dans les fossés de la route, sur le pont, partout... Des deux mains, ils balancèrent leurs grenades dans le bas. Les Allemands, en panique, firent demi-tour en laissant derrière eux : 9 cadavres autour du pont et de nombreux blessés.

12 août 1944 le groupement Eynard, commandé par le Commandant Roger PLAYE, fait sauter le Pont de la Pierre Taillade lorsqu'une avant-garde cycliste allemande s'y engage. Les Allemands se regroupent au village du Lioran.

13 août 1944 Les Allemands réparent la coupure du pont détruit de la Pierre Taillade avec des troncs de sapins et peuvent reprendre la route Après leur passage, ils détruisirent le pont qu'ils avaient provisoirement rétabli...

 

En ce matin du 12, il apparut que les Allemands se regroupaient vers la sortie du tunnel tandis que nos Compagnies se déployaient "en éventail" de part et d'autre de la vallée, d'une crête à l'autre, à la hauteur de la coupure de la Pierre Taillade.

Nous n'allions pas tarder à comprendre la cause de cette apparente inactivité. Vers 14 heures, trois chasseurs-bombardiers Junker 88 apparurent, venant du Nord. Ils se mirent à mitrailler et à bombarder tout ce qui paraissait bouger dans la vallée et sur les pentes.

 

 

12 août 1944 Vers 14h00, afin d'anéantir la résistance FFI lors des combats du Lioran trois chasseurs-bombardiers Junkers 88 en provenance du Nord, se mettent à mitrailler et à bombarder tout ce qui parait bouger dans la vallée de la Cère et sur ses flancs.

 

 

Nous voici à l'aube du dimanche 13 août, la journée s'annonçait radieuse, les hommes étaient reposés et plein d'allant. Mais ce fut un dimanche tragique, qui fût pour la Compagnie "Bertrand", un terrible jour d'épreuve.

En ce matin du 13, ce sont les Allemands qui reprirent l'offensive avec, à nouveau, l'appui de son aviation. Celle-ci détruisit partiellement les villages de Laveissière et Fraisse-Haut.

Dans la vallée, un peu avant 9 heures, un autocar vint chercher la section "Warluzel". Du cantonnement de La Chevade, par Le Meynial, Laveissière, elle descendit à Fraisse-Haut. Les avions Allemands qui tournaient dans le ciel avaient repéré l'autocar et l'escortèrent.

On retrouve "Bertrand" avec le Commandant OSTERING qui a reçu la direction des opérations dans le secteur. Le Lieutenant était sombre, avait les traits durcis par la fatigue. Depuis sa course dans la nuit, il boitait légèrement.

La section "Warluzel" devait se porter sur la position au dessus du pont de la Pierre Taillade. La place du Lieutenant "Bertrand" était au P.C., mais cette section représentait pour lui, maintenant, toute sa compagnie. Alors, derrière lui, en colonne par un, à cinq mètres d'intervalle, les 30 hommes s'engagèrent sur la route. Les deux avions rodaient toujours.

La section quitta la route, en ordre dispersé, les hommes commencèrent à gravir le talus. Il n'était pas tout à fait 10 heures, quand une fusée rouge lancée par un des avions, tomba sur le pont détruit... Alors, ce fût le drame, atroce, terriblement rapide. Sur ces hommes qui montaient péniblement à découvert, plusieurs mitrailleuses Allemandes, se démasquèrent et fournir un feu nourri, parfaitement ajusté. En 10 secondes, 5 hommes étaient touchés. Le Lieutenant, qui était près à atteindre le couvert, s'y jeta d'un bond. Un volontaire l'imita. Les autres plus près de la route se laissèrent glisser dans le fossé.

"Bertrand" et son compagnon, miraculeusement indemnes, s'abritèrent comme ils purent. Les balles pleuvaient autour d'eux. Les avions continuaient de tourner au dessus de leur têtes, piquaient sur le bois, lâchaient plusieurs chapelés de grenades.

 Plus rien ne bougeait sur le glacis, ni dans le bois. Le feu cessa. "Bertrand examina la situation, elle était terrible mais pas désespérée. Ils auraient pu essayer de fuir, à tous risques vers les crêtes, ou se mettre en boule et rouler jusqu'au fossé. Mais là, tout près, à quelques mètres au dessous de lui, les blessés, ses blessés gémissaient et râlaient. Certains, sans doute, n'étaient que légèrement atteints. "Bertrand" ne se sentit pas le courage de les abandonner. Il leur parla et essaya de les soutenir en attendant des renforts par les hauts

En effet, les camarades étaient déjà en route pour leur porter secours, mais ils n'eurent pas le temps d'atteindre la position. On les rappela

Allemands descendaient en nombre des crêtes et allaient les encercler. On ne pouvait plus rien pour les malheureux, sinon se faire prendre ou mourir avec eux.

