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      Compagnie Polonaise         Nicolas Rougier         Compagnies Espagnoles

 

 

 

 

 

 Un parcours hors du commun !

Celui du chef de bataillon Nicolas Rougier

 

  Pourquoi et comment est venue l’idée de retracer la carrière exceptionnelle de cet homme d’excellence que fut le Commandant Rougier, ancien Officier d’encadrement d’une unité prestigieuse, le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc ?

 

 Qui était-il ? D’où venait-il ? Qu’avait-il fait ? Quels exploits extraordinaires

avait-il pu réaliser ?

 

Quel lien pouvait-il exister entre lui et le barrage de l’Aigle dans le Cantal ? Quel rapport entre ce vieux soldat de la Coloniale et la résistance, plus particulièrement avec le mouvement clandestin de l’ORA, l’Organisation de Résistance de l’Armée à Clermont-Ferrand ? Pourquoi parler de lui et de son parcours si atypique ? Et bien nous allons le savoir, le découvrir et le partager avec vous.

  Nicolas Balthazard Marius Rougier était originaire du fameux pays de « Pagnol ». Bercé par le chant des cigales, enivré par les senteurs de la garrigue, réchauffé par le soleil de Provence, il avait vu le jour sur les bords de la Méditerranée, dans cette merveilleuse ville de Marseille, où il avait passé les toutes premières années de son son enfance et de son adolescence.

  Il y est né le 14 novembre 1894. Son père Émile Joseph Auguste Rougier et sa mère Marthe Camille Marie Honnorat, demeuraient au 61 boulevard Notre Dame, dans le 2ème canton de Marseille.

 

Emile Rougier, son papa, Capitaine de réserve des Zouaves était négociant en céréales. Il était né le 2 avril 1860 à Marseille où il est décédé le 1er septembre 1923. Le 16 janvier 1894, il avait épousé Marthe Honnorat, née également à Marseille le 9 septembre 1866 et décédée à Paris le 8 mars 1948.

 

  Après des études primaires et secondaires à l’Institut Saint-Ignace et au Lycée de Provence, Nicolas avait travaillé comme employé de commerce. Etait-ce dans le commerce tenu par son père ou ailleurs, nous ne le savons pas ? Toujours est-il qu’à l’âge de ses vingt ans, recensé sous le matricule 1.411, il passait devant la commission de réforme le 17 juin 1914 et était déclaré « ajourné ». Pourtant à la date du 26 octobre 1914 le conseil de révision le plaçait en première partie de la 5ème catégorie sous le motif de « faiblesse », mais le déclarant néanmoins apte pour l’incorporation. La guerre avait déjà débuté depuis plusieurs mois déjà, et la nation avait besoin de tous ses hommes valides.

 

Le 17 décembre 1914, sous le matricule 15.909 il était affecté en qualité de deuxième classe au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale basé à Toulon dans le Var. Sa période d’instruction terminée, c’est au sein de son Corps qu’il rejoint le front où son régiment est engagé en Champagne. Le 4 septembre 1915, dans la Somme, il est blessé par de multiples éclats de grenade. Le 29 septembre suivant, il est nommé Caporal puis Sergent quelques temps plus tard.

 

 Durant ces trois années, il participe au sein de son unité, à toutes les batailles où celle-ci sera engagée, d’abord dans la 2ème Division d’Infanterie Coloniale (Général Mazillier) de 1914 à 1916, puis dans la 16ème Division d’Infanterie Coloniale (Général Dessort) de 1916 à 1917 ; La Champagne, La Somme, Verdun, l’Armée d’Orient où il débarquera à Salonique en Grèce pour être dirigé sur les combats de Macédoine. Il en reviendra néanmoins en mauvaise santé, diminué par des séquelles dues aux conditions de vie déplorables qu’il aura subies dans ces régions insalubres.

 

Toutefois, les qualités de bravoure, d’audace, d’intelligence et de sang-froid qu’il manifestera durant ces années terribles, feront qu’il sera remarqué par ses chefs. Aussi, en février 1917, il rejoint la Métropole et est autorisé à suivre les cours d’élève-officier à Saint-Cyr. C’est ainsi qu’à l’issue de sa formation, le 20 juin 1917, il est nommé Aspirant, puis Sous-Lieutenant à titre temporaire le 29 juin 1917. Le 21 juillet suivant, il est affecté au RICM, le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc, qu’il rejoint au front le 6 septembre 1917. Le 2 août 1918, il sera nommé Sous-Lieutenant à titre définitif jusqu’au 26 mars 1919.

  C’est dans ce régiment mythique au fanion le plus décoré de l’Armée Française qu’il participera en qualité d’officier aux combats de légende que furent ceux de La Malmaison en novembre 1917, de Plessis-de-Roye en mars 1918, de Parcy-Tigny en juillet 1918 et bien d’autres encore. C’est dans ces circonstances, qu’il sera blessé au feu à trois reprises, par éclats d’obus en juin 1917 à Caisnes, en juin 1918 à Coullemont, par balles en août 1918 à Camelin-le-Fresnes. Ses actions d’éclat et ses blessures reçues au combat lui valurent la Croix de Guerre Bronze et Argent avec palmes et quatre citations.

 

 La guerre terminée, sa nomination au grade de Lieutenant à titre définitif lui fut accordée au 26 mars 1919. Le 26 septembre suivant, il était démobilisé et affecté en qualité d’officier de réserve au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale, son unité d’origine. Il déclarait se retirer Traverse de la Marine, quartier Saint-Julien à Marseille, dans le département des Bouches du Rhône.

 

  En 1920, revenu à la vie civile, il se lance dans des activités de commerce industriel mais n’en oublie pas pour autant ses anciens camarades et milite dans des associations d’anciens combattants coloniaux, en mémoire des 15.000 « Marsouins » morts au combat. Entre les deux guerres, il effectue régulièrement des périodes d’instruction. Le 28 mars 1931, il épouse en premières noces Blanche Rose Marguerite Rouit, qui avait vu le jour à Marseille le 2 mai 1905. Elle décédera à Paris le 2 mai 1975. Ils auront 3 fils et deux petits-fils. Le 25 juin 1935, Nicolas Rougier était nommé Capitaine de réserve issu du rang. A ce titre, en 1937, il participe à des périodes de perfectionnement à Carpiagne au RICM et au 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais implanté à Toulon.

 

 A la déclaration de guerre, la seconde malheureusement en moins de deux décennies, le 27 août 1939, Nicolas Rougier était affecté en qualité de Capitaine Adjudant-Major, au 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, dont des bataillons étaient en garnison à Fréjus. Ce régiment dépendant de la 2ème Division d’Infanterie Coloniale (Général Maignan) était placé sous le commandement de l’Armée des Alpes (Général Olry). En juin 1940, ce régiment allait être engagé pour tenter de reprendre la ville de Menton occupée par les Italiens, mais il n’en eu pas le temps, l’armistice étant signée le 25 de ce mois.

insigne régimentaire du 4e RTS
insigne régimentaire du 4e RTS

  Durant la « drôle » de guerre, au début du mois d’avril 1940, le Capitaine Rougier était désigné pour assurer l’encadrement des Compagnies de Travailleurs Étrangers, cela concernait principalement les soldats républicains espagnols réfugiés en France, volontaires provenant des camps d’internement du Sud de la France, ouvriers que l’on destinait à l’effort de guerre en tant que « prestataires militaires ».

 

  L’imminence de l’engagement armé avec l’Allemagne étant proche, le 25 avril 1940 le Capitaine Rougier était désigné afin de poursuivre ses services en Afrique Occidentale Française, avec un embarquement pour l’Afrique à partir de Marseille le 25 mai suivant. C’est le 3 juin 1940, alors que l’offensive allemande battait son plein, qu’il quittait le territoire pour rejoindre Dakar, afin d’y recruter des Tirailleurs Sénégalais destinés à renforcer le front.

 

  Le 25 juin 1940, l’armistice signé, le pays occupé et scindé en deux parties, les troupes démobilisées et les unités dissoutes, Nicolas Rougier se retrouvait bloqué en Afrique. Il ne regagna la France qu’à la fin de l’année, en octobre 1940. En juin puis en juillet 1941, après un passage devant la commission de réforme, il est proposé pour un maintien en activité dans les cadres de l’Armée. C’est dans ces conditions, qu’il se retrouve à nouveau affecté à l’encadrement des Groupements de Travailleurs Étrangers.

