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MARECHAL DE LATTRE DE TASSIGNY             LE ROI JEAN
MARECHAL DE LATTRE DE TASSIGNY LE ROI JEAN

Issu d'une vieille famille aristocratique des Flandres françaises, Jean de Lattre de Tassigny est né le 2 février 1889, à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), d'un père poitevin, maire de Mouilleron-en-Pareds, et d'une mère vendéenne.

Fort d'une éducation soignée, il suit ses études au Collège Saint-Joseph à Poitiers et Paris. Il est reçu quatrième à Saint-Cyr où il entre en 1909 (promotion "Mauritanie") après avoir effectué, comme c'est l'usage, un an de service comme simple soldat, puis comme brigadier, au 22e Dragons.

Ayant choisi la cavalerie à la sortie de l'Ecole, il fait un stage d'un an à Saumur, à l'issue duquel, en 1912, il est affecté comme sous-lieutenant au 12e Dragons à Pont à Mousson.

 

Le 11 août 1914, il est blessé au genou et, un mois plus tard, reçoit un coup de lance à la poitrine au cours d'une mission de reconnaissance.

Il sert ensuite dans l'infanterie, en 1915, au 93e RI, prend part aux combats de Verdun, du Chemin des Dames et est de nouveau grièvement blessé à trois reprises.

Officier de la Légion d'Honneur à la fin de la guerre, il est également titulaire de huit citations et de la Military Cross.

 

En 1927, Jean de Lattre épouse Simone Calary de Lamazière, et entre premier à l'Ecole de Guerre. De 1929 à 1931 il sert au 5e RI à Coulommiers. Il est ensuite affecté au 4e Bureau de l'Etat-major de l'Armée puis, promu lieutenant-colonel, à l'Etat-major du général Weygand de 1932 à 1935.

 

Le 11 novembre 1943, il est promu général d'armée par le général de Gaulle qu'il rejoint à Alger cinq semaines plus tard.

Après la campagne d'Italie il se voit confier la formation et le commandement de l'Armée B, future Première Armée Française, les effectifs terrestres de la France combattante étant devenus suffisamment important pour permettre la reconstitution d'une véritable armée. De Lattre réalise donc, en six mois, l'amalgame des troupes d'Afrique du Nord avec les Forces françaises libres et les volontaires évadés de France et de l'Empire.

 

Le 24 septembre 1944, le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération  au château de Bournel (Doubs), résidence du marquis de Moustier 

Le général de Lattre met alors au point l'offensive qui mènera la 1ère Armée jusqu'au Rhin. La 1ère Armée, avec ses deux corps d'armée commandés par les généraux Béthouart et Goislard de Monsabert, après avoir fait tomber en novembre 1944 les villes de Montbéliard et Gérardmer, atteint le Rhin, première de toutes les armées alliées.

 

Il rentre en France pour la Conférence des Etats Associés et meurt le 11 janvier 1952 à Paris. Quatre jours plus tard ses obsèques nationales sont célébrées en la cathédrale Notre-Dame. Le jour même, le général de Lattre de Tassigny est élevé à la dignité de Maréchal de France

 

           Général                                                                                             Général

Antoine Béthouart                                                             Joseph Goislard de Monsabert

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle

 

 

 Les Merlinettes est le surnom donné aux femmes du Corps féminin de transmission (CFT) de l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale. Leur surnom est dérivé du général Merlin, commandant les transmissions en Afrique du Nord, qui eut l'idée de cette création et qui en conduisit la réalisation à l'hiver 1942 en Afrique du Nord. Elles sont les premières femmes « soldats » de l'armée de terre française.

 

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle

 Le 1er Bataillon de fusiliers marins
 

Le 5 juillet 1940, l'amiral Muselier, nommé par le général de Gaulle au commandement des Forces navales françaises libres, décide de constituer une unité de fusiliers marins. L'arrivée à Londres depuis la fin juin 40 d'instructeurs et d'élèves de l'Ecole des fusiliers marins de Lorient facilite cette décision. Parmi eux, le maître-fusilier Le Goffic qui apporte avec lui la fourragère du drapeau de Dixmude et les fusiliers Colmay, Le Sant, Guaffi, Rey, Frémeaux, Przybylski, Roger....