"Bertrand" entendant venir vers lui, dans le bois, ceux qu'il croyait être des amis, espérait et dans la même seconde, se vit perdu. Son immense fatigue l'écrasa, il était seul, il renonça et Il ne se défendit pas, peut être pensait-il pouvoir faire encore quelque chose pour ses blessés... Mais les Allemands ne relèvent pas les maquisards blessés, ils les achèvent. Lorsque deux jours plus tard, le médecin du bataillon examinera les six corps des maquisards tombés ce matin là, il trouvera, sans aucune contestation possible, sur deux d'entre eux, les traces accusatrices des balles de petit calibre, tirées à bout-portant dans la tête.

 

A 14 heures, on apprenait de Murat, que les Allemands avaient fait deux prisonniers dont un Officier, le Lieutenant "Bertrand" Raymond SOULAS. Plusieurs tentatives pour le libérer, dont la proposition d'échange contre un Sous-officier Allemand prisonnier, furent tentées sans succès. Il sera déporté fin août à Buchenwald et plus tard, libéré par les Américains en avril 1945.

 

Le 14 août, vers midi, la colonne Allemande, fit à Murat la jonction avec les avant-gardes de la Brigade JESSER.

Dans l'après-midi, ce fut le retour échelonné des Compagnies, leur accueil et leur réinstallation dans leurs cantonnements.

 

Les combats du Lioran durèrent trois jours et trois nuits. Nos Unités rejoignirent leur cantonnement initial, épuisées mais quelque peu aguerries et satisfaites de la mission remplie. Ce même jour, nous apprîmes le débarquement Allié sur les côtes de Provence... La mission, déjà donnée à toutes les Forces Françaises de l'Intérieur, de freiner - à défaut de pouvoir les arrêter - tous les replis des forces Allemandes vers l'Est, allait se trouver amplifiée ! ».

 ICI Le 13 AOUT 1944

 BONA Hugues

 ESCALON Jules

 GOUNY Roger

 LELONG Maurice

 MORVAN Robert

 VALADE René

 

VOLONTAIRES F-F-I

sont Tombés Glorieusement

Pour la Libération de la FRANCE

 

Les FFI obtiennent peu après la capitulation de Rueyres (qui contrôlait l'ensemble hydro-électrique Sarrans-Brommat-Rueyres sur la Truyère). Les prisonniers sont envoyés à l'Aigle.

Les Allemands veulent quitter Saint Flour pour rejoindre Clermont. Plusieurs accrochages ont lieu et coûtent un tué et plusieurs blessés. Le dernier contact se produit à Saint-Poncy.

 Ce sera la dernière bataille Cantalienne.

 

Le 24/08/1944

ci-dessous Citation à l'Ordre des F.F.I.

N°143   AUBIGNAC René       (Groupement EYNARD)

Le chef Militaire des F.F.I. d'Auvergne

P.O. le Chef d'Etat-Major

MORTIER

 

Le 24/08/1944

ci-dessous Citation à l'Ordre des F.F.I.

N°154   2e Section Compagnie BERTRAND  (Groupement EYNARD)

Le chef Militaire des F.F.I. d'Auvergne

P.O. le Chef d'Etat-Major

MORTIER

La 2e section de la Compagnie BERTRAND, comprenait, en Août 1944, les militaires suivants:

Sous/Lieutenant WARLUZEL Chef de Section

Sergent-Chef MARRON Adjoint au Chef

Caporal-Chef Jules ESCALON Mort pour la France (dit FRANCIS)

Caporal-Chef DERIVE

Caporal COUDERT

Volontaires : LAZZAROTO, LOUDIERE, FAUGNER, MORVAN Mort pour la France, LELONG Mort pour la France, BONA Hugues Mort pour la France, AUBIGNAC René, CHAMPEL, RAVEL, BONA  Jean, BERTRAND  Jacques (Prisonnier)

ZUCCA José né le 25/11/1925 à St Julien le Pèlerin (19 ) ,  AVIAS, VESSIER,  VALADE Henri, VALADE René Mort pour la France, FAURE,  BORDES

Chef de Bataillon PLAYE

 DU CANTAL AU LAC DE CONSTANCE

 le livre de chevet de mon père René Aubignac

 

Du Cantal Au Lac De Constance - Journal De Marche Du 1-152 - Juin 1944 - Mai 1945 Commandant ERULIN - Capitaine MAIRAL
Du Cantal Au Lac De Constance - Journal De Marche Du 1-152 - Juin 1944 - Mai 1945 Commandant ERULIN - Capitaine MAIRAL
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 Souvenirs

de

Raymond SOULAS par Raymond SOULAS

 Juin 1944 - Mai 1945

 

 Le camp de concentration nazi de Buchenwald se caractérise par la cruauté de son histoire et par sa spécificité politique.

Pendant huit ans, de juillet 1937 à avril 1945, le système concentrationnaire de Buchenwald exécute, élimine, torture, exploite, affame, déshumanise des centaines de milliers d’hommes, et livre à la postérité ce que l’humanité peut faire de pire et de mieux : des bourreaux qui ont martyrisé les hommes et des héros dont la solidarité a tantôt sauvé, tantôt rendu espoir à une masse humaine anéantie par la vie concentrationnaire.

 

 

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