Résistance Barrage de l'Aigle page des Républicains Espagnols
Résistance Barrage de l'Aigle page des Républicains Espagnols
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 La Retirada : Les réfugiés Espagnols arrivent

en Auvergne et en Limousin

Disséminés dans des Groupements de Travailleurs Etrangers  (GTE)


Bien que le régime de Vichy les considère comme des ennemis potentiels, ils vont être
dispersés dans les campagnes dans des petits groupes jouissant d’une relative autonomie.
Pour pallier le manque d’hommes mobilisés sur le Front ils effectuent des
travaux de force sur des chantiers, dans les forêts, dans les fermes ou dans les mines.


Les
barrages de l’Aigle, de Bort-les-Orgues, et de Saint-Etienne-Cantalès seront construits en partie par les GTE espagnols.

 

Ces petits groupes d’anciens combattants soudés, politisés et éloignés des villes vont rapidement devenir l’un des principaux terreaux des maquis d'Auvergne et du limousins .

Ils 
s’intègrent à l’AS (Armée secrète), à l’ORA (Organisation de Résistance dans l’Armée) et relèvent des mouvements
« Combat », « Libération », « Franc-tireur » qui vont se regrouper dans les MUR (Mouvements Unis de Résistance) ou encore au sein des FTP-MOI (Francs tireurs partisans de la main-d’œuvre immigrée) d’obédience communiste

 

Redoutable groupe composée de jeunes gens étrangers téméraires, et désireux d’anéantir le fascisme. Ces hommes aguerris vont mettre leur connaissance de la Résistance au service de l’armée de l’ombre.

Un peu d'histoire, cela permet de comprendre comment nos anciens espagnols ont été engagés dans l'aventure?

 

Henri Ingrand (Rouvre) a été désigné par le GPRF d'Alger et le Général de Gaulle, Commissaire de la République (autorité civile) pour l'Auvergne (R6). Il avait comme adjoint militaire Emile Coulandon (Gaspard), colonel chef des maquis MUR et AS pour la Région de tendance Gaulliste. Les FTP communistes et l'ORA militaire restaient indépendants. Les FTP étaient pour l'action immédiate contre l'occupant, tandis que l'ORA de tendance Giraudiste et attentiste ne serait engagée que lors du débarquement.

 

La stratégie des chefs de la résistance étaient de créer dans cette région, comme les Alpes (Vercors), le Jura (Glières), la Bretagne, les Pyrénées, des réduits défensifs fortement armés pour retenir et affronter les forces ennemies. C'est ainsi que ce document donnait ordre fin mai de rassembler des milliers de maquisards dans les réduits du Mont Mouchet, de la Truyère et Le Lioran pour l'Auvergne, principalement AS et MUR. Néanmoins, des maquisards de l'ORA, ceux du barrage et de Pleaux ont toutefois rejoint le col de Néronne et pour les Espagnols le Puy Violent, mais ils étaient peu armés et non prêts pour affronter l'ennemi.

 

Après le débarquement du 6 juin, les allemands ont attaqué et fait voler en éclat le réduit du Mont Mouchet, puis quelques jours plus tard celui de la Truyère. Il y a eu des centaines de morts. De nombreux maquisards se sont éparpillés un peu partout, vers d'autres départements, ainsi que vers le Lioran et la vallée de la Dordogne.

 

La stratégie a donc changé, les chefs de la résistance sont passés à la guérilla. Le 13 juillet, au barrage de l'Aigle, sous la pression des alliés, de Ingrand et Coulandon, tous les mouvements se sont réunis et rassemblés au sein des FFI. le Colonel Fayard (Mortier) de l'ORA est devenu chef d'état major régional de la résistance, et le lendemain 14 juillet, grâce à l'appui du Major Cardozzo, a eu lieu le parachutage de l'opération Cadillac à Pleaux. 

 

Ces 90 tonnes d'armement ont permis d'armer tous les maquis, y compris les Espagnols.