4e régiment de tirailleurs sénégalais
4e régiment de tirailleurs sénégalais

 A l’automne 1941, le voilà installé à Clermont-Ferrand, suppléant du Colonel Thomas, commandant le Groupement n° 1 de la Main d’œuvre Étrangère pour l’Auvergne, organisme qui englobe les départements du Puy-de-Dôme, de l’Allier, de la Loire, de la Haute-Loire, de la Creuse et du Cantal. Tout en étant l’adjoint du Colonel Thomas, le Capitaine Rougier se retrouve placé à la tête du Groupe de dépôt central de passage et d’affectation pour la Région, le GTE n° 662 implanté à Manzat dans le Puy-de-Dôme. Un poste essentiel qui supervise tous les autres groupements ne serait-ce que pour leur approvisionnement en logistique.

 

  Nicolas Rougier ne peut accepter la défaite. Après avoir combattu l’Allemand durant quatre ans lors du premier conflit, il ne peut à nouveau se résigner à voir la « barbaresque teutonne » fouler le sol de la patrie.

 

 Dès le début de l’année 1941, il prend contact avec des anciens de la Coloniale, Officiers comme Sous-Officiers. Beaucoup sont encore en activité dans l’Armée d’Armistice. Les prémices des premiers liens et réseaux de résistance se tissent. En novembre 1942, après l’invasion de la zone libre par la « soldatesque nazie », il ne peut en supporter plus et s’engage carrément dans l’opposition clandestine à l’occupant et au gouvernement de Vichy.

 

 C’est à partir de cet instant, qu’il va jouer un double jeu qui peut s’avérer mortel pour lui s’il est démasqué. Tout en assurant ses tâches et sa responsabilité de commandement, de contrôle et de surveillance des structures de travailleurs étrangers sur le territoire de l’Auvergne, obéissant ainsi scrupuleusement aux ordres de Vichy, il entame un travail de sape interne qui va permettre à la résistance intérieure de préparer les actions futures de la libération.

 Tout d’abord, avec d’autres agents de son entourage, il intègre sur la région de Clermont-Ferrand, le réseau clandestin « Mithridate ». Ce réseau constitué d’environ 2.000 agents agit secrètement et principalement en France, en Belgique et dans le Nord de l’Italie. Il a été créé en 1940 par Pierre Herbinger et est placé sous le contrôle opérationnel du service secret britannique MI.6. Il passera en 1942 sous la responsabilité du BCRA de la France Libre. Il s’agit d’un réseau de renseignements militaires destiné à préparer et faciliter les opérations futures lors du débarquement allié. 127 de ces agents secrets seront tués, assassinés ou fusillés, souvent après avoir été affreusement torturés, et 208 déportés en Allemagne, dont certains ne reviendront pas.

 

Le Capitaine Rougier entretient des contacts étroits avec les Officiers de l’Armée d’Armistice dissoute, qui ont choisi eux aussi d’entrer dans la résistance, en intégrant l’ORA, l’Organisation de la Résistance de l’Armée, dont les principaux chefs sont installés à Clermont-Ferrand et aux alentours. Il noue aussi des liens avec le réseau « Alibi » dirigé par le Colonel Georges Charaudeau alias « Chambon », qui comptera près de 500 agents dont 28 seront fusillés ou morts en déportation. Ce réseau comme « Mithridate » dépendra des MI.5 et MI.6 britanniques avant d’être transféré au BCRA du Général de Gaulle. Il engage aussi des relations discrètes avec les MUR, Mouvements Unis de la Résistance, que dirigent le docteur Henri Ingrand dit « Rouvre » et le colonel Émile Coulaudon dit « Gaspard » chef de l’Armée Secrète. Ses nombreux déplacements dans la région, sous couvert de ses fonctions de chef-adjoint des groupements de travail, lui permettent d’observer et de recueillir le maximum de renseignements sur la nature des troupes d’occupation, l’identification des unités présentes, leurs lieux de cantonnement, leurs secteurs d’opérations, leurs effectifs, leur armement, le niveau et la qualité d’engagement des adversaires, leurs mouvements, etc.

 

 En 1943, les Groupements de Travailleurs Étrangers sur le territoire regroupaient 37.000 hommes dont 31.000 Espagnols, alors que 26.000 d’entre eux étaient employés sur les chantiers de l’organisation Todt. On y trouvait aussi des Hongrois, des Polonais, des Belges, des Russes, des Luxembourgeois, des Hollandais, des Juifs et d’autres nationalités. Les activités politiques de ces réfugiés se sont développées ; socialistes, communistes et anarchistes d’Espagne se sont réorganisés et ont pu tenir des réunions. Dans certains groupements, des familles entières étaient présentes avec femmes et enfants. En Auvergne, on comptait plusieurs dizaines de groupements employant plusieurs milliers de réfugiés, Espagnols pour la plupart, en partie dans l’agriculture, mais principalement dans les sites industriels et miniers.

 

Nous avons pu reconstituer la liste complète et détaillée de ces groupements répartis dans les quatre départements de la région Auvergne à laquelle étaient rattachés ceux de la Loire et de la Creuse.

 

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle

 

 État des Groupements de Travailleurs Étrangers

en Région Auvergne

pour la période de 1941 à 1944

 

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle

 

 

 

 

Département de l’Allier

 

 

GTE n° 91 :

Responsable : De Montjoye

Implantation : Saint-Pourçain sur Sioule, La Ferté Hauterive, Camp Saint-Loup

Effectifs : 634 + 170 + 242 + 40

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture (429)

Artisanat (17)

Bûcheronnage (103)

Mines (12)

Entretien d’artillerie

Manutention des munitions (37)

 

GTE n° 142  :

Responsable : Cazalas

Implantation : Vallon-en -Sully

Effectifs : 23 + 211 + 242

Nationalité : Espagnols

Travaux : Groupe vétérinaire (23)

Agriculture (211)

Bûcheronnage (242)

 

GTE n° 951  :

Responsable : Non connu

Implantation : Les Bournets de Chirat, Louroux de Bouble, Saint-Babel

Effectifs : 327 + 172 + 148

Nationalité : Polonais

Travaux : Agriculture (75)

Bûcheronnage (56)

Mines (119)

Industries (40)

 

GTE n° 527  :

Responsable : Non connu - (École des cadres surveillants)

Implantation : Saint-Pourçain sur Sioule

Effectifs : 145

Nationalité : Espagnols

Travaux : Non communiqué

 

 

 

 

 Département de la Creuse

 

 

 

GTE n° 420 :

Responsable : Non connu

Implantation : Guéret, Camp du clocher

Effectifs : 219 + 177

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture

Routes

Artisanat

 

GTE n° 642 :

Responsable : Non connu

Implantation : Truffy, Eymoutiers, Faux-la-Montagne

Effectifs : 221 + 194

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture

Bûcheronnage

Carrières

Charbonnage

 

GTE n° 863 :

Responsable : Non connu

Implantation : Guéret, Camp du Clocher

Effectifs : 174 + 158

Nationalité : Polonais

Travaux : Agriculture

Mines

 

 

 

 

Département du Cantal

 

 

 

GTE n° 401 :

Responsable : Jean Serrero (Responsable de l’Armée Secrète pour le Cantal en 1944)

Implantation : Laroquebrou, Le Mespouilhes, Saint-Flour

Effectifs : 355 + 470 + 70

Nationalité : Espagnols

Travaux : Barrages

 

GTE n° 417 :

Responsable : Brussaux

Implantation : Aurillac, Saint-Flour

Effectifs : 405 + 175

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture (111)

Bûcheronnage (165)

Mines (17)

Industries (29)

Barrages (231)

Routes – Ponts

 

GTE n° 431 :

Responsable : Thepin

Implantation : Mauriac

Effectifs : 335

Nationalité : Espagnols

Travaux : Barrages

 

GTE n° 664 :

Responsable : Non connu

Implantation : Mauriac

Effectifs : 177 + 47

Nationalité : Palestiniens (juifs)

Travaux : Agriculture

Bûcheronnage

Barrages

Artisanat

Entreprises privées

Défrichement

 

GTE n° 864 :

Responsable : Guiraud

Implantation : Mauriac

Effectifs : 116

Nationalité : Polonais

Travaux : Agriculture (11)

Bûcheronnage (75)

 

 

 

 

Département de la Haute-Loire

 

 

 

 

GTE n° 139 :

Responsable : Ferrié

Implantation : La Chaise-Dieu, Château de Mons

Effectifs : 183 + 268 + 228

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture

Bûcheronnage

Charbonnage

Forestage

 

GTE n° 190 :

Responsable : De Vasselot de Règne

Implantation : Lavoute sur Loire, Paulhaguet, Mazernt, Chassagnes, Armandon,

Monlet, Aubazat, Arlet

Effectifs : 212 + 249 + 316

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture (144)

Bûcheronnage (56)

Mines (4)

Industries (77)

 

 

 

 

