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Yves POUGET
Yves POUGET

Yves POUGET Retrouvailles Septembre 2013  Le Château de La Vigne (15)

 

Yves POUGET
Yves POUGET

Yves POUGET Retrouvailles Septembre 2013  Les Jardins de Sothys (19)

 

 

 

Yves POUGET Mouvement du barrage de l'Aigle BATAILLON DIDIER

 

-Pseudo YVES, voltigeur, nom POUGET né le 30/07/1923 à Cavaillon (Vaucluse) pas d'instruction militaire, personne à prévenir Monsieur POUGET 16 bis rue  Paulet à Nimes (Gard) célibataire.

décèdé le 11 décembre 2013 à 90 ans Commune de décès : MONTPELLIER (34070)

 

- NOM- PRENOM: POUGET  Yves DATE et LIEU de Naissance: 30/07/1923 à Ales (30) FONCTION OU RESPONSABILITE: Membre du Groupe TITRE DETENU: FFI  PERRIODE DU: 01/08/1944 au 24/08/1944 MOUVEMENT, RESEAU, FORMATION: Bataillon Didier OBSERVATIONS:

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Yves Jean POUGET  alias Yves

Né(e) le/en 30-07-1923 à Cavaillon (84 - Vaucluse, France) lieux de naissance différents ?

Carrière Famille résistance forces françaises de l’intérieur (FFI)

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 487906

 

 

Texte Yves POUGET

Les Chantiers de la Jeunesse naissent officiellement le 31 juillet 1940 et deviennent une institution d’État par la loi du 18 janvier 1941 obligeant chaque citoyen masculin français de vingt ans résidant en zone libre à effectuer un stage de huit mois au sein d’un groupement Ainsi, entre 1940 et 1944, près de 400 000 jeunes effectueront ce stage. Organisation prônant le culte du Maréchal, le stage des Chantiers répond à une triple finalité : modeler une jeunesse virile et sportive former des chefs et des propagandistes de la doctrine vichyste et participer au relèvement matériel du pays. Véritable entreprise d’encadrement idéologique, les Chantiers de la Jeunesse incarnent cette jeunesse qui chante, cette jeunesse qui travaille, cette jeunesse qui croît.

 

Comment les jeunes réagissent-ils face à cette obligation ?

Voir le Site

 

***************************

 

 

- Pseudo YANN Chef de section , nom BAHEZERE DE LANLAY, né le 24/11/1918 à Brest, instruction militaire Engagé  Aspirent engagé volontaire en 1938 Régiment d'Infanterie , personne à prévenir  Monsieur  BAHEZERE DE LANLAY  à Le Bouranguel par Plouigneau (Finistère), célibataire.

 

 

 1943-1944 : Résistance.
En 1943 il rejoint l'Organisation de la Résistance de l'Armée (O.R.A) qui parallèlement aux Chantiers de jeunesse organise des coups de mains, réceptionne des parachutages et prépare le maquis.
Le 6 juin 1944 : après l'ordre de mobilisation radiophonique, il rejoint le maquis comme chef de section.
En juillet 1944 : libération du Cantal. Il prend le Barrage de Sarrans où il fait 117 prisonniers allemands.
En août 1944 : il est nommé Sous-Lieutenant FFI.
En septembre, il participe à la libération d'Autun après la périlleuse reconnaissance du tunnel du Lioran, un de ses faits d'armes les plus dignes d'éloges.
Après le départ du Commandant DIDIER et du personnel du barrage de l'Aigle rappelés sur les chantiers pour y reprendre les travaux, les éléments du Barrage de l'Aigle sont fondus avec d'autres éléments du Corps Franc Pommiès (CFP) et répartis dans la 5e compagnie et dans l'équipe de destruction du Bataillon de LAUWE.

 

Décédé le 21/06/1991 à Paris Enterrement à Locquénolé (29)

* Général de division                              

* Commandeur de la Légion d'Honneur

* Grand-officier du Mérite

* Croix de guerre 1939-1945

* Croix de guerre des T.O.E.