 

Malgré la faiblesse des effectifs et la nécessité de compléter au plus vite les équipages des navires ayant rallié la France libre, le 1er Bataillon de fusiliers marins (1er BFM) prend corps, le 17 juillet, à bord du cuirassé Courbet à Portsmouth sous les ordres du lieutenant de vaisseau Détroyat. L'effectif est d'environ 250 hommes, officiers inclus, parmi lesquels les enseignes de vaisseau des Moutis, Amyot d'Inville, Touchaleaume, Le Bourgeois.

 

Après quelques semaines d'entraînement au camp d'Aldershot, le Bataillon embarque à Liverpool à destination de Dakar (opération Menace) dans le but de rallier l'Afrique occidentale française à la France libre. Après l'échec de cette tentative, le 1er BFM débarque à Douala au Cameroun avant de participer activement aux opérations de ralliement du Gabon et à la prise de Lambaréné en novembre 1940.

 

Voir la suite sur le site:

http://divisionfrancaiselibre.eklablog.com/1er-bataillon-de-fusiliers-marins-forces-navales-de-la-1-ere-dfl-les-f-a189867100

 

 

 

La Croix de Guerre 1939-1945

 

Jacques, Sully AUBIGNAC

 

Cité par le Vice Amiral LEMONIER

 

 

 

 

 

Commandant Georgette AUBIGNAC

née de RYCKE

 

Croix de Guerre 

Chevalier de la Légion d'Honneur,

à titre militaire, par le

Général de Gaulle.

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
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En 1989 pour débuter ma généalogie j'ai envoyé un questionnaire à tous les Aubignac résidant en France. Jacques, Sully, Aubignac me répond très rapidement et me relate les faits les concernant pendant la période 1939-1945. Après plusieurs échanges de courriers il me fait parvenir les récits et documents ci dessous.

 

Aujourd'hui j'ai décidé de leur rendre hommage pour qu'a jamais la flamme du souvenir ne s’éteigne et que toujours, on se souvienne de ces héros et de cette partie sombre de l’Histoire.

                                                                                                       Alain

 

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle

Jacques, Sully AUBIGNAC

Né le 28 janvier 1914 à Evreux département de l'Eure Employé de Commerce

Fils de Pierre AUBIGNAC décédé

et de Suzanne, Arnante, Angèle GAUTIER

 

Mariage le 30 Août 1937 à Potigny département du Calvados

 

Avec Georgette de RYCKE

Née le 12 novembre 1919 à Paris 14e

Secrétaire

Fille de Georges Henri de RYCKE

et de Thérèse VEHREL son épouse

 

Jacques, Sully est décédé le 12 décembre 2009

à Cannes (06) à l'âge de 95 ans

Georgette est décédée le 29 septembre 2012

à Cannes (06) à l'âge de 93 ans

 

 

Suite de la lettre

 

N'ayant pas de descendance, nous étions en passe de nous considérer comme étant une "fin de race" Par vous nous savons qu'il n'en n'est rien, la relève étant assurée.

Pour avoir nous même vécu, en prise direct, les cruels évènements subits durant la guerre par la France, vous pouvez imaginer combien le courage de votre Père et de ses compagnons nous va droit au cœur. Ainsi nous sommes fortifiés dans cette idée que les jeunes Aubignac n'ont pas à rougir de ceux qui les ont précédés et refusèrent de vivre à genoux.

 

Pour répondre à votre demande, je joins à cette correspondance quelques photocopies de documents qui nous relient au passé plus ou moins lointain de mes aïeux.

Vous m'avez demandé de vous relater des faits concernant  notre couple . Parler ou écrire sur soi même est un exercice difficile, en ce sens que, par excès on peut se laisser gagner par le nombrilisme. Nous souhaitons que vous ne puissiez rien déceler de semblable dans ma réponse.