Ceux-ci ont été chargé du contrôle de la Zone 10 à l'ouest et au Sud des monts du Cantal. Ils étaient autonomes mais restaient en liaison avec les autres maquis.

 

Début août jusqu'à fin septembre, tous ces maquis au sein des FFI ont harcelé les allemands au Pas de Compaing, au Lioran, à Murat, à Saint-Flour, et jusqu'en Bourgogne avec les divers bataillons de l'ORA. Les Espagnols eux continuaient à intercepter les groupes d'allemands attardés et épars qui fuyaient du Sud-Ouest vers Lyon et Clermont, pour échapper à l'encerclement des armées alliées qui remontaient par la vallée du Rhône depuis le débarquement de Provence du 15 août.

 

Pour fuir, la tactique de ces groupes d'allemands en repli était la suivante. La veille au soir de leur départ, ils faisaient partir de nuit en éclaireurs plusieurs hommes à pieds sur l'itinéraire à prendre. Ils étaient quasiment sacrifiés en cas d'embuscades par les maquis. Plus tard en milieu de nuit, partaient des cyclistes et d'autres à pieds qui le long de leur cheminement, volaient ce qu'ils pouvaient sous la menace des armes, vélos, chevaux et charrettes, voitures. Enfin au petit jour, une colonne de véhicules de toutes sortes qui rejoignait les premiers et évitait ainsi de tomber dans des attaques, leur permettant de se défendre, de riposter ou de changer d'itinéraire. Ce sont ces groupes que harcelaient les Espagnols au sein du Bataillon Didier

 Internement et mise au travail

sous Vichy

 

 Au cours de l’hiver 1939, l’entrée non désirée, non prévue, puis finalement acceptée de 500 000 républicains espagnols suscite de graves inquiétudes au sommet de l’État français

 

 Les républicains espagnols ont été intégrés à l'effort de guerre par le biais des compagnies de travailleurs étrangers (CTE), sous la Troisième République.

 

Vichy les convertit en groupements de travailleurs étrangers (GTE) en 1940. Entre 1942 et 1943, 26 000 Espagnols travailleurs des GTE ou autres sont envoyés dans le cadre du STO sur les chantiers de l'Organisation Todt sur la façade atlantique

En 1939-1940, beaucoup de républicains demandent à s'engager dans les bataillons étrangers de l'armée française, malgré la méfiance des officiers français envers ces « Rouges », les communistes étant liés à l'Allemagne par le Pacte germano-soviétique.

 

Fin 1941 - 1942, ils sont nombreux à rejoindre la Résistance française, les maquis et les Forces françaises libres

 

       Les  Groupements  de  Travailleurs  Étrangers

 dans  le  département  du  Cantal  de  1941  à  1945.

 

    De l’année 1941 à l’année 1945, provenant pour la plupart des camps de concentration ou d’internement français, plusieurs milliers de travailleurs étrangers surnommés « les indésirables » ont été déplacés de force dans le département du Cantal, ceci afin de participer à l’effort économique du pays placé sous occupation allemande, tout particulièrement à partir de l’année 1942 après l’invasion de la zone libre.

 

  C’est ainsi que, à partir de recherches effectuées à distance dans les Archives Numérisées du Cantal, Il a pu être recensé six (6) Groupements de Travailleurs Étrangers répartis dans tout le département. Groupements constitués de ressortissants de toutes nationalités, mais principalement d’espagnols, de polonais et de membres de la communauté juive, sachant que beaucoup de polonais étaient de confession juive. Le cynisme des autorités de Vichy allant jusqu’à désigner ces derniers sous le terme de « Palestiniens », ou mieux encore, de manière plus stigmatisante, « d’Israélites oisifs »….

 

  Ces six Groupements se répartissaient de la façon suivante ;

 

 1/-  Le 401ème GTE constitué d’environ 400 espagnols installé à Laroquebrou pour la construction de barrages hydro-électriques.