* Croix de la Valeur militaire

 

Titres, homologations et services pour faits de résistance

Yann Marie Tugdual BAHEZRE DE LANLAY

Né(e) le/en 24-11-1918 à Brest (29 - Finistère, France)

Carrière Famille résistance orces françaises combattantes (FFC), forces françaises de l’intérieur (FFI)

Nom du réseau des forces françaises combattantes SR KLEBER

 

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- Pseudo REPOR. Fonction: Voltigeur Nom GROUSSET Robert né le 04/04/1922 à Lyon (Rhône) Entrée à la résistance : 06/06/1944 Entrée au maquis: 08/06/1944 Instruction militaire grade: Néant , Personne à prévenir en cas d'accident: Monsieur GROUSSET Controleur Principal des poste de Rodez (Aveyron) Service Social enfants: Célibataire

Décès 09/03/2021 à Chatou (Yvelines)

Le Groupement 25, appelé "Roland",

est né le 20 août 1940 au Bousquet-d'Orb à l'époque petite ville minière de l'Hérault, située sur la ligne de chemin de fer Béziers-Paris par Neussargues, à 12 km de Bédarieux, le long de l'Orb, petit fleuve côtier qui rejoint la mer à Valras. Plus tard, le groupement alla s'installer à Lunas (même département), puis à Mauriac (Cantal). Sa devise était "Camaraderie, discipline" et son journal s'intitulait naturellement "l'Echo de Roland".

 

Chant du Chantier de Jeunesse 25:

"1-Aux chantiers les jeunes sont partis

Pour obéir au grand chef qui commande

Nous voilà, dans nos regards hardis

La France croit, espère et nous sourit.

2-Dans le travail de tous les jours

Nous sommes ceux qui relèveront la France

Dans le travail et dans l'amour

Nous lui rendrons sa grandeur de toujours.

3-Comme jadis a retenti

Dans Roncevaux cet appel à Charlemagne

Dans le Val d'Orb a retenti

Du sang Gaulois les rudes chants, les vies."

 

1943, le groupement 25 quittent l’Hérault…Photos ci-dessus

Trois alignements de baraques, en parallèle, sont montés aux Pascals. On aperçoit, sur le flanc opposé de la vallée, une partie des constructions du groupe établi à Gours. À droite les maisons de pierre, restaurées.

 

Les Chantiers d’Afrique du Nord ayant rejoint l’armée alliée, les Allemands trouvent les groupements 23 (Saint-Pons), 24 (Lodève) et 25 trop proches de la Méditerranée.

Début avril, les déménagements commencent : le groupement Roland est déplacé dans le Cantal autour de Mauriac.

 

En tête du carnet de chansons se trouve les dix commandements du jeune:

"1-Le reveil tu entendras / Et te lèveras probablement.

2- Au jus ensuite tu iras / Et le distribuera correctement.

3- Au travail tu te rendras / Et obéira certainement;

4- A onze heures tu rentreras / Esquinté naturellement 

5- Au réfectoire tu iras / Pour faire ballon naturellement

6- Ton balot tu le feras / A la chambrée très sûrement

7- Revue de détail tu auras / Et de piole également

8- De garde au poste tu iras / Tous les dimanches forcément

9- Le sourire tu auras / Quand tu entendras "Rassemblement"

10- Et la quille arrivera / En attendant patiemment.

 

Ce carnet de chants contient pêle-mêle "La chanson du Mont-Carroux",  un autre "chant du C.J.F. 25", "Le cavalier de La Rochelle", "El Rancho Grande" , "Sérénade Portugaise", "Voulez-vous Lisette", "L'étoile où brille l'amour", "Le clocher de mon cœur", "Mon Ange" et "Toi que mon cœur appelle"... 

 

Chantier de jeunesse Mauriac (Cantal)
Chantier de jeunesse Mauriac (Cantal)

 

Les Chantiers de la jeunesse seront rattachés successivement au ministère de la Famille et de la Jeunesse (30 juillet 1940-8 janvier 1941), puis au ministère de l’Éducation nationale (8 janvier 1941-5 mars 1943). À partir du 5 mars 1943, une partie des Chantiers passera sous l’autorité directe du chef du gouvernement, une partie à la Production industrielle, puis au ministère de la Production industrielle (19 janvier 1944-17 mars 1944), et enfin au ministère du Travail (17 mars 1944-15 juin 1944).

 

RAPHEL Martial, Marcel,      alias Tarzan

 

Né le 20 avril 1922 à Nalliers (Vendée), exécuté sommairement le 2 avril 1944 à Tulle (Corrèze) ; marin pompier ; résistant dans les FTPF.