 

C'est à notre corps défendant, qu'avec nos camarades de la "France libre" nous avons été entrainés dans la tourmente. Non pas parce que nous avions l'âme guerrière, mais au fond de nos consciences, modelées par nos familles et nos enseignements d'alors, nous avions inscrit, de façon indélibile, quelques mots clefs. L'un d'eux émergeait des autres, il s'appelait "LIBERTÉ" Liberté de faire, de croire, de dire ou écrire. Nous savions aussi que c'était un "DROIT" mais que celui ci a pour conséquence nécessaire et évidente qu'il n'est qu'un corollaire du "DEVOIR"

 

C'est dans cet état d'esprit et avec ces mots pour viatique qu'un jour, après avoir été brièvement arrêtés par l'occupant, nous avons quitté la métropole. Nous nous sommes séparés et engagés dans le combat. Nous avons servi là ou le sort et la volonté de nos chefs nous ont placés.

 

Antérieurement aux hostilités notre existence fut semblable à celle de millions d'autres Français, seule la période de guerre l'a vu différer, en ce sens que trop nombreux furent ceux qui ne surent ou ne voulurent se ressaisir allant, malheureusement, pour certains, jusqu'à collaborer avec l'ennemi.

 

Ci après quelques renseignements nous concernant; AUBIGNAC Georgette. Issue de l'Enseignement. Après avoir pu quitter la métropole, fait parti d'un groupe de 350 jeunes Femmes volontaires pour servir aux Armées et dans les "Missions Spéciales".

Officiers des Commissions et du chiffre, participe au sein d'une unité combattante , la 807e Compagnie, aux campagnes de Tunisie, Italie, France, et Allemagne.

 

La 807e figure à l'Ordre de bataille du "Corps expéditionnaire Français en Italie" (CEFI) puis de la "1er Armée Française" (Rhin et Danube) Ses titres de guerre portent les signatures des généraux JUIN, de LATTRE de TASSIGNY, KOENIG et BRYGOO. La 807e fut citée à l'Ordre du Corps d'Armée.

 

AUBIGNAC Georgette est titulaire de la Croix de Guerre et a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur, à titre militaire, par le Général de Gaulle.

Ayant progressé dans la hiérarchie elle a quitté l'Armée avec le grade de Commandant.

 

AUBIGNAC Jacques, Sully, fils de Pierre "Mort pour la France" de ce fait devint "Pupille de la Nation" élevé dans une école de la Marine. A la sortie de celle ci souscrit le 01/04/1931 un engagement volontaire Campagnes lointaines.

 

Étant parvenu à quitter la  métropole est volontaire au "1er Régiment de Fusiliers Marins" de la 1er Division Française Libre. Campagnes de Tunisie, Italie, France et, à nouveau Italie.

1er Régiment de Fusiliers Marins, 860 hommes, 733 morts et blessés. Cette unité, créée à Londres en 1940 a été 8 fois citée, décorée de la Croix de guerre et de la Légion d'Honneur, a été faite "Compagnon de la Libération" par le Général de Gaulle. Elle a combattu au sein du dispositif de la 8e Armée britannique de l’Érythrée à la Tunisie en passant par Bir Hakeim. Puis a figuré à l'Ordre de Bataille du Corps Expéditionnaire en Italie et de la "1er Armée Française".

 

Ce fut un honneur pour moi que d'avoir été admis à servir au 1er Rgt de Fusiliers Marins.

Titulaire de la Croix de Guerre, j'ai été cité par le Vice Amiral LEMONIER-E.M.G.O. N°24

 

Au service de l’État durant 35 ans, pour moitié à titre civil, j'ai parcouru dès les années 30 des régions lointaines. J'ai servi hormis la guerre, au sein de ces "Services" que l'on qualifie de "Spéciaux". Cette condition m'impose un "devoir de réserve" sur ce que furent mes activités.

 

Mon épouse se joint à moi pour vous adresser nos amicales salutations, ainsi qu'à votre épouse.

 

AUBIGNAC Pierre père de Jacques, Sully

Mort pour la France le 04/06/1917

à Montigny-sur-Vesle

 

 

Les « Merlinettes de la 807e Compagnie »,

héroïnes oubliées de la seconde guerre mondiale

Le 7 août débutèrent les opérations d'embarquement. Je montais avec ma section radio et Mademoiselle Claudet à bord du "Bathory" qui battait le pavillon du Général De Lattre en compagnie du personnel féminin de l'Etat-major.

Georgette Aubignac et sa section étaient sur le "Worcestershire", Malou Roy, Berthe Ollagnie et leurs standardistes étaient sur "l’Aerondal Castle". Vingt-huit autres étaient sur le "Circassia". 