Département de la Loire

 

 

 

GTE n° 21 :

Responsable : Non connu

Implantation : L’Arsenal de Mably, Renaison, Roanne

Effectifs : 238 + 177

Nationalité : Espagnols

Travaux : Manipulation d’armements et munitions

Entretien des matériels d’artillerie et parc automobiles

Manipulation de subsistances, vivres et fourrages

Régie de transports départementaux

Entretien de voiries

Agriculture

Travaux forestiers

 

GTE n° 68 :

Responsable : Non connu

Implantation : Boën, Chalmazel, Bouthéon, Chevrières

Effectifs : 167 + 100

Nationalité : Espagnols

Travaux : Entretien des ponts et chaussées

Entretien des voiries forestières et d’altitude

Aérodrome de Bouthéon

Agriculture

 

GTE n° 74 :

Responsable : Non connu

Implantation : L’Arsenal de Roanne, Saint-Etienne

Effectifs : 265

Nationalité : Espagnols (224)

Polonais (41)

Travaux : Agriculture

Mines de charbon

Industries

 

GTE n° 191 :

Responsable : Non connu

Implantation : Saint-Bonnet-le-Château, Feurs, Estivareilles

Effectifs : 230 + 204

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture

Bûcheronnage

Charbonnage

Industries

 

GTE n° 661 :

Responsable : Non connu

Implantation : Saint-Martin-d’Estreaux, Sail-Les-Bois, Ailleux

Effectifs : 142

Nationalité : Espagnols

Travaux : Entretien ponts et chaussées

Bûcheronnage

Charbonnage

Agriculture

Écorçage de chênes

 

 

 

 

Département du Puy de Dôme

 

 

 

 

GTE n° 001 :

Responsable : Chaudron

Implantation : Le Mont-Dore

Effectifs : 84

Nationalité : Polonais

Travaux : Agriculture (7)

Mines (2)

Industries (6)

Divers (45)

 

GTE n° 002 :

Responsable : Lesbonne

Implantation : Châteauneuf-Les- Bains, Saint-Gervais d’Auvergne

Effectifs : 145

Nationalité : Belges, Hollandais, Luxembourgeois

Travaux : Agriculture (15)

Industries (13)

Non affectés - (105 intellectuels...)

 

TEV n° 002 :

Responsable : Sabourdy

Implantation : Manzat

Effectifs : 28

Nationalité : Volontaires toutes nationalités

Travaux : Agriculture (4)

Mines (1)

Bûcheronnage (3)

Artisanat rural (3)

Industries (8)

 

GTE n° 191 :

Responsable : Boysset

Implantation : Lac de Chambon, Murols, Champeix, Parent-Coudes

Effectifs : 173

Nationalité : Espagnols

Travaux : Eaux et Forêts (143)

 

GTE n° 193 :

Responsable : Non connu

Implantation : Ambert, Cunlhat, Chambon, Saurier

Effectifs : 264 + 244

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture, Industries

 

GTE n° 414 :

Responsable : Non connu

Implantation : Châteauneuf-Les Bains, Saint-Gervais-d’Auvergne, Saint-Ours-Les-Roches

Effectifs : 184 + 190

Nationalités : Espagnols (190)

Belges, Hollandais, Luxembourgeois

Travaux : Agriculture (52)

Bûcheronnage (24)

Industries (64)

Manutention de munitions

Chargement de wagons

 

GTE n° 520 :

 Responsable : Non connu

Implantation : Pontaumur, Les Ancizes, Miremont, Landogne, Combrailles

Effectifs : 183 + 127

Nationalité : Espagnols

Travaux : Agriculture (43)

Bûcheronnage (71)

Charbonnage

Débardage

Moissonnage

 

GTE n° 521 :

Responsable : Levy

Implantation : Issoire, Youx, Courgoul, Saint-Eloy-Les-Mines

Effectifs : 132 + 194 + 159

Nationalité : Espagnols

Travaux : Eaux et forêts (119)

Agriculture

Moissonnage

 

GTE n° 662 :

(Groupe de dépôt central de passage et d’affectation)

 

Responsable : Rougier (FFC/FFI - Membre du réseau britannique Mitridhate)

Implantation : Manzat, Billom, Vic-Le-Comte, Groslier, Châtel-Guyon, Le Chaix

Serbannes, Saint-Gervais d’Auvergne, Châteauneuf-Les-Bains

Effectifs : 1.161 + 295 + 84 +317 + 107

Nationalité : Espagnols, Suisses, Belges, Luxembourgeois, Divers

Travaux : Agriculture (538)

Artisanat (34)

Bûcheronnage (276)

Mines (95)

Industries (114)

Parc automobile (45)

Peloton Hors Rang

Charbonnage

Chantiers ruraux

Carrières

Entreprises privées

 

GTE n° 663 :

 

Responsable : Non connu

Implantation : Crevant-Laveine, Randan, Les Martres sur Morge, Courgoul

Saint-Babel, Ardes sur Couze, Chidrac

Effectifs : 193 + 352

Nationalité : Espagnols (249)

Polonais (103)

Travaux : Agriculture

Travaux forestiers

Routes et carrières

 

GTE n° 666 :

Responsable : Non connu

Implantation : Châtel-Guyon, Riom

Effectifs : 58

Nationalité : Espagnols

Travaux : Groupe de ravitaillement régional

Cordonnerie

 

GTE n° 667 :

Responsable : Non connu

Implantation : Billom, Vertaison

Effectifs : 40

Nationalité : Espagnols

Travaux : Groupe automobile spécialisé

 

 État des Groupements de Travailleurs Étrangers

en Région Auvergne

pour la période de 1941 à 1944

 

Espagnols : 11436 Personnes

Polonais : 1242 Personnes

Palestiniens (Juifs): 224 Personnes

Belges : 145 Personnes

Volontaires: 28 Personnes

Autres : Suisses, Luxembourgeois, Hollandais

 

Total : 13115 Personnes

 

Mais revenons en au Capitaine Rougier. Comme nous l’avons expliqué plus haut, la particularité de son affectation au GTE 662 résidait dans le fait que ce groupement était à caractère inter-régional puisqu’il rayonnait sur 6 autres départements. Sa responsabilité était d’assurer la réception, l’affectation, le contrôle, la surveillance, le suivi, et la logistique de tous les travailleurs étrangers qui étaient dirigés sur les divers groupements de l’Auvergne. C’était une formation à structure militaire avec un peloton hors rang, mais disposant surtout d’un parc automobile comprenant motos, voitures et camions, avec s’il vous plaît, chauffeurs et mécaniciens. Un avantage certain pour le Capitaine Rougier qui allait exploiter au mieux de ses capacités cet avantage comme nous allons le voir.

Déjà en 1940, alors qu’il était affecté aux Compagnies de Travailleurs Étrangers, il avait été confronté à la réalité des différentes cultures de ces réfugiés avec lesquels il allait travailler, et il avait donc pu mesurer toute l’étendue de leur désespoir, de leur état d’esprit et de leur mentalité. Ce n’était pas pour lui une découverte, car ancien sous-officier et officier des régiments coloniaux, il avait été au contact des soldats étrangers servant dans ces unités, tels que les Tirailleurs Sénégalais, les Malgaches ou les Somalis. Cette connaissance profonde et cette empathie qu’il avait de « l’Autre » allait concerner surtout en premier lieu les Espagnols et les Polonais.

 

Les immenses qualités humaines de cet homme que l’on pourrait résumer ainsi, son charisme, sa jovialité, son dévouement, son énergie, sa générosité, sa franchise, son courage, son désintéressement, sa sincérité, cet amour de la vie et de la patrie, cette faconde Marseillaise, en faisaient une personnalité marquante pour beaucoup de ses interlocuteurs. Personnalité si attachante, qu’il inspirait une confiance réciproque et sans limite à tout ceux qu’il allait entraîner dans l’aventure de la résistance et de la libération, ces fameux réfugiés espagnols et polonais qui avaient senti en lui l’essence d’un vrai chef.

 Ses premières actions de résistance vont consister tout d’abord à fabriquer de faux documents, cartes et certificats de travail pour tous ceux qui sont recherchés, des juifs, des anti-fascistes, des résistants, puis à partir de 1943 des réfractaires au STO, qu’il va camoufler et diriger sur des chantiers en leur délivrant de faux papiers d’identité.

 

Par l’intermédiaire d’autres réseaux d’évasion tel le réseau « Maurice » ou « Marco-Polo »,

 

, il va permettre l’organisation de passages clandestins vers l’Espagne, de nombreux officiers et sous-officiers démobilisés souhaitant rejoindre la France Libre ou l’Afrique du Nord, ainsi que des spécialistes belges, polonais, tchèques, hollandais, luxembourgeois, etc.