 

Martial Raphel était le fils d’Eugène, né en 1886 à Marsais-Sainte-Radégonde, et de son épouse Marie Sénégon, née en 1884 à La Chapelle-Thémer, tous les deux journaliers.
Il devint matelot chauffeur dans le bataillon de marins pompiers (BMP) du 4e arrondissement maritime. Vraisemblablement pour échapper au STO, il se réfugia en Corrèze où il rejoignit les FTPF. Il faisait partie du détachement « Camille Money » de la 5e compagnie FTP de Corrèze qui était implantée sur les communes de Venarsal et de Malemort-sur-Corrèze.


Le 1er avril 1944, à l’aube, ce détachement composé de sept maquisards tendit une embuscade sur la RN 89. Martial Raphel avait la responsabilité d’un fusil-mitrailleur qui prenait en enfilade la route en direction de Tulle, distant d’une dizaine de kilomètres.


Les maquisards ouvrirent le feu sur deux véhicules allemands, un car et une voiture semi-blindée venant de Tulle avec à leur bord une trentaine de soldats et officiers de la Sipo-SD. Le
SS-Obersturmführer Karl Keller de la Sipo-SD de Limoges fut tué. Très vite les Allemands reçurent le soutien de la brigade nord-africaines de Lafont en cantonnement à Tulle. Les maquisards durent se replier. Blessé, Martial Raphel couvrit leur retraite jusqu’à épuisement de se munitions.


Fait prisonnier, il fut conduit à la prison de Tulle. En représailles de l’attaque, les Allemands fusillèrent six résistants le 2 avril dans l’enceinte de la prison, parmi lesquels Martial Raphel.
Il obtint la mention Mort pour la France. Son nom est inscrit à Tulle sur une stèle commémorative et sur le monument aux Morts de sa commune natale

 La bataille d'Égletons se déroule du 3 août au 20 août 1944. Arrivée le 3 août à Égletons (Corrèze), une colonne de la Wehrmacht est accrochée par les FFI. Les combats entre les forces terrestres allemandes et alliées, secondées par l'aviation, vont être rudes. De nombreux bâtiments sont incendiés. Les Allemands contrôlent finalement la ville le 19 août, mais la quittent le 20 août.

 

- AUBRY Ferdinand    Sur le Monument de Aynes (15)

Prénoms : Ferdinand Charles

le 22-02-1912 à Haudiomont (55 - Meuse, France)

Fils de AUBRY Charles né en 1880 à Haudiomont Bucheron

Et de MÜLLER Catherine née en  1879 à Budingen (Allemagne)

Carrière Famille Forces Française de l'Infèrieur (FFI)  Groupe du Cantal, Compagnie 13/27

Blessé lors de l'attaque d'Egletons (19) il est transporté dans un hôpital de campagne à Saint-Yrieix-le-Déjalat  (19) ou il décéde le 14/08/1944 des suites de ses blessures.

Mention Mort pour la France

Sur le monument de Saint-Yrieix-le-Déjalat  (19)

Et sur le monument Haudiomont (55 )

Cote(s)Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 21387

 

 

 

 

.

 

Un service civil obligatoire,

plus connu sous le nom de 

Chantiers de la jeunesse


30 juillet 1940 - 10 juin 1944

 

La débâcle a dispersé les jeunes soldats appelés dans les dépôts militaires. C'est pour trouver une solution à leur situation et les reprendre en main qu'ont été créés les "Groupements de jeunesse". Pour en faire des hommes, il faut d'abord qu'ils soient sains et vigoureux. Les grands travaux d'intérêt général réalisés en plein air concourent à cette formation virile. La culture physique en est son complément indispensable. Elle s'exécute sous la forme de leçons quotidiennes. La pratique régulière de la marche, l'Hébertisme, les rencontres sportives sont autant d'activités choisies par le moniteur d'éducation physique et le chef de groupe des Chantiers de la Jeunesse. Entraînement préliminaire à l'armée, redressement sanitaire, éducation virile et morale en équipe et au plein air, l'usage des pratiques physiques s'inscrit parfaitement dans la doctrine des Chantiers de la Jeunesse.

 

Carte de France des Chantiers de la jeunesse
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Image JPG 2.2 MB

Les coups de main de la Résistance sur les Chantiers sont extrêmement nombreux. Réfractaires cachés et maquisards sont dépourvus de tout, aussi cherchent-ils à se procurer l'indispensable. En particulier dans les magasins des Chantiers pour s'emparer des stocks de vêtements : on verra de nombreux maquisards habillés de cet uniforme. Couvertures, couchage, lainages, chaussures, matériel de cordonnerie, blousons de cuir, tissu, sacs à dos, toiles de tente, ravitaillement, conserves, chevaux et harnais, mulets, bétail, fil téléphonique, matériel d'infirmerie, cuisine, voitures automobiles et même un convoi de camions, l’inventaire hétéroclite montre combien la Résistance s’est alimentée et équipée dans les Chantiers de la Jeunesse.