 

2/-  Le 417ème GTE constitué d’environ 500 à 600 espagnols installé à Aurillac et Arpajon-sur-Ceré, destiné à la construction de barrages, aux travaux agricoles, à l’exploitation forestière, à l’entretien des voiries et à l’industrie minière en particulier.

 

3/-  Le 431ème GTE constitué d’environ 400 espagnols installé à Mauriac et Tourniac destiné principalement à la construction de barrages.

 

4/-  Le 437ème GTE constitué d’environ 200 espagnols installé à Mauriac et destiné tout principalement à la construction de barrages.

 

5/-  Le 664ème GTE constitué essentiellement d’environ 200 polonais et juifs de diverses nationalités installé à Mauriac, destiné en principe à la construction de barrages, à l’exploitation forestière, au défrichement et au charbonnage, aux travaux agricoles, aux travaux d’urbanisme et à l’artisanat au profit d’entreprises privées ou de particuliers.

 

6/-  Le 864ème GTE constitué principalement de polonais et juifs, environ 200 travailleurs, initialement installé à   Mauriac, mais ayant la particularité d’être réparti dans plusieurs autres localités des départements limitrophes comme Vic-sur-Ceré dans le Cantal, Saint-Agrève dans l’Ardèche, Gréoux-les-Bains dans les Basses-Alpes, Nébouzat dans le Puy de Dôme.

 

  Ce groupement avait pour fonction première d’accueillir et garder les travailleurs n’étant plus en mesure de fournir une production indispensable en raison de leur inaptitude (accidents, maladies, âge).

 

7/-  Enfin un Groupement Disciplinaire implanté à Chabreuges dans la Haute Loire destiné à recevoir les éléments récalcitrants ou ne répondant pas aux obligations imposées par les autorités d’emploi.

 

Un nombre important de ces travailleurs, surtout espagnols, ayant été employés durant ces années de labeur au titanesque chantier du barrage de l’Aigle sur la Dordogne, au sein de l’entreprise Léon Ballot, ont par la suite, lors de la libération, intégré les maquis du bataillon « Didier » de l’ORA, afin d’y combattre l’occupant. Ce document et les pièces y étant annexées, est essentiellement destiné à enrichir le fonds documentaire de l’association « Amicale des Compagnons de l’Aigle sur Dordogne » au bénéfice de ses membres, de son Président et des Administrateurs.

 Liste partielle des exilés espagnols employés par l'entreprise Léon Ballot et embauchés à partir de mai 1941 pour le chantier du barrage de l'Aigle.

Tous n'ont peut-être pas fait partie du mouvement libertaire de la CNT

Archive départemental du Cantal

 Lire l'article en 2e page

La vie des exilés Espagnols dans le barrage de l'Aigle
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Page Antonio CUERVA                           

 

Page Juan MARTINEZ ESCORIZA

 

Page José SANTIAGO-PAVON

    La liste des 75 résistants d'une compagnie espagnole commandée par le Capitaine Montoliu Del Campo intégrée au bataillon "Didier".Barrage de l'Aigle

Archive départemental du Cantal (cote 18 J 13)

A gauche      ASCENS VALERA José
A gauche ASCENS VALERA José

 1- José Santiago - Pavon

 2- José Hernandez - Perez

 3 - Pedro Garcia - Garrigo

 4 - 5 - 6   Inconnus

 7 - Juan Escoriza - Martinez

 

 Maquis du Barrage de l'Aigle

Compagnie Espagnole du groupement DECELLE

 

 

Liste de 1 à 18 des résistants de la compagnie espagnole

Du Capitaine Montoliu Del Campo  Site Militants Anarchistes

intégrée au bataillon "Didier".