 

Trois journées d'attente, en rade, au cours desquelles nous regardions charger matériels et bagages, néfastes pour nos fameuses panières dont plusieurs passèrent au travers des mailles des filets de chargement, pour couler à pic dans les eaux du port avec leur précieux contenu, au grand désespoir de leurs propriétaires. Un beau matin, nous nous sommes retrouvées en pleine mer, notre bâtiment entouré de centaines de bateaux navigants en direction du golfe de Gênes. […]

 

Après six jours de traversé, un aide de camp du Général De Lattre, juché dans le nid de pie du "Bathory" aperçut la côte française le 16 août, vers dix-sept heures. Ce fut un moment d'émotion intense. De tous les bateaux jaillit la plus belle Marseillaise que j'ai jamais entendue et chantée. […]

 

L'ordre tant attendu de débarquer sur le sol de la Patrie fut donné. Nous quittâmes le "Bathory" par les échelles de coupée pour embarquer sur un L.C.I (landing craft infantery), telles des coureurs de marathon, en dépit de la difficulté à nous mouvoir aisément avec notre pesant barda: sac à dos, ceinture de sauvetage, gourde, gamelle, first aid au ceinturon, et bien d'autres impedimenta, nos têtes enfouies dans les épaules jusqu'au casque lourd, la gorge et les yeux irrités par le brouillard des fumigènes, dans une ronde infernale d'explosions de bombes et de projectiles de D.C.A, dont les éclats retombaient sur le bateau avec un bruit métallique.

 

Vers dix-neuf heures, une douzaine de bombardiers allemands "Heinkel 111" avaient surgi des collines, prenant pour objectifs les bateaux et les plages, lâchant de nombreuses et meurtrières bombes antipersonnelles qui touchèrent légèrement le "Bathory" que nous venions de quitter. Enfin, après avoir tourné longtemps en rond, le L.C.I racla le sable de la plage de la Foux, au fond du golfe de Saint Tropez. Nous le quittâmes le plus vite possible, presque à pied sec, le cœur battant.

 

C'était un premier contact brutal avec la terre d'une France que je ne connaissais pas. La nuit étant tombée, nous nous engageâmes dans un étroit sentier balisé par des lucioles, le Génie n'ayant pas eu le temps de nettoyer toute la plage: on se cramponnait au ceinturon de celui ou de celle qui nous précédait. Enfin, nous nous rassemblâmes sur la route côtière et les langues se délièrent! Nous fûmes surprises par l'activité des brancardiers. Nous apprîmes que les bombardiers avaient tué une quinzaine d'hommes. Ils en avaient blessé une soixantaine, presque tous des monteurs de ligne de la 806 débarqués peu de temps avant nous. Le chauffeur du Général De Monsalembert, Philippe Manseur faisait partie des tués.

 

Je tiens à rectifier une erreur. On voit souvent, dans les revues et les livres une photo de trois jeunes femmes débarquant du L.C.I "U S 33" sur une plage de Provence. Elles sont présentées comme des infirmières ou des ambulancières.

Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
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Il s'agit en fait de trois Merlinettes de la section Aubignac: Yolande Falgurole, Solange Nicoleau, et Mimie Cerdan. […]

Je précise que nous n'avons pas été les premières femmes à débarquer en Provence. Dans la nuit du 14 au 15 août, Suzanne Tillier, sous-lieutenant ambulancière aux commandos d'Afrique, avait touché terre au Rayol Canadel avec l'Etat-major du lieutenant-colonel Houyet. Elle était accompagnée de deux infirmières de la formation Spear.

 

Au cours de la journée du 15 août, deux groupes de seize ambulancières débarquèrent au volant de leurs sanitaires à la Nartelle avec le C.C1 (Combat command numéro 1) du Général SUDRE. Les infirmières de l'hôpital d'évacuation "422" débarquèrent avec nous. Dans la nuit du 16 au 17 août, deux cents femmes de l'Armée française avaient retrouvé le sol de leur Patrie en Provence.

Mêlées aux colonnes de la 3e D.I.A (Division d'Infanterie Algérienne) et de l'Etat-major, en file indienne de chaque côté de la route pour laisser le libre passage aux véhicules, nous partîmes vers Cogolin, à pied en pleine nuit.