 

Il aura contribué à protéger des centaines de gens en fuite, de l’arrestation, de la mort ou de la déportation. Jamais on ne pourra recenser tous ceux qui lui doivent la vie, des israélites, des évadés, des personnes condamnées à mort, persécutées ou recherchées par la Milice ou la Gestapo, des résistants qu’il faut déplacer car « grillés » dans leur région, etc.

Les renseignements qu’il obtiendra sur l’occupant lors de ses déplacements dans la région, seront transmis soit par des agents de son réseau, soit par les autres réseaux de l’ORA ou des MUR, de diverses manières possible, avion, bateau, passeurs, ou radio, le réseau « Alibi » possédant quant à lui plus d’une dizaine d’émetteurs-récepteurs.

 

La plupart des Espagnols présents dans la région Auvergne durant cette période sont estimés à environ neuf ou dix mille personnes. La majorité sont d’obédience libertaire et peu enclins à rejoindre le mouvement de l’UNE, émanation du Parti Communiste Espagnol. Leur priorité est la poursuite du combat en Espagne et le chute du franquisme. Ils ne souhaitent pas au départ rejoindre les mouvements de résistance et prendre part aux combats contre l’occupant allemand, ce n’est pas leur priorité. Il s’agit d’abord pour eux de restructurer leurs mouvements anarchisants de la CNT et de la FAI éclatés depuis la guerre civile et la « Retirada ».

 

 Ce n’est pas le cas du Parti Communiste Espagnol, inféodé à Moscou, qui bien qu’étant minoritaire dans ces départements, décide de s’engager dans la lutte armée contre les Allemands et le régime de Vichy, ceci dès l’invasion de l’Union Soviétique le 22 juin 1941. Il créé l’Union Nationale Espagnole destinée à fédérer les Espagnols de toutes obédiences politiques confondues pour en faire un grand mouvement d’opposition et de combat anti-fasciste. En fait on n’y retrouvera qu’une majorité de militants communistes prêts à mener le maximum d’actions de guérilla contre l’occupant. D’un courage, d’une détermination et d’une volonté sans failles, ils démontreront leur nuisance et leur efficacité envers l’occupant.

 

D’autres, individuellement ou en petits groupes, républicains, socialistes, démocrates, anarchistes, marxistes, rejoindront soit les maquis de l’Armée Secrète, soit ceux des Francs Tireurs et Partisans du Front National, émanation du Parti Communiste Français, au sein de la Main d’œuvre Immigrée.

 Enfin, les militants anarchistes espagnols se fédéreront au sein de la nouvelle Confédération Nationale du Travail réorganisée en France dont les principaux responsables délégués étaient repliés sur le chantier du barrage de l’Aigle dans le Cantal. Ils seront environ 2.000 militants recensés à la fin de la guerre, dont trois cent d’entre eux constitueront les maquis anarchistes du Puy Violent, au sein du bataillon « Didier » de l’ORA sous les ordres du Commandant André Decelle, avec à leur tête les Capitaines Juan Montoliu-Del-Campo et Manuel Barbosa-Giro.

 

 Quel rôle, le capitaine Rougier a-t-il joué dans cette montée en puissance de la participation des étrangers dans la résistance ? Son autonomie et sa liberté d’action, ainsi que sa mise à disposition de moyens automobiles, lui permettaient de circuler à son gré dans toute la région Auvergne. Accompagné de son chauffeur espagnol, un nommé Zaldivar, militant communiste espagnol, il pouvait, lors de ses déplacements et contrôles des GTE entrer en contact par son intermédiaire avec les responsables clandestins de l’UNE ou des FTP. C’était là l’occasion d’adhérer ces étrangers à une cause commune et de structurer leur participation au sein des forces de la résistance.

 

  Le concours qu’il a apporté aux résistants espagnols a permis la constitution de plusieurs maquis, dont celui du viaduc des Fades sur la commune de Saint-Gervais d’Auvergne qui comptait une trentaine d’espagnols, répartis dans des groupes de choc. Il pouvait s’agir de soutiens logistiques, nourriture, vêtements, couvertures, mobiliers, outils, de la fourniture de faux papiers d’identité, de la communication de renseignements, de l’échange d’informations et de contacts avec les autres mouvements ou maquis, etc. Les familles espagnoles installées à Manzat et à Riom dans le 662ème GTE et sollicitées par Rougier, apportaient également leur aide en cachant et ravitaillant ces maquisards.

  Créée à partir d’éléments précurseurs communistes venant de La Roquebrou dans le Cantal, fut constituée la 27ème Division de Guérilleros Espagnols, qui dirigea jusqu’en juin 1944 sur les cinq départements de l’Auvergne toutes les opérations de sabotage et de lutte armée contre l’occupant et les forces de police de Vichy. Cette division dépendait du 14ème Corps de Guérilleros Espagnols qui englobait trente et un départements de la zone Sud répartis dans sept divisions. Trois responsables espagnols se succédèrent à la tête de cette 27ème division ; le commandant Gomez jusqu’en mai 1943, le commandant Oceja jusqu’en janvier 1944 et le commandant Ortega jusqu’en juin 1944. Date à partir de laquelle, cette unité a intégré les Forces Françaises de l’Intérieur sous le commandement unique du Colonel « Gaspard » (Émile Coulaudon) chef de l’Armée Secrète en Auvergne.

 

Au sein de cette 27ème division, dans la Loire et la Haute-Loire, fut créée la 16ème Brigade de Guérilleros Espagnols sous les ordres du commandant Rufino Bastian, la 22ème Brigade de Guérilleros dans l’Allier sous les ordres du Commandant Dalmacio, et enfin un compagnie dans le Cantal et un seconde dans le Puy-de-Dôme. Le Capitaine Rougier entretenait nécessairement des rapports étroits avec tous les responsables de ces unités, tant françaises qu’étrangères, réparties dans de nombreux maquis de la région.

   C’est à partir du mois de juin 1943 à la suite d’une trahison, que des menaces graves vont peser sur le Capitaine Rougier et de nombreux responsables de réseaux. Au cours de ce mois, un membre du réseau « Mithridate » de Rennes, Georges Ledanseur, ainsi que son frère Claude et les frères Bouillon, vont travailler au profit des Allemands. En effet, retournés par le Lieutenant Goetz du Sipo-SD de Paris, ces traîtres (certains seront fusillés à la libération) vont fournir aux occupants des rapports détaillés sur les responsables et les activités du réseau auquel ils appartiennent. Le réseau breton sera démantelé dans les semaines qui suivront.

 

 Des renseignements sont transmis au responsable du SD à Vichy, le Capitaine SS Alsacien Hugo Geissler, chef de la Gestapo pour la zone Sud, qui sera abattu à Murat le 12 juin 1944 par des maquisards de l’AS. Celui-ci apprend que deux agents du réseau « Mithridate », le Lieutenant Henri Giroux et l’étudiant Ernest Ungerer, doivent quitter Clermont-Ferrand pour rejoindre Rennes, afin d’y réorganiser le réseau breton dont les membres avaient été arrêtés dans cette ville par la police secrète allemande.

 

  Courant septembre, durant leur voyage de Clermont-Ferrand à Rennes, ces deux hommes sont interceptés en gare de Vichy et appréhendés. Ces deux résistants mis au secret, furent martyrisés, roués de coups, torturés durant de nombreux jours pendant leur interrogatoire. Sous la douleur, ils furent contraints de reconnaître leur appartenance au réseau, et dénoncer contre leur gré, les noms de nombreux responsables de ce réseau et des mouvements de résistance des MUR et de l’ORA avec lesquels ils étaient en contact. La chasse à l’homme pouvait commencer..

   Le 1er octobre suivant, le KDS de Vichy organise une vaste opération d’arrestations sur Clermont-Ferrand et d’autres lieux dans la région. De nombreux Officiers généraux, supérieurs et subalternes, ainsi que des Sous-Officiers de la 13ème Région Militaire, anciens de l’armée d’armistice, tous soupçonnés de faire partie de l’ORA, sont appréhendés et conduits à la prison militaire du 92ème RI, où ils sont questionnés avec violences. Torturés pour la plupart, certains seront fusillés ou assassinés dans les semaines et les mois qui suivent, d’autres dans leur grande majorité, déportés en Allemagne d’où le plus grand nombre ne reviendra pas. Leurs noms sont connus ; Frère, Verneau, Boutet, Madeline, de la Blanchardière, Perny, de Cugnac, Alloin, Choppin, Reiss Waag, Vogel, Marzloff, Rumen, Peupion, etc.