 

Page N°1 sur 5

 

 

 

 

N°1     MONTOLIU DEL CAMPO Juan                      Site Militants Anarchistes

N°2      BARBOSA GIRO Miguel                               Site Militants Anarchistes

N°3      ASCENS VALERA José                                   Site Militants Anarchistes

N°4      GERMAN GONZALEZ Alberto                     Site Militants Anarchistes

N°5      SANTIAGO PAVON José                               Site Militants Anarchistes    Xaintrie-Passions

N°6      ROMAN MORALES Juan                              Site Militants Anarchistes

N°7      LOPEZ ASTURIANO Alfonso                        Site Militants Anarchistes

N°8      CRESPO ESCORIVELA Vicente                     Site Militants Anarchistes

N°9      ARREDONDO ALMODOVAR Ramon          Site Militants Anarchistes

N°10    SERRAROLS CAROL Ramon                         Site Militants Anarchistes

N°11    PINOL RUBI Angèl                                         Site Militants Anarchistes

N°12    DIAZ SERRA José                                           Site Militants Anarchistes

N°13    MARTINEZ CAGUELA Félipé                        Site Militants Anarchistes

N°14    GARCIA GASCON Matéo                              Site Militants Anarchistes

N°15    GARCIA ESPESO Mariano                            Site Militants Anarchistes

N°16    ROMERO PEREZ Antonio                             Site Militants Anarchistes

N°17    CAZADAR CASTELLA Miguel                        Site Militants Anarchistes

N°18    BARON FERRER Zacarias                              Site Militants Anarchistes

 

Voir le document original ci-dessous

 

Liste de 19 à 34 des résistants de la compagnie espagnole

Du Capitaine Montoliu Del Campo intégrée

au bataillon "Didier".

 

Page N°2 sur 5

 

 

 

 

N°19     MONTERO VAQUERO Francisco             Site Militants Anarchistes

N°20     RUIZ BERNALTE Julian                              Site Militants Anarchistes

N°21     BARONA CASTRO Florentin                     Site Militants Anarchistes

N°22     YUFERA FIGUEREDO Alberto                    Site Militants Anarchistes

N°23     JODAR SARIANO Manuel                         Site Militants Anarchistes

N°24     DIAZ DIAZ Cristobal                                   Site Militants Anarchistes

N°25     BURGUETE TRIAN Santiago                     Site Militants Anarchistes

N°26     MUZIO TOSI Pedani                                   Site Militants Anarchistes

N°27     PUJOL CASASUS José                            Site Militants Anarchistes

N°28     URBAN CARACHAU Manuel                     Site Militants Anarchistes

N°29     RUIZ ORTIZ Monserrate                           Site Militants Anarchistes

N°30     ROMAN CUERVA Ricardo                         Site Militants Anarchistes

N°31     ROMAN CUERVA Antonio                         Site Militants Anarchistes

N°32     SUNER LLOP Eugénio                               Site Militants Anarchistes

N°33     VALENTIN BLASIO Francisco                  Site Militants Anarchistes

N°34     GALERA GONZALEZ Augustin                 Site Militants Anarchistes

 

Voir le document original ci-dessous

 

Liste de 35 à 50 des résistants de la compagnie espagnole

Du Capitaine Montoliu Del Campo intégrée

au bataillon "Didier".

 

Page N°3 sur 5

 

 

 

N°35   VIZCARRO FIBLA Jaime                          Site Militants Anarchistes

N°36   ROMEA ALADEN Baltasar                        Site Militants Anarchistes

N°37   DE HUNA ALBERT José                            Site Militants Anarchistes

N°38   FERNANDEZ FERNANDEZ Salvador          Site Militants Anarchistes

N°39   CRESPO GONZALEZ Francisco                 Site Militants Anarchistes

N°40   GERMAN GONZALEZ José                        Site Militants Anarchistes

N°41   LAFORAS RICARD Luis                            Site Militants Anarchistes

N°42   LOPEZ ALECHA Ricardo                           Site Militants Anarchistes

N°43   GARCIA MARTINEZ Antonio                      Site Militants Anarchistes

N°44   LIDON CICILIA Juan                                 Site Militants Anarchistes

N°45   GONZALEZ NAVARRO Manuel                   Site Militants Anarchistes

N°46   LLISO MORENO José                                Site Militants Anarchistes

N°47   LOPEZ ESPEJO Antonio                            Site Militants Anarchistes

N°48   QUILES VALDES Pédro                              Site Militants Anarchistes

N°49   SABATER ORENGA Mauriélo                     Site Militants Anarchistes

N°50   HEREDIA VICO Antonio                              Site Militants Anarchistes

 

Voir le document original ci-dessous

 

 

Liste de 51 à 67 des résistants de la compagnie espagnole

Du Capitaine Montoliu Del Campo intégrée

au bataillon "Didier".