 

Avec les émotions de la journée, le barda sur le dos, les jambes étaient lourdes. A l'entrée du village libéré quelques heures plus tôt par les Américains, il fallait bien annoncer à ses habitants l'arrivée de l'Armée française! Un retentissant "C'est nous les Africains qui arrivons de loin..." les fit jaillir du lit en pyjama et en chemise de nuit. Ils ouvrirent précipitamment portes et fenêtres pour acclamer leurs compatriotes. A leur grande surprise ils reconnurent des voix féminines, "Ah! II y a aussi des Françaises !"

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Par les portes du nord : la libération de Toulon et de Marseille en 1944

 

 

Basé sur l'ensemble de ces témoignages autant que sur les archives, écrit sans complaisance, cet ouvrage relate la libération de la Provence telle qu'elle s'est réellement passée, avec une force et une vérité qui ne manqueront pas de passionner le lecteur.

 

Extrait du livre si-dessous

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Cavalaire dénarquement Merlinettes, Solange NICOLAU, Marie-Thérèse CERDAN, Yolande FALGUEROLLE
Cavalaire dénarquement Merlinettes, Solange NICOLAU, Marie-Thérèse CERDAN, Yolande FALGUEROLLE
Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
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Merlinette (French Edition) Kindle Edition

DERRIERE LES JALOUSIES qui empêchaient de voir, on entendait parfois l’Algérie bruissant des carrioles et des ânes, des appels à la prière ou des sonneries de clairon, des disputes au marché. Angèle, une copine aussi seule dans la vie que moi, avait adouci ma dernière année de recluse en venant me rendre visite dans ma chambre avec des cigarettes. J’étais une fille sérieuse, mais avec elle j’avais découvert que de tendres caresses peuvent apaiser le mal de vivre en rendant les nuits moins sombres.

L’écriture de Francis Pornon est toujours chargée des souvenirs d’outre-Méditerranée, c’est consubstantiel à son œuvre. Avec délicatesse il nous livre une brève d’amour d’une engagée volontaire au sein de la troupe des vainqueurs du nazisme. Evocateur et délicat

 

 

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Groupement de Résistance du Barrage de l'Aigle
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Né à Lille le 8 janvier 1896, En août 1925, le capitaine Brygoo est admis dans le génie et affecté au 8e régiment du génie à Tours.

De mars 1930 à mai 1934, il assure la direction des études du centre d’instruction des transmissions de l’armée brésilienne à Rio de Janeiro et dès son retour en métropole, il est admis à la 56e promotion de l’école supérieure de guerre.

Chef de bataillon, il rejoint l’état-major du commandement supérieur des troupes du Levant à Beyrouth où en novembre 1938 nommé commandant des transmissions des troupes du Levant, cumulant avec la fonction de commandant du 43e bataillon du génie dès décembre 1940. Sous-chef d’état-major des troupes du Levant et lieutenant-colonel en juin 1941, il est fait prisonnier près de Damas par des troupes australiennes et interné par les anglais près de Jérusalem. Libéré en août, il reprend le commandement des transmissions du Levant et rejoint les français libres.

Adjoint du général Merlin, commandant des transmissions en Afrique du Nord en novembre 1942 et nommé colonel l’été suivant, Robert Brygoo prend le commandement des transmissions du corps expéditionnaire français en Italie, sous les ordres du général Juin et débarque à Naples et fait toute la campagne d’Italie.

Nommé commandant des transmissions de l’armée B du général de Lattre de Tassigny, il débarque à Saint-Tropez le 16 août 1944 et fait les campagnes de France

 

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Pierre (parfois Pierre-Marie ou Marie Pierre) Kœnig – ou Koenig– est un militaire, officier général et un homme politique français, maréchal de France et compagnon de la Libération, né le 10 octobre 1898 à Caenet mort le 2 septembre 1970 à Neuilly-sur-Seine.

 

Héros de la Seconde Guerre mondiale, il est surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la 1re brigade française libre lors de la bataille de Bir Hakeim (Libye), qui se déroule du 26 mai au 11 juin 1942 durant la guerre du Désert, et au cours de laquelle son unité de 3 700 hommes résiste opiniâtrement aux assauts conjugués des armées allemande et italienne, environ dix fois plus nombreuses, de l'Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel.