 

  Début octobre 1943, l’état-major de l’Organisation de Résistance de l’Armée pour la zone Sud et la région Auvergne est décapité. Pratiquement tous les contacts avec les autres mouvements et réseaux sont rompus. Mais un autre événement va malheureusement précipiter les choses. Le 10 octobre suivant, le responsable du réseau « Mithridate » pour la zone sud, André Aalberg dit « Dieudonné », est arrêté dans Clermont-Ferrand. Il tente de s’enfuir mais est grièvement blessé par balles durant la poursuite. Il décédera le 14 octobre sans avoir parlé. Néanmoins, les renseignements acquis antérieurement par la Gestapo permettront de nouvelles et nombreuses arrestations des membres de ce réseau dans toute la zone Sud.

 

  Désormais sur ses gardes, c’est à partir du mois de novembre 1943, que le Capitaine Rougier sent l’étau se resserrer autour de lui. Il doit faire preuve à tout moment d’une grande vigilance et d’une extrême prudence, raréfier ses déplacements et limiter ses contacts. Dorénavant les polices allemandes et françaises, ainsi que la Milice, le suspectent d’apporter son aide à la résistance. Début 1944, recherché, la pression et les menaces se faisant trop fortes, il entre dans la clandestinité et rejoint les maquis du Puy-de-Dôme, de l’Allier et du Cantal.

   Secrètement, il continue à rassembler mais de façon clandestine le plus grand nombre d’étrangers à partir des Groupements de Travailleurs pour constituer des compagnies et des bataillons de volontaires, principalement chez les Espagnols mais également chez les Polonais. Pour cela, il noue des relations étroites de confiance avec d’anciens officiers de l’armée polonaise, dont le Colonel Janusz Gorecki, représentant des Polonais dans les GTE. A l’issue de pourparlers auxquels participe Nicolas Rougier, le Colonel Gorecki accepte in fine de mettre à la disposition du Colonel Émile Coulaudon, chef des FFI pour l’Auvergne, près de 3.000 ouvriers polonais, qui seront destinés à armer des bataillons, des compagnies et des groupes de combat, unités qui seront mobilisées dès les premiers jours de la libération à venir.

 

   C’est ainsi qu’à Mauriac, dans le Cantal, à partir du GTE 417 qui fournit les ouvriers du barrage de l’Aigle, est constitué le 4ème Bataillon polonais « Lwow » d’un effectif de 400 hommes, sous les ordres du Capitaine Alfred Theuer. La 4ème compagnie de 185 hommes de ce bataillon est aux ordres du Lieutenant Kerwiak. L’ensemble de ce bataillon de volontaires étrangers est placé sous le commandement du Capitaine Rougier, désormais officier homologué au sein des Forces Françaises de l’Intérieur, lui-même aux ordres de l’état-major FFI du Colonel Fayard dit « Mortier », chef de l’ORA pour l’Auvergne.

 

  A l’été 1944, la montée en puissances des unités FFI, nécessite de restructurer et d’organiser au mieux, les maquis éphémères en groupements de marche, quelque que soient les origines de ces combattants (ORA – AS – FTP – MOI – GTE - GE). Il faut compléter en effectifs des groupements et compagnies en cours de constitution, un peu partout sur le territoire de la région R6. Pour cela, à l’issue de négociations et d’accords avec l’état-major FFI du Colonel Fayard, le Capitaine Rougier accepte d’abandonner le commandement de son bataillon polonais et de le transmettre au profit du commandant Decelle, le groupement de marche « Didier » du barrage de l’Aigle. Le Capitaine Rougier poursuit son activité auprès des unités espagnoles jusqu’à la libération du pays et la victoire finale.

   A un moment donné, le bataillon « Didier » se trouvant en sur-effectifs de plus de mille hommes, la compagnie nord-africaine du Capitaine Gouy et les deux compagnies polonaises, celles du Capitaine Theuer et du Lieutenant Kerwiak, sont rattachées aux groupements « Eynard » du Commandant Playe et

« Renard » du commandant Thollon. Ces unités participeront à tous les combats pour la libération de l’Auvergne et bien au-delà.

 

   Jusqu’à la capitulation allemande le 8 mai 1945, le chef de bataillon Rougier poursuit son effort pour recruter et constituer des unités de volontaires étrangers qui seront intégrées au fur et à mesure de leur création aux armées françaises. Le bilan de son action à l’issue de cette période de la résistance et de la libération est le suivant ; quatre citations et une promotion au grade d’officier de la Légion d’Honneur. Le 25 juin 1945 il est nomé Chef de Bataillon au titre de la réserve, pour accéder ultérieurement le 4 mai 1951 à l’honorariat. Ce n’est pas rien. La paix retrouvée, à partir de l’automne 1945, il dirige la mission « ROCCA », chargée du rapatriement et du tri des personnes étrangères déplacées, déportées, internées, apatrides, ou sans nationalité connue. Une tâche à la hauteur de son engagement et du don de soi qu’il affichait partout et dont il rayonnait tellement. Cette mission terminée, en 1947, il est affecté à Paris, au Ministère du Travail, où de hautes fonctions lui sont confiées. L’année suivante, il est invité à occuper un important poste à responsabilités à l’Office National d’Immigration, nouvelle tâche dont il s’acquitte avec succès jusqu’à la fin de l’année 1949. En effet, en décembre 1949, à l’âge de 55 ans, il demande à être maintenu dans les cadres, mais malheureusement, compte tenu de son âge il est invité à faire valoir ses droits à la retraite avec une pension d’invalidité de guerre temporaire de 25 pour cent. C’est en 1950, qu’il quitte définitivement le service actif pour profiter enfin d’une retraite tellement méritée. Mais nous savons ce qu’il en fut par la suite…

   Sa vie c’était l’Armée. Son berceau c’était la Coloniale. Ses racines c’était le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc. Glorieuse unité à laquelle il rendait de fréquentes visites. Jusqu’à sa disparition le 7 décembre 1996, alors âgé de 102 ans, le chef de bataillon Nicolas Rougier, figure emblématique du courage et de la résistance, homme de cœur et d’engagement, n’a eu de cesse que de transmettre aux jeunes générations cette flamme propre à tous les combattants de la Liberté. « Immortel » aux yeux des jeunes « Marsouins », il reste un exemple pour toute une jeunesse inspirée à servir sans égal le drapeau de ce superbe pays qu’est le nôtre.

 

Pour clore cette extraordinaire épopée d’un homme hors du commun, rappelons que souvent présent durant sa retraite auprès des hommes de son magnifique Régiment pour leur transmettre cette fibre patriotique qui l’habitait, il avait aussi assumé de nombreuses activités bénévoles que l’on peut citer ainsi. Tout d’abord en 1951, il devient secrétaire général de la Fédération Nationale des Anciens des Troupes de Marine. En 1954, il occupe le poste de secrétaire général de l’Association Nationale des Anciens du RICM avant d’en devenir le président en 1958. Il s’emploie sans compter dans l’association qu’il avait fondé afin d’apporter aide et assistance aux vaillants tirailleurs africains et malgaches qui avaient servi la France, l’Union Fraternelle des Anciens Combattants d’Expression Française (UFACEF). La volonté et la pugnacité qu’il déploie pour augmenter le rayonnement de son régiment, le rapproche de l’Office National des Anciens Combattants, du Souvenir Français et de nombreuses municipalités, dans un seul but, se faire bâtisseur. C’est ainsi que par sa détermination hors du commun, il parviendra à faire édifier des monuments à la gloire du RICM, dans de nombreuses communes un peu partout en France ; Monts-de-Choisy, Seppois-le-Bas, Châteauneuf-en-Timerais, Plessis-de-Roye, la Nartelle, Cuts, Parcy-Tigny

 

   Avec 14 titres de guerre, les états de service impressionnants de Nicolas Rougier peuvent témoigner du caractère exceptionnel de son engagement et de la ferveur avec laquelle il aura servi les armes de la France.

- Commandeur de la Légion d’Honneur

- Grand Officier de l’Ordre National du Mérite

- Croix de Guerre 1914-1918 avec 4 citations

- Croix de Guerre 1939-1945 avec 5 citations

- Médaille de la Résistance avec rosette

- Croix du Combattant Volontaire 1939-1945

- Médaille du Combattant Volontaire de la Résistance

- Médailles commémoratives des combats de 1914 - 1915 - 1916 - 1917- 1918

(Champagne – la Somme – Verdun – l’Orient – Plessis de Roye – la Malmaison – Parcy Tigny)

- Officier de l’Ordre National du Mali

- Décorations de Belgique, du Luxembourg, de Pologne, des Pays-Bas, des États Unis

- Commandeur des Ordres Nationaux du Gabon, de Centre Afrique, de Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal, de Haute Volta, etc.