 

Page N°4 sur 5

 

 

N°51   MAMAS CABEZAS Pédro                          Site Militants Anarchistes

N°52   MARTINEZ REBOLLO José                         Site Militants Anarchistes

N°53   RODRIGUEZ CAPARROS Juan                   Site Militants Anarchistes

N°54   VIVANCOS FUCASTE Manuel                   Site Militants Anarchistes

N°55   BASERVE ROMANS Juan                           Site Militants Anarchistes

N°56   TEJEDOR TERRER Manue                          Site Militants Anarchistes

N°57   NAVARRO GALLEGO Diégo                        Site Militants Anarchistes

N°58   GARCIA GARRIGO Pédro                            Site Militants Anarchistes

N°59   HERNANDEZ PAGAN Ginès                        Site Militants Anarchistes

60   HERNANDEZ PEREZ José                            Site Militants Anarchistes

N°61   SUAREZ DIAZ Ignacio                                  Site Militants Anarchistes

N°62   ESCORIZA MARTINEZ Juan                        Site Militants Anarchistes    Xaintrie-Passions

N°63   SANCHEZ SANCHEZ Antonio                     Site Militants Anarchistes

N°64   USON ARA Grégorio                                   Site Militants Anarchistes

N°65   BURRUENCO PORCUNA Joaquin              Site Militants Anarchistes

N°66   GONZALEZ GONZALEZ Antonio                Site Militants Anarchistes

N°67   RODRIGUEZ URENA Manuel                     Site Los de la Sierra

 

Voir le document original ci-dessous

 

Liste de 68 à 75 des résistants de la compagnie espagnole

Du Capitaine Montoliu Del Campo intégrée

au bataillon "Didier".

 

Page N°5 sur 5

 

 

N°68    GINES CICILIA Pélerin                             Site Militants Anarchistes

N°69    MERINO ESTEVE Fernando                      Site Militants Anarchistes

N°70    BORREGUERO GARCIA José                    Site Militants Anarchistes

N°71    CALLE GARCIA Jaime                              Site Militants Anarchistes

N°72    GIL MORENO Luis                                     Site Militants Anarchistes

N°73    LOPEZ OCHOA Gumersindo                      Site Militants Anarchistes

N°74    FUENTES BEJARANO Eugénio                  Site Militants Anarchistes

N°75    SONSONA GIMENO José                           Site Militants Anarchistes

 

Voir le document original ci-dessous

 1- José Santiago - Pavon

 2- José Hernandez - Perez

 3 - Juan Escoriza - Martinez

 4 - 5 - 6 - 7   Inconnus

 

 Maquis du Barrage de l'Aigle

 Compagnie Espagnole du groupement DECELLE

 

 

 

 

 

 

Théodore Esparta, travailleur espagnol rattaché à un GTE affecté aux travaux de construction du barrage de l’Aigle (Corrèze), 1942

 

 

https://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/creation-des-compagnies-et-des-groupements-de-travailleurs-etrangers

 

Dictionnaire des militants Anarchistes          1936 1975 Los de la Sierra

 

21 Républicains Espagnols ( de la CNT ) travailleurs au Barrage de l'Aigle Chantier où travaillaient près de 600 Espagnols

 

Historiquement, l'anarchisme en Espagne a eu une influence considérable.

Mouvement ouvrier et de masse, il a profondément marqué l'histoire de l'Espagne jusqu'en 1939.