Général de La Porte du Theil
Général de La Porte du Theil

 

le 4 juillet 1940, le ministre de la Guerre, Louis Colson, confie au Général de La Porte du Theil le soin de prendre en charge ces éléments. Le 30 juillet 1940, les Chantiers de jeunesse sont créés et le 1er août 1940, les premières jeunes recrues sont affectées, pour une durée de six mois, aux « Groupement des jeunesses françaises ».

 

En 1943, les Chantiers sont répartis en 52 groupements, de 1500 à 2000 jeunes, installés en France non occupée et en Afrique du Nord. Le commissariat général, basé à Châtel-Guyon, (Puy-de-Dôme) au Splendid Hôtel, coordonne les commissariats régionaux. Chaque commissariat régional supervise une école de cadres et 8 à 10 groupements, assimilables à des régiments, de 1500 à 2200 hommes. Chaque groupement est divisé en 6 à 12 groupes, semblables à des compagnies, de 150 à 200 hommes chacune. Les groupes sont eux-mêmes divisés en équipes.

 

En novembre 1943, les Chantiers sont réduits à 30000 hommes, les jeunes « en excédent » étant requis par le ministère de la Production industrielle.

 

A partir de septembre 1943, devant de nouvelles exigences allemandes réclamant l'envoi en Allemagne de la quasi-totalité des effectifs restant des Chantiers, le général de La Porte du Theil, refuse catégoriquement toute mise à disposition supplémentaire au bénéfice de l'occupant. Mais il décline également les invitations de la Résistance à passer à la dissidence et à gagner Alger. Averti d'une arrestation imminente à la fin de décembre 1943, il refuse de s'enfuir. Destitué, arrêté le 4 janvier 1944 à son bureau de Châtel-Guyon, il est assigné à résidence en Allemagne jusqu'à la fin de la guerre. Jugé pour collaboration,

 

Les Chantiers de la jeunesse sont finalement dissous le 10 juin 1944. On estime le nombre de personnes passées par les Chantiers entre 300 000 et 500 000. Parmi eux, environ 16 000 jeunes ont été envoyés directement au Service de travail obligatoire (STO). La liquidation des Chantiers est confiée au ministère de l'Éducation nationale, sauf la partie financière qui releva jusqu'au 1er novembre 1945 de l'Intendance militaire.

 

https://francearchives.fr/findingaid/56e74bc24e7da43a36a215df123c2f3256b11d0c

 

CJF 24 Chantier de Jeunesse du Languedoc pendant l'occupation Allemande
CJF 24 P MAZIER Un chantier jeunesse lan
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Au début de la Seconde Guerre mondiale, le général de La Porte du Theil a cinquante-six ans et commande le VIIe corps d'armée. Mais pour cet ancien élève de Polytechnique, qui fut professeur à l'École de guerre puis directeur de l'École d'application de l'artillerie, l'essentiel n'est pas dans cette tâche ; ce sont ses responsabilités de commissaire général des Chantiers de jeunesse dans le gouvernement de Vichy qui marquèrent son destin.

 

A la fin de 1943, La Porte du Theil tente enfin de limiter les prélèvements incessants de travailleurs pour l'Allemagne, qui réduisent considérablement ses effectifs, et peut-être donc son influence au sein de l'appareil de Vichy. S'il n'a rien d'un fervent collaborationniste et que nul opposant n'a jamais mis en doute ses sentiments patriotiques, il refuse toutefois de rompre avec le régime pétainiste collaborateur. Approché par la Résistance à l'automne 1943  il refuse de s'y joindre. Considéré néanmoins comme insubordonné par l'occupant allemand, sa révocation et son arrestation sont décidées. Mais, bien qu'averti, il refuse de s'enfuir et se laisse arrêter à son bureau de Châtel-Guyon, le 4 janvier 1944, 24 heures après avoir été démis de ses fonctions.

 

Il est interné à Munich, puis en Autriche. Il tombe entre les mains de l'armée française le 4 mai 1945.