 

Reprenons les propos que le Commandant Rougier tenait à l’intention des jeunes recrues de son légendaire Régiment, mais aussi aux cadres, Officiers comme Sous-Officiers, sur le « fluide mystérieux », cette flamme qui soudait entre eux tous les hommes de cette unité foncièrement à part et qu’il définissait ainsi ; « Quelle est donc cette flamme et quelle en est la mystique ? C’est la volonté de vaincre et le goût de l’effort ! C’est l’exaltation de l’esprit de devoir et de sacrifice ! C’est l’attrait de la compétition et du surpassement ! C’est une confiance réciproque entre cadres et troupe ! C’est la fierté de servir un Drapeau sans égal ! ».

 

 

 C’est le 12 décembre 1996, que les ultimes honneurs militaires lui furent rendus dans la grande cour d’honneur des Invalides. Avec l’aura d’un si glorieux combattant de 14-18 et d’un résistant engagé de la première heure en 39-45, quoi de plus évident qu’il soit honoré dans ce lieu tant symbolique. Le Général de Division Jean-Gabriel Collignon, président de l’association « ANARICM », fit un éloge funèbre à la hauteur de l’homme qui reposait devant lui. Et quel sentiment de fierté pour tous ces hommes du « Régiment d’Infanterie-Chars de Marine » sur les rangs qui présentaient les armes à ce gisant hors du commun.

 

Gardons le souvenir du Chef de Bataillon Nicolas Rougier, comme celui d’un homme d’exception épris de justice et de liberté. Rayonnant d’une chaleur humaine et d’une grandeur d’âme sans pareil, il aura marqué à tout jamais l’esprit de ceux, français comme étrangers, qui l’auront approché et apprécié pour ce qu’il était, c’est à dire un « Exemple » !

 

Hommage à sa mémoire. Ne l’oublions pas.

 

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René Pellet a dirigé l'un des services de renseignement les plus importants de la France libre et du général de Gaulle, basé sur le territoire français, le réseau

Marco-Polo. Ce réseau est né à Lyon et s'est développé dans toute la zone sud avec des relais en zone nord. Pour son engagement, il a été exécuté le 23 août 1944. Son épouse, Marguerite, arrêtée en novembre 1943 a été déportée dans le plus grand secret selon le décret Nacht und Nebel. Elle est tombée sous un bombardement américain en Autriche, à Amstetten, le 20 mars 1945.

 

 

Liste des Agents et des Collaborateurs du

Capitaine Nicolas ROUGIER en Auvergne et dans l'Allier

 

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

 

 

Texte

 

N°1                                     ALEMAIN de HASE, Robert, Helgo.

 

Commandant de réserve, Chef de la Croix Rouge Belge à Vichy.

A apporté une aide très efficace en rassemblant les patriotes belges isolés et les groupant dans les formations de la résistance en Auvergne.

 

N°2                                                  BACHELET, François,

 

Français né le 22/01/1917 à Paris. Précieux auxiliaire du commandement, a fait  preuve dans des circonstances particulièrement difficiles du courage et du sang-froid les plus remarquables en participant de façon active et continue de 1941 à la Libération à l'organisation de la résistance sous toutes ses formes dans les milieux étrangers en France.

A contribué dans une large mesure à la réussite des opérations menées contre les déportations et le Service  de Travail Obligatoire.

Chevalier de l'Ordre de Léopold 2 (Belge) pour fait de résistance.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

François BACHELET

Né(e) le/en 22-01-1917 à Paris (75 - Paris (ex Seine), France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 25973

 

N°3                                                   BEAUDUIN, Marie,

 

Belge, né le 06/04/1889 à Tirlemont (Belgique).

S'est consacré bénévolement et avec beaucoup de dévouement à l’œuvre de résistance française en assurant pendant de longs mois dans des conditions parfois très dangereuses les liaisons entre le commandement  français et les groupes de résistance belges et Luxembourgeois.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Marie BEAUDUIN

Né(e) le/en 06-04-1889 (Indéterminé)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 41261

 

N°4                                          BEAUGRAND, Pierre, Louis, Marie,

 

Français, né le 06/04/1917 à Tours (Indre et Loire).

Adjoint au Capitaine Rougier, a contribué d'une façon active à la lutte contre les déportations d'étrangers, le sabotage du STO et l'organisation de groupes de combat étrangers. Au cours des années 1943 et 1944 s'est révélé un auxiliaire précieux du commandement, ne craignant pas de prendre les plus lourdes responsabilités malgré les  risques encourus. A poursuivi quotidiennement l'exécution de sa mission  ordre, précision et modestie.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Pierre Louis Marie BEAUGRAND

Né(e) le/en 06-04-1917 à Tours (37 - Indre-et-Loire, France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes  MARCO-POLO

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 41457

 

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Chevalier de l'Ordre de Léopold pour fait de résistance
Chevalier de l'Ordre de Léopold pour fait de résistance

 

 

TEXTE

 

N°5                            BENOIT, Jean, Henri,

 

Français, né le 02/01/1918 à Saint Aulaye (Dordogne)

De 1942 à la Libération a contribué activement à la Résistance Étrangère en Auvergne et à la constitution  de groupes de combat, et se distingua dans la lutte contre les déportations d'étrangers. N'a pas hésité de prendre des responsabilités qui lui faisaient courir les plus grands risques se révélant ainsi un précieux  auxiliaire du commandement. S'est acquitté avec intelligence et courage des missions qui lui étaient confiées

Chevalier de l'Ordre de Léopold pour fait de résistance

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Jean Henri BENOIT  Né(e) le/en 02-01-1918 à Saint-Aulaye (24 - Dordogne, France)

Carrière Famille résistanceforces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 47933

 

N°6                                                                CAVIN Paul

 

Belge, membre de l'Ambassade de Belgique à Vichy. Grand patriote belge. Il était en liaison constante avec Monsieur  Vandervelde du Service d'Assistance belge à Grenoble. Recherché par la Gestapo.

 

N°7                                                             COHEN,  David

 

Belge , né le 10/08/1909 à Bruxelles . Mort en déportation.

 

N°8                                                         DUVAL,  Adrien,  Jules

 

Français  né le 25/11/1883 à Paris. A assuré les liaisons entre les groupes dans les conditions particulièrement dangereuses

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Adrien DUVAL

Né(e) le/en 25-11-1883 à Paris (75 - Paris (ex Seine), France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 206229

 

N°9                                                               DUVAL  Jean 

 

Français, né le 14/11/1916. Aspirant de réserve. Officier de liaison particulièrement  courageux.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Jean DUVAL

Né(e) le/en 14-11-1916 à Paris (75 - Paris (ex Seine), France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 206376

 

N°10                                                              DUVAL    Robert

 

Français, né le 12/09/1914. Lieutenant de réserve. Officier remarquable, a rendu de très grands services dans l'organisation des groupes de combat.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Robert DUVAL

Né(e) le/en 12-09-1914 à Le Havre (76 - Seine-Maritime (ex Seine-Inférieure), France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 206506

 

N°11                                                                  FOUCHET

 

Français, a organisé les groupes de combat dans le Massif Central et se distingua pendant les batailles de la Libération.

 

N°12                                                       HARTUNG   Edouard  (Edward)

 

Anglais, né le 09/11/1900 à Londres, Lieutenant de l'Armée Britannique. Chargé dés 1941 de l'organisation de la résistance dans le Massif Central, responsable des parachutages d'armes et de l'hébergement et de l'évasion des aviateurs alliés, il donna à tous le plus bel exemple de sang froid et de courage, poursuivant la lutte dans les conditions les plus périlleuses, malgré les recherches dont il était objet de la part des autorités  de Vichy. Symbole de la coopération alliée à l’œuvre de résistance française. A participé activement à la mise sur pied du réseau belge d'évasion sur l'Afrique et l'Angleterre

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Edouard HARTUNG

Né(e) le/en 09-11-1900 à Londres (Royaume-Uni)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC), forces françaises libres (FFL)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 286346
Service historique de la Défense, Vincennes SHD/ GR 28 P 4 140 56

Géographie historique Regent's Park est un quartier chic de Londres.

 

Base des médaillés de la résistance

Edouard James HARTUNG

Né(e) à NC (Indéterminé)

Date du décret31/03/1947

Date de publication au JO26/07/1947

Décoration Médaille
Sources l’Ordre de la Libération

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

 

Texte

 

N°13                HOSLET, Raymond

 

 Belge , né le 01/10/1914 à Fontaine -l'Evèque (Belgique) Mort au combat

 

HOSLET Raymond, Victor,

Ocarhttps://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article225007

 

Né le 1er octobre 1914 à Fontaine-l’Évêque (Belgique), tué au combat le 5 septembre 1944 à Yzeure (Allier) ; ouvrier agricole ; membre des forces françaises de l’intérieur (FFI).