 

En 1868, Giuseppe Fanelli implante l'Association internationale des travailleurs (AIT) en Espagne, le mouvement syndical est largement orienté vers les idées libertaires.

 

Lors de la Première République espagnole (1873-1874) les organisations sociales influencées par l'anarchisme sont les plus puissants du pays.

 

Cette influence est confirmée en 1910 par la création de la Confédération nationale du travail (CNT) et sa participation aux grandes grèves des années 1918-1919 où elle fédère des centaines de milliers de travailleurs.

 

La CNT devient la première formation syndicale du pays durant la Seconde République espagnole (1931-1939)

 

En riposte au soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 en Espagne et au début de la guerre civile, le mouvement libertaire organise une révolution sociale qui est l'un des rares épisodes historiques dans lequel les idées anarchistes d'organisation sociale sont mises en œuvre sur une grande échelle.

 

En 1977, au cours de la transition démocratique espagnole, l'anarchisme est brièvement un pôle d'attraction politique, culturel et social de masse. L'anarcho-syndicalisme perdure au sein de la Confédération générale du travail.

ABAD GARCIA, Inocente                            Site Militants Anarchistes

ASENS  GIOL, José  Blas                              Site Militants Anarchistes

BARBOA, D.                                              Site Militants Anarchistes

BARBOSA, Manuel                                           Site Militants Anarchistes

BERGA ORTAL, Francisco                           Site Militants Anarchistes

BERRUEZO SILVENTE, José « CLARIN »        Site Militants Anarchistes

BURGUETE, Santiago « El CHISPA »              Site Militants Anarchistes

CAMI, Ramon                                            Site Militants Anarchistes  

EDO, Florencio                                          Site Militants Anarchistes

FERNANDEZ, Dositeo                                       Site Militants Anarchistes

GALERA GARCÍA, Agustin                          Site Militants Anarchistes

GARCIA, José                                             Site Militants Anarchistes

GOMEZ SILVENTE,                                             Site Militants Anarchistes

LAHOZ                                                      Site Militants Anarchistes

MAREY, Manuel                                         Site Militants Anarchistes

MARQUES CABALLERO, José                          Site Militants Anarchistes

MERINO PERIS, Bernardo « NARDO »          Site Militants Anarchistes

MOREY BLANCH, Manuel "Manolo"             Site Militants Anarchistes

OLIVER CALLE, José                                    Site Militants Anarchistes

RICO, Miguel                                                      Site Militants Anarchistes

SAMITIER URUEN, Tomas                                Site Militants Anarchistes  

 

Dictionnaire des militants Anarchistes

 

 

 

Capitaine

Juan Montoliu del Campo 

de l'organisation révolutionnaire anarchiste

 

 

Traduit du site

http://pacosalud.blogspot.com/2014/07/juan-montoliu-del-campo-de-la.html

 

Le 16 juillet 1911, l'anarcho-syndicaliste Joan Montoliu del Campo est né à Villarreal (Castellón, Valence). Très jeune, il s'installe en Catalogne et s'installe dans le quartier de Santa Eulàlia à L'Hospitalet, où il entre au Syndicat des corbeilles à papier de la Confédération nationale du travail (CNT). Il participa aux combats de rue (assaut de la caserne Hospitalet) en juillet 1936 et fut l'un des organisateurs et responsable de la communauté de nettoyage publique de L'Hospitalet. Plus tard, il s'enrôla et combattit sur le front d'Aragon jusqu'à la fin de la guerre, se démarquant dans la bataille de Belchite où il commandait un bataillon confédéral. Exilé en France lors de la retraite, il est emprisonné en 1940 dans le camp de concentration d'Argelès.

 

Plus tard, il fut envoyé dans une entreprise de travailleurs étrangers (CTE) pour travailler à la construction du barrage de l'Aigle. En 1942, après l'occupation de la zone libre, il organisa, au contact de la résistance française, le maquis confédéral du Pic des Violent, composé de quatre groupes de 15 hommes.