 

Après la Libération, il est jugé par la Haute Cour de Justice pour avoir participé au Gouvernement de Vichy. Ses 16 mois d'exil forcé en Allemagne, le soutien nullement prouvé censé avoir été apporté à la Résistance, comme sa tardive opposition à l'envoi des jeunes des Chantiers au STO lui permettent d'obtenir un arrêt de non-lieu. La cour constate toutefois que le crime d'indignité nationale, tel que défini par l'ordonnance du 26 décembre 1944, est bien constitué il est décédé le 5 novembre 1976 à Sèvres-Anxaumont (Vienne),

 

En parallèle aux Chantiers de jeunesse, deux organisations similaires ont également existé.

 

Les Chantiers de jeunesse de la marine (CJM)

 Les Chantiers de la jeunesse de la marine (CJM) sont créés par l'amiral François Darlan. Leur existence légale date du 25 février Ils ont pour but de former et d'entraîner des jeunes dont la vie civile était orientée vers la mer (pêcheurs, marins de commerce, futur marins de la Marine nationale). Ils sont dirigés par le commandant en chef Jacques Traub (capitaine de corvette). Les centres sont composés de divisions formées par spécialité et partagées en sections de quatre équipes. L'administration centrale des différents centres est alors gérée à Marseille, puis, après l'invasion de la Zone libre, à Fonties Cabardes (Aude) en (Montagne Noire) au bassin de Saint Ferréol. Environ 200 personnes travaillent dans ce centre entre 1941 et «Le Sirocco» au cap Matifou à l'est d'alger a, quant à lui, un effectif de 400 personnes sous son commandement. Enfin, un quatrième centre était prévu au Maroc, mais l'opération Torch (Débarquement allié en Afrique du Nord) empêche sa création.

 

Jeunesse et Montagne (JM)

L'institution Jeunesse et Montagne (JM) est une organisation créée par l'armée de l'air en août 1940, après la défaite, afin de donner une formation à la jeunesse (notamment aux jeunes qui auraient voulu devenir aviateurs) alors que l'armée française est quasiment dissoute par les autorités allemandes. Jeunesse et Montagne est donc une organisation sœur des Chantiers de la jeunesse française. Elle est aussi l'ancêtre de l'actuelle Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA), qui est un centre de loisirs pour la jeunesse. L'objectif de l'institution est alors de conserver une activité aux cadres et aux engagés volontaires de l'armée de l'air. Les aviateurs doivent construire en montagne une vie calquée sur celle des sections d'éclaireurs skieurs. La gestion de l'organisation est confiée au capitaine Jacques Faure. Celui-ci fait appel, début septembre 1940, à trois jeunes sous-lieutenants d'aviation récemment démobilisés : Alfred Testot-Ferry, en charge de la région du Beaufortain à l'est d'albertville. Gustave Isnard, en charge d'une région allant du Dauphiné à l'alpe d'huez.

 

 

 

Annuaire des Chantiers de la Jeunesse

1er Juillet 1945

 

Vers la fin du mois d'octobre 1940, le général Joseph de La Porte du Theil demande aux responsables "des travaux" du Commissariat général de Châtel-Guyon (63) de lui proposer un projet d’insigne. Le colonel Créange, ancien combattant de 1914-1918, propose un croquis hâtif, avec le "triptyque" finalement retenu : les épis de blé, le drapeau tricolore et le soleil levant sur un horizon de verdure.

 

Les épis symbolisent la régénération de la France par la formation ou l'éducation de sa jeunesse, l'idée étant d'en recueillir les fruits ultérieurement.

 

Le drapeau français "tombant" symbolise la France : il ne mérite pas d'être représenté déployé à cause de la défaite, mais les épis sont là pour nourrir l'espoir qu'un jour il le sera de nouveau.

 

Le soleil symbolise l’espoir. Il se lève au-dessus de la verdure, environnement des camps de jeunesse. Sur la version en métal de l’insigne, des tentes sont ajoutées sur le fond vert. Elles représentent le seul abri des pionniers des camps de jeunesse qui, en août et septembre 1940, ne disposent que d’une toile de tente individuelle pour s’abriter, dans le meilleur des cas.

Le musée des Chantiers de Jeunesse de Châtelguyon propose un retour historique sur une époque (1940-1944) où les Chantiers de la Jeunesse ont remplacé, en zone non occupée, le service militaire par un service civil, occupant à divers travaux d'intérêt général les conscrits.

Il présente également les Chantiers de la Marine ainsi que Jeunesse et Montagne, organisme encadré par des militaires de l'Armée de l'Air mis en congé d'armistice.

 

http://www.memospace.fr/fr/sites/25823-musee-des-chantiers-de-jeunesse

 

 

 

 

 

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