 

HOSLET Raymond

Fils de Camille Hoslet et de Germaine Commerce, Raymond Hoslet habitait 70 rue de Basloup à Ressaix (Belgique). Sous l’Occupation, il habitait chez monsieur Dezaix-Pouzadoux à Chaptuzat (Puy-de-Dôme). Célibataire, il était ouvrier agricole au camp des travailleurs étrangers de Riom (Puy-de-Dôme).
Il rejoignit la résistance en étant membre de la Compagnie FFI Valentine. Il appartenait à la 1ère Compagnie des Volontaires FFI d’Auvergne, zone 18, Nord.
Le 5 septembre 1944, dans le cadre des combats pour la libération de Moulins (Allier), l’attaque d’un convoi de la Wehrmacht par les FFI fit 9 victimes parmi les Résistants. Raymond Hoslet est de ceux-là.
Il a été homologué FFI et a été déclaré « mort pour la France ».
Il figure sur le monument commémoratif d’Yzeure (Allier) et le monument commémoratif 1939-1945 d’Aigueperse (Puy-de-Dôme).
Il a une tombe à la nécropole nationale de La Doua à Villeurbanne (Rhône).

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Raymond Victor Oscar HOSLET

Né(e) le/en 01-10-1914 à Fontaine-l'Evêque (Belgique)

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 296125

 

 N° 14                            Gorecki Janusz lieutenant-colonel

 

Polonais     Organisateur et commandant des bataillons polonais en Auvergne

 

La bataille du Lioran est un combat qui eut lieu du 7 août au 13 août 1944 entre des troupes allemandes venues d'Aurillac et des détachements de la résistance française. L'opération comprend les combats du Pas de Compaing et les combats du Lioran .

À la suite des accords du 28 mai 1944 entre l’Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance du " colonel " Daniel Zdrojewski et les Forces françaises de l’intérieur représentées par Jacques Chaban-Delmas, les groupes de combat polonais sont placés sous l’autorité des FFI. Le lieutenant-colonel Janusz Gorecki, ancien responsable des Groupements de travailleurs étrangers convertit ses 2 425 soldats ouvriers en groupes de combat FFI qu'il met à la disposition d'Émile Coulaudon .
Le 2e Bataillon Lwów basé à Mauriac est commandé par le capitaine Alfred Theuer . Il est mis à la disposition du capitaine FFI Rougier.
La 4e compagnie du bataillon commandée par le lieutenant Kierwiak est mise à la disposition du groupement Eynard. Elle participera aux combats du Lioran .

 

N°15                                                          LAGRANGE

 

Belge , Officier de liaison entre les groupes  de combat en Auvergne.

 

N°16                                        LAUTURE, Antoine, François

 

Français  né le 15/10/1891 à Angoulême, Chef de Bataillon. Ce grand patriote a mené une lutte acharnée contre la déportation et le STO. Recherché par la Gestapo. Fut arrêté  et déporté en Allemagne

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Antoine Henri LAUTURE

Né(e) le/en 15-10-1891 à Angoulême (16 - Charente, France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC), déportés et internés de la résistance (DIR)

Nom du réseau des forces françaises combattantes F 2, ETOILE

Statut déporté résistant

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 343501
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 587426

 

Base des médaillés de la résistance

Antoine Henri LAUTURE

Né(e) le/en 15-10-1891 à Angoulême (16 - Charente, France)

Date du décret03/08/1946

Date de publication au JO13/10/1946

Décoration Médaille
Sources l’Ordre de la Libération

 

N°17                 LEMAILLE, Fernand, Léon, Joseph

 

Français né le 19/05/17 à Laventie (Pas-de-Calais) . Est entré dés avril  1941 dans l'organisation de la résistance étrangère en Auvergne. A contribué avec succès au regroupement des officiers, sous-officiers et spécialistes Belges, Luxembourgeois et Hollandais et à leur  acheminement vers les Forces Libres Alliées au Congo et en Angleterre. A participé également à la construction des Forces Polonaises d'Auvergne sous le Commandement du Lt-Colonel Garecki. A participé à la Libération d'Auvergne. Décoré de l'Ordre de Léopold 2 pour faits de résistance.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Fernand Léon Joseph LEMAILLE

Né(e) le/en 19-05-1917 à Laventie (62 - Pas-de-Calais, France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO, MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 359481

 

 

N°18                     LISBONNE, René,

 

Français  né le 06/10/1881 à Paris.  Chargé d'organiser le regroupement  et  l'acheminement des patriotes Belges , Luxembourgeois et Hollandais vers  l'Angleterre, il fit preuve du 2 juin 1942 au 1er mars 1943 du plus grand  courage  assurant le départ de plusieurs  centaines  de volontaires. Averti du danger  auquel il s'exposait, et malgré les risques ; il n'en continua pas moins.

L'exécution de la mission qui lui avait été confié jusqu'au jour où il fut arrêté par la Gestapo. Torturé et livré aux tribunaux allemands, il resta muet, sauvant ainsi ses chefs et ses camarades, et fut finalement assassiné par ses bourreaux dans des conditions particulièrement odieuses. Sa conduite fut pour tous les étrangers qui l'entouraient un exemple d'héroïsme français

Officier de la Légion d'Honneur.

Croix de Guerre  3 citations

Chevalier de l'Ordre de Léopold

Officier de la Couronne de Belgique

 

René Johannan Samuel Lisbonne, né à Paris 9e le 6 octobre 1881, et mort au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) le 28 juillet 1943, est un éditeur et résistant français.       

               Voir la suite          https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Lisbonne

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

René LISBONNE

alias Okent Raller

Né(e) le/en 08-10-1881 à Paris (75 - Paris (ex Seine), France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO, MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 373850

 

Base des médaillés de la résistance

René LISBONNE

Né(e) le/en 06-10-1881 à Paris (75 - Paris (ex Seine), France)

Date du décret 03/08/1946

Date de publication au JO13/10/1946

Décoration Médaille
Sources l’Ordre de la Libération

 

Officier de la Légion d'honneur, Officier de l'Ordre de la Couronne (Belgique) à titre posthume en 1947 Croix de guerre avec étoile de vermeil à titre posthume en 1947 - Lieutenant-colonel (commandait le 5e Bataillon du 254e R.I. en mai 1916 à Cumières lors de l'offensive Allemande) - Après avoir servi comme officier au début de la Seconde Guerre mondiale, il entre en résistance et rejoint le réseau de renseignement militaire Marco Polo - Déporté depuis Paris le 11/07/1943 à destination de Natzwiller sous statut Nacht und Nebel , matricule 4505 - Il meurt sous les morsures des chiens et les coups du gardien SS Ehrmanntraut

 

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

 

 

N°19                                                         LOEWENSTEIN  Liliane

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

Belge, animatrice en France d'un réseau d'évasion allié en Auvergne s'est dépensée sans compter depuis 1940  à la cause de  la résistance, donnant le plus bel exemple de sang-froid et de mépris du danger. Arrêtée par la Gestapo le 28 juillet 1944, torturée et déportée, elle opposa le mutisme complet aux interrogatoires sauvant ainsi l'organisation qu'elle avait réalisée avec ses chefs

Officier de la Légion d'Honneur

Chevalier de l'Ordre de Léopold 2 et de l'Ordre de la Couronne de Belgique.

 

Liliane Loewenstein est née en 1907. De nationalité belge ?, elle est secrétaire à l'ambassade de Belgique à Vichy. Elle entre en contact avec la résistance belge en France en 1940 ou 1941.
Traquée par la police française, elle est arrêtée. Libérée en décembre 1943, elle entre en janvier 1944 au réseau Mithridate au sein duquel elle accomplit des missions de renseignement.
Arrêtée par la Gestapo, le 28 juillet 1944, elle est internée à Fresnes puis est déportée le 15 août à Ravensebrück. Elle sera ensuite internée à Torgau et à Koenigsberg sur Oder.
Elle est rapatriée le 24 juin 1945.
Liliane Loewenstein sera homologuée au grade de sous-lieutenant des Forces françaises combattantes, nommée chevalier de la Légion d'honneur, citée à l'ordre de l'armée et médaillée de la Résistance

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Sadie Liliane LOEWENSTEIN

Autre(s) nom(s) : ZDROJEWSKI (épouse)

Né(e) le/en 21-11-1907 à New-York (Etats-Unis ?)

