Retour page accueil

 

Barrage du Chastang Page     N°2          Cité Port de Glény 

 

Le Nouvelle espace d'information du Chastang

 

 

 

 

Barrage du Chastang

Vidange 2013

 

Abbaye de Valette

Le Roffy

Au Roffy, il n'y avait que quatre ou cinq maisons et pas de commerce. Il fallait se rendre au Chambon, à 3,5 kilomètres, pour trouver cafés et école. A chaque vidande de la retenue d'eau, les vestiges de l'abbaye de Valette d'Auriac datant du XIIème siècle réapparaissent. L'usine-barrage du Chastang a été construite sur la Dordogne entre 1947 et 1952. C'est une usine hydro-électrique mise en service en 1951.

La dernière vidange date de 2005 et les derniers témoins sont de moins en moins nombreux à se souvenir. Curieux paradoxe en effet que celui de ces villages engloutis qui ont connu, justement grâce à la construction des barrages, un surcroît d'activité avec l'arrivée massive d'ouvriers, tous corps d'état confondus. Il a bien fallu loger tous ces gens et les nourrir le temps de la construction.
Mais ce ne fut que le chant du cygne car sitôt le chantier du barrage fini, les villages disparurent.

En 1500, l'abbé régulier, nommé Pignot, est confronté à Charles de Lévis, qui veut s'imposer en tant qu'abbé commendataire.

Durant les guerres de religion, l'abbaye est ravagée et incendiée en 1574 par les troupes de Geoffroy de Vivans ; il est probable qu'à cette date, une partie de la communauté se réfugie dans la maison de Brocq. Une reconstruction est entreprise en 1601, après les destructions.

En 1775, le monastère, en butte à une crise particulièrement grave, voit partagés par le Parlement de Paris ses biens et ses revenus ; le bénéfice qui résulte de cette vente permet de faire vivre l'abbaye jusqu'à la Révolution

L'abbaye ne compte plus que trois religieux en 1790. Elle est vendue comme bien national à Jean-Auguste Pénières, conventionnel, qui tente d'y établir une verrerie, sans succès ; il se contente d'y exploiter les noyers plantés par les moines. Ensuite, Gabriel Chamfeuil s'y établit, et y installe son activité de flottage sur la Dordogne.

En 1899, à la mort de Chamfeuil, ce dernier lègue l'ancienne abbaye à Jean-Baptiste Serres (1827-1904), prêtre fondateur des Petites Sœurs des Malades ; il y établit en 1898 « un petit noviciat qui recevait les jeunes filles pauvres, mais offrant des garanties de vocation religieuse » ; une réparation des toits est entreprise et les premières pensionnaires arrivent en mars 1899. Cependant, trop isolée, l'institution ferme en 1928, et est revendue ; une ferme est installée dans les locaux par les nouveaux propriétaires.

L'abbaye, passant de mains en mains, reste dans un assez bon état jusqu'à la seconde Guerre mondiale, en particulier le bâtiment des moines, qui sert de lieu d'habitation. En 1941, l'annonce de la construction du barrage du Chastang et l'engloutissement devant en résulter provoque l'abandon du site, et le pillage des bâtiments restants. Dès 1940, les champs entourant l'édifice sont défoncés afin d'en réutiliser les matériaux pour la construction du barrage.

La mise en eau a finalement lieu en 1951, noyant les ruines du monastère, qui avait été dynamité peu avant.

Les seules parties sauvées du bâtiment sont le porche de l'abbaye, réinstallé dans le bourg d'Auriac, et le grand escalier installé dans le château de Val

 

 

 

Barrage du Chastang

Vidange 2005

 

Le Roffy

Pont du Chambon

A 93 ans, Alphonsine Faintrenie se souvient de son cher village, le Roffy, situé à 6 kilomètres en aval de Spontour et noyé sous la retenue du barrage de Chastang.

«Le Roffy, on peut pas en dire bien loin » lance Alphonsine Faintrenie. Et pourtant, quand elle commence à évoquer le cadre de son enfance, elle semble inépuisable et, de sa voix douce et chantante, elle égrène les souvenirs intacts qui envahissent sa mémoire.

Elle naît avec le printemps, le 21 mars 1920, dans la maison que possède sa grand-mère, au Roffy. « Cette maison, elle l'avait achetée au tribunal. Elle avait appartenu à un certain Rey. Alors après, les gens ont appelé ma grand-mère puis ma mère "La Reyne" ! » Un surnom qui n'a pas suivi la petite Alphonsine que l'on nommait avec humour « La princesse ».