De juillet 1945 au 21 septembre 1949, il est nommé commandant en chef de la zone d'occupation française en Allemagne

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Surtout connu pour avoir commandé le Corps Expéditionnaire Français en Italie (C.E.F.I.) en 1943 et 1944, remportant avec ses divisions la victoire du Garigliano, Alphonse Juin se caractérise par son profond attachement à l'Afrique du Nord. La plus grande partie de sa carrière s'est déroulée sur l'autre rive de la Méditerranée.

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Courage et dévouement, ces deux mots évoquent les femmes dans la guerre.
En effet, pendant toute la durée du second conflit mondial, de nombreuses
femmes se sont mises spontanément au service de la France. Leur engage
ment est né des circonstances et de leur volonté de servir. Elles se sont en
gagées dans la Résistance où elles ont rejoint différents services de l’armée.
Leur action est souvent mal connue; portant elles ont participé, chacune à
leur place et à leur manière, à la victoire militaire de la France.
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Nom : TORLET Prénoms : Elisabeth Georgette
Informations militaires et Résistance
Conflit : 1939-1945
Grade, unité : Sous-lieutenant - [Résistance] - Résistance Membres de la Résistance
Complément : B.C.R.A. Alger - S.S.M.F./T.R.

Autres informations militaires : Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre - Opératrice radio de la mission R.S.O. Jorxey (Service de Renseignements Opérations) pour le compte de l'armée française - Parachutée près de Sourans le 30/08/1944, mêlée à l'attaque de l'Isle-sur-le-Doubs par les F.F.I. le 05/09/1944, retrouvée assassinée dans les bois près de Blussans une balle en plein visage -Citation : "Jeune fille animée d'une foi ardente dans les destinées du Pays, volontaire pour participer à une mission de recherche de renseignements en zone occupée par l'ennemi. S'est imposée à tous dès le premier jour par son cran et son dévouement. Prise par les allemands le 5 septembre 1944 près de l'Isle-sur-le-Doubs, a fait preuve d'un merveilleux esprit de sacrifice en résistant à tous les interrogatoires de la Gestapo. A préféré mourir plutôt que de dénoncer ses camarades de mission"
Elisabeth Torlet(1).pdf
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  Par le biais de cet article, je tiens à rendre un hommage à ces milliers de femmes anonymes qui méritent le respect, pour le dévouement dont elles ont fait preuve et ce sur tous les fronts. Merci Mesdames.

 

Nous nous appelions Elizabeth (Torlet) , Marie-Louise (Cloarec) , Eugénie (Djendi) , Pierrette (Louin) et Suzanne (Mertzizen) . Nous avions 20 ans et un peu plus. Nous aimions la France et nous voulions la servir. En 1943, en Algérie, nous avons répondu à l'appel du colonel Merlin Lien pour entrer dans le corps des opératrices de transmission nouvellement créé (avec 2000 autres jeunes femmes). En janvier 1944 après nos classes à Staoueli, nous sommes rentrés au contre espionnage (BCRA d'Alger) pour devenir « pianiste » (opératrice radio), malgré le danger des missions en métropoles. Nous avons poursuivi notre formation pour nous préparer à la vie clandestine (parachutisme, conduite de moto...). Prêtes, formées, nous avons été parachutées en France début avril 1944. Missions Berlin et Libellule. Nous avons réussi à créer un lien radio entre Alger-Londres et la résistance. Hélas, en deux semaines, fin avril, nous avons, pour quatre d’entre nous, séparément, été arrêtées, emprisonnées, torturées. En août 1944, nous nous sommes retrouvé toutes ensemble à Ravensbruck sauf Elisabeth qui fut exécutée le 6 septembre 1944 le jour de son arrestation, a l’isle sur le Doubs. Au camp, nous quatre, les rescapées, traitées comme des terroristes, avons attendu le pire. Le pire n'est pas venu. Nous avons cru à notre survie. Et, puis, le 18 janvier 1945, nous avons été pendues et incinérées. 

 

Ces femmes étaient membres des Forces Françaises Libres.
  Ici à Londres en 1944 en pleine Seconde Guerre Mondiale.

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