Carrière Famille résistanceforces françaises combattantes (FFC), déportés et internés de la résistance (DIR)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 374849
Service historique de la Défense, Vincennes SHD/ GR 28 P 11 66

 

Base des médaillés de la résistance

Liliane LOEWENSTEIN

Né(e) le/en 21-11-1907 à Alger (Algérie ?)

Date du décret03/08/1946

Date de publication au JO13/10/1946

Décoration Médaille
Sources l’Ordre de la Libération

 

N°20                                        MAERCKAERT  Georges, Marie, Antoine

 

Belge né le 04/05/1891 à Saint Nicolas Waco  (Belgique) Magnifique patriote belge qui a apporté une précieuse contribution à la résistance française dans la lutte contre l'ennemi commun. A organisé le départ de nombreux patriotes belges vers les Forces Alliées Libres et l'enrolement de ses  compatriotes dans les F.F.I. d'Auvergne . Son mépris du danger l'a fait tomber aux mains de la Gestapo. Arreté le 1er mars 1943 à Vichy, déporté en Allemagne, Mort en déportation.

 

Arrêté le 1er mars 1943 à Vichy.

Parti du convoi de Paris le 30 août 1943 pour Neuengamme.

Il avait le matricule 23177.

Il est mort en  déportation à Dachau le 29 janvier 1945 à 53 ans.

 (Georges Maerckaertlaan)
Origine du nom : de Georges Maerckaert (1891-1945), résistant, qui habita cette voie. Ancien nom : avenue de la Villégiature.

1200 Woluwe-Saint-Lambert

 

 

N°21                                         MARION    Émile, Guillaume

 

Français  né le 27/05/1898 à La Tour d'Auvergne (Puy-de-Dôme)  Lieutenant . Secrétaire de la Mairie de Manzat (63410), à ce titre, a établi de très nombreuses fausses cartes d'identité et faux certificats en faveur de patriotes français et étrangers, leur permettant ainsi de se soustraire aux poursuites de l'ennemi et de rejoindre les F.F.I. ou les F.F.L.  Arrêtè par la Milice le 28 juillet a gardé le secret le plus absolu malgré les interrogatoires subis.

Chevalier de l'Ordre de Léopold II  au titre de la Résistance

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Émile Guillaume MARION

Né(e) le/en 27-05-1898 à La Tour-d'Auvergne (63 - Puy-de-Dôme, France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 394725

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

Texte

 

N°22                                             MARQUES, Alexandre

 

Espagnol, s'est mis au service de la résistance de 1942 Jusqu'à  la Libération. N'a cessé de servir là cause alliés avec un courage et un dévouement exemplaires a contribué au péril  de sa vie à la lutte contre les déportations . A constitué des groupes de combat et avec eux à participé à la libération de l'Auvergne

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Alexandre MARQUES

Né(e) le/en 03-05-1915 à Madrid (Espagne)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO, MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 395776

 

N°23                                                  MARTINANT (ou MARTINAT) Gabriel

 

Français né le 09/05/1907 à Cornoix (Cher) ?? Membre de la Résistance  dés 194. A contribué à la formation de groupes de combat étrangers et à l'organisation de parachutages. A toujours montré ses hautes qualités de courage et de sang-froid.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Gabriel MARTINAT

Né(e) le/en 09-05-1907 à Cornusse (18 - Cher, France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 399198

 

N°24                                                       NOTHUMB

 

Luxembourgeois  Responsable de la résistance Luxembourgeoise  en Auvergne. Homme très courageux et méprisant totalement le danger

 

N°25                                                   PILLOY Armand

 

Français né le 20/07/1896 à Hautmont (Nord) Lieutenant.

A pris position de Résistant dés 1940 et n'a cessé depuis d'apporter toutes les ressources de son énergie à la lute contre l'ennemi. A réussi à soustraire à la Gestapo un nombre important de patriotes Français et étrangers, qu'il arma par des parachutages organisés  à proximité de l'usine Aciéries des Ancizes qu'il dirigeait et qu'il achemina ensuite vers les F.F.I. A participé à la libération de Paris, donnant à tous pendant quatre ans le plus bel exemple de courage et d'esprit de sacrifice mis au service de la Résistance

 

France, Puy-de-Dôme (63), Les Ancizes-Comps, l'aciérie des Ancizes

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Armand PILLOY

Né(e) le/en 20-07-1896 à Hautmont (59 - Nord, France)

Carrière Famille résistanceforces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 478363

 

Base des médaillés de la résistance

Armand PILLOY

Né(e) le/en 20-07-1896 à Hautmont (59 - Nord, France)

Date du décret  15/10/1945

Date de publication au JO20/10/1945

Décoration Médaille
Sources l’Ordre de la Libération

 

N°26                                 Madame SARDIER, Anne, Germaine

 

Française née le 26/7/1898 à Manzat (Puy-de-Dôme) . Grande patriote a participé à l'organisation de groupes de combat en Auvergne

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Anna Germaine SARDIER AMEIL

Né(e) le/en 26-07-1898 à Manzat (63 - Puy-de-Dôme, France)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO, MITHRIDATE

Cote(s) Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 535712

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

Texte

 

N°27                                                      SEVENSTER

 

Hollandais, Grand patriote a participé activement au regroupement des officiers hollandais et à leur évacuation vers les Forces Alliées  Libres

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

SEVENSTER

Né(e) (Indéterminé)

Carrière Famille résistance forces françaises combattantes (FFC)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MITHRIDATE

Cote(s) Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 546869

 

N°28                                        TENNENBAUM  Sigismond

 

Russe le 09-06-1895 à Ekatermoslaw (Russie)  A unis toute son énergie dans l'organisation de groupes de combat l'exposant continuellement  au danger avec un mépris total

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Sigismond TENNENBAUM

alias Benet Jacques

Né(e) le/en 09-06-1895 à Ekatermoslaw (Russie)

Carrière Famille résistanceforces françaises combattantes (FFC), forces françaises libres (FFL)

Nom du réseau des forces françaises combattantes MARCO-POLO, MITHRIDATE

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 564850

 

N°29                                              VANDERVELDE, Georges

 

Belge, chef du Service belge d'Assistance à Grenoble.

Trés dévoué et grand patriote, a participé activement dans l'évacuation des Belges vers les Forces Alliées Libres.

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Georges François VANDERVELDE

alias Vignon Gérard

Né(e) le/en 26-10-1890 à Bruxelles (Belgique)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 584811

 

N°30                                        VIATOUR Alfred  Eugène 

 

Belge né le 13/04/1923 à Chenée (Belgique)

Agent de renseignement actif et courageux. Incorporé dans les groupes de combat, a combattu sur les rives de la Loire.

 

 

N°31                                              WILLIAM  Charles

 

Belge, Chef de Bataillon. A contribué au regroupement des patriotes belges pour constituer des groupes de combat incorporés dans les formations  F.F.I. d'Auvergne. A lutté avec courage dans les rangs de la résistance jusqu'au 1er mars 1943, jour ou il fut arrêté à Vichy par la Gestapo et déporté ensuite

 

N° 32                                                     ZAPATA

 

Espagnol, volontaire de la résistance, a apporté son concours au commandement Français de 1942 à la Libération d'Auvergne avec un courage et dévouement de tous les instanta. A puissamment contribué à  la lutte contre les déportations et à la constitution de groupes de combat participant personnellement aux multiples combats dans les différentes régions d'Auvergne

 

 

 

 Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle . Nicolas ROUGIER

 

 

Sources  : - Association Nationale des Anciens du RICM

- Guérilleros en terre de France (Narcisse Falguera)

- Archives départementales numériques du Cantal

- A nous Auvergne (Général Gilles Lévy)

- L’Auvergne des années noires (Gilles Lévy)

- Histoire des immigrations en Auvergne (Jacques Barou – Fabrice Foroni)

- Les étrangers dans la Résistance (Denis Peschanski)

 

https://www.anciens-du-ricm.org/20_cont/11-rougier/rougier.html

 

https://www.facebook.com/regiment.dinfanterie.chars.de.marine/

 

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Argentat sur Dordogne Animations
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Idéalement situé entre la Vallée de la Dordogne classée Réserve Mondiale de Biosphère par l'Unesco et les Monts d'Auvergne, le Gite de la Bouldoire, attend les amoureux de pêche, vélo, rando à pied ou à cheval, baignade, etc...

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lundi au samedi 10h-12h30 / 14h-18h (fériés 10h-13h)

 

Juillet-Août : lundi au samedi 9h30-13h / 14h-18h30

(fériés et dim 10h-13h)

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Et l’Office de Tourisme situé à Saint-Privat est ouvert du 8/07 au 30/08

lundi au vendredi 10h-12h30 / 14h-18h

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Les lacs et la Pêche (Lac de Feyt)
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La Faune
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Les rivières (La Dordogne) Argentat
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