Ses parents s'installent à leur tour au Roffy, dans une ferme qu'ils ont acquise. Ils y auront six enfants. La vie s'organise et, si le climat est doux, les journées de travail sont rudes avec quelques vaches, veaux de lait destinés à la vente, cochons, fruits, légumes, châtaignes et noix qui sont, tout au long de la Dordogne, les richesses habituelles des riverains. La pêche, bien sûr, fait aussi partie du quotidien.

« Mon père avait un bateau. Souvent, la nuit, quand l'eau était " grande ", ma mère l'accompagnait pour attraper les poissons. » Le fruit de ces virées nocturnes est généreux : anguilles, truites, ablettes, chevaines et vandoises (que les pêcheurs appellent assaies). La retraitée se souvient : « Chaque année, invariablement les 18 et 19 mars, les assaies frayaient dans la Luzège. Les pêcheurs de Spontour descendaient pour l'occasion ». Et d'organiser des parties de pêche frénétiques, dans des conditions souvent glaciales.

« L'eau était très froide, poursuit Alphonsine Faintrenie. Ils y entraient jusqu'aux hanches ». On allumait alors des feux sur les rives, où les hommes venaient se réconforter en buvant du vin chaud.

Au Roffy, il n'y a que quatre ou cinq maisons et pas de commerce. Il faut se rendre au Chambon, à 3,5 kilomètres, pour trouver cafés et école. C'est là qu'Alphonsine passe son certificat d'études, en 1932. La suite de sa jeunesse se déroulera à la ferme et elle reconnaît n'avoir jamais eu le temps de jouer. « Je ne me suis pas bien amusée… On me trouvait toujours du travail à faire et j'étais toujours disponible ».

S'occuper de la fratrie, soigner les bêtes, cueillir les fruits étaient un quotidien dont elle parle avec douceur et mélancolie. À 13 ans, la toute jeune fille s'occupe aussi d'aller vendre les produits qui apportent un complément de revenus dont la famille a besoin. À pied, elle va à Auriac, à Reilhac-Xaintrie, grimpant inlassablement les côtes. Pour ses 17 ans, son frère Gaston lui offre un vélo. « Quelle surprise et quel bonheur ! ».

À l'heure des expropriations, la jeune fille est mariée et vit à Selves d'Auriac. En 1950, ses parents quittent le village pour s'installer à La Bouldoire. « Ils ont supporté car ils n'étaient pas trop loin de l'eau ». Son frère Raymond ferme définitivement les portes de la maison familiale l'année suivante.

Alphonsine Faintrenie est retournée dans son village pendant la vidange de 1984. « J'y suis allée ramasser des galets. Ça n'avait pas trop changé. Ça n'était pas lugubre ». Une impression effacée en 2005 et pourtant… La vieille dame espère toujours une prochaine vidange. « C'est ça que j'attends avant mon décès. Je voudrais revoir mon Roffy chéri… »

Yveline David

Création du Site

Xaintrie-Passions

Le 27 Mai 2012

 

Un petit site sans

 prétention, apolitique

 juste pour nôtre plaisir

     et peut-être le vôtre ...

   * Que du Bonheur *

 

 

Bienvenus en Corrèze

 La Xaintrie

 

Idéalement situé entre la Vallée de la Dordogne classée Réserve Mondiale de Biosphère par l'Unesco et les Monts d'Auvergne, le Gite de la Bouldoire, attend les amoureux de pêche, vélo, rando à pied ou à cheval, baignade, etc...

Site du Gite La Bouldoire

Alain AUBIGNAC

Administrateur du site

danielleaubignac@orange .fr

 

Correspondant pour

Xaintrie-Passions

 

Bernard BARDI

 

Mes Passions:

Le Dessin (les Pastels)

La Photo : fleurs, insectes,

                 nature, paysages

Le Sport:

   Marathon   

  Triathlon  

 Cyclisme

Le Cèpe de Bordeaux
Le Cèpe de Bordeaux
La Vache de Salers
La Vache de Salers
La Châtaigne
La Châtaigne
Promenades en sous bois
Promenades en sous bois
Les lacs et la Pêche (Lac de Feyt)
Les lacs et la Pêche (Lac de Feyt)
La Faune
La Faune
La Flore (Le Genet)
La Flore (Le Genet)
Le Patrimoine (Tours de Merle)
Le Patrimoine (Tours de Merle)
Les Barrages (Le Chastang)
Les Barrages (Le Chastang)
Les rivières (La Dordogne) Argentat
Les rivières (La Dordogne) Argentat