Ce maquis, qui appartenait à la XIIIe région militaire des Forces françaises de l'intérieur (FFI), a commis de nombreux actes de sabotage. En tant que lieutenant de la FFI, il a participé aux batailles de libération jusqu'au 31 octobre 1944, date à laquelle les maquisards du FIS ont été intégrés à l'armée régulière française.

 

Après la Libération, il a fait campagne sans relâche dans le Mouvement libertaire espagnol (MLE) et le CNT en exil. Il a vécu à Rouen, où il a réorganisé sa fédération locale de la CNT en exil, et à Paris jusqu'en 1972, en travaillant comme maçon. En 1947, il était délégué de Rouen au congrès de la CNT-MLE à Toulouse. Il occupait le secrétariat de la Fédération des CNT parisiennes et était membre du Comité des relations de la zone nord (Paris-Normandie). Il était membre du comité de direction des nouveaux locaux confédéraux de la rue parisienne de Vignoles. Il était également secrétaire de l'Aude des Pyrénées Régionales. Il a collaboré activement à la Solidarité internationale antifasciste (SIA) et a été membre de la Fédération anarchiste ibérique (FAI). Il était bien connu et aimé des jeunes militants de l'Organisation anarchiste révolutionnaire (ORA).

 

Adepte de la langue catalane, il a été chargé chaque année, avec Roque LLOP, de mettre en place la butée de lecture mise en place lors de la réunion commémorative de la révolution espagnole qui s'est tenue dans le Grand Hall de la Mutualité de Paris. Au début des années soixante-dix, il est nommé secrétaire de la fédération locale de la CNT à Paris et administrateur du journal Le Combat Syndicaliste. À la fin de 1972, mis à la retraite à cause d'un accident du travail et de problèmes coronaires, il s'installe à Perpignan, où il est nommé secrétaire du Régional des Pyrénées-Orientales-Aude de la CNT. Au début du mois d’août 1975, il participa en tant que délégué de la CNT en exil au congrès de Marseille, mais il dut partir en raison d’une crise cardiaque.

 

Quelques jours plus tard, le 6 août 1975, Juan Montoliu del Campo

est décédé à l'hôpital de Perpignan (Roussillon, Nord de la Catalogne).

Les combattants Espagnols dans la Résistance

 

La Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939. Les exilés espagnols vont s’engager dans toutes les unités combattantes et dans la Résistance. Tous les maquis de France auront dans leurs rangs des combattants républicains Espagnols qui vont s’illustrer pas leur bravoure, au barrage de l’Aigle en Corrèze, aux Glières en Haute-Savoie, dans l’Indre, en Bretagne … Ils formeront les jeunes maquisards qui fuient le STO (Service de travail obligatoire). Certains maquis seront même composés uniquement d’Espagnols dans le sud de la France, comme en Ariège, en Dordogne…

 

Les maquis investis par les combattants espagnols

Ils 
s’intègrent à l’AS (Armée secrète), à l’ORA (Organisation de Résistance dans l’Armée) et relèvent des mouvements
« Combat », « Libération », « Franc-tireur » qui vont se regrouper dans les MUR (Mouvements Unis de Résistance) ou encore au sein des FTP-MOI (Francs tireurs partisans de la main-d’œuvre immigrée) d’obédience communiste comme Celestino Alfonso figure sur la fameuse « Affiche 
Rouge » aux côtés de Manouchian et Luis Fernandez qui commande la fameuse 35e brigade FTP-MOI, près de Toulouse, composé surtout de juifs, d’anciens d’Espagne, d’Italiens. Redoutable groupe composée de jeunes gens étrangers téméraires, et désireux d’anéantir le fascisme.

 

« Combattants héroïques de la liberté, qui, partout, firent preuve du plus grand courage et payèrent un lourd tribu à la libération de notre pays » mais aucun responsable français ne tentera de leur apporter une aide pour libérer leur pays.

 Histoire du drapeau espagnol 

Le drapeau espagnol tel qu'on le connaît aujourd'hui apparaît pour la première fois en 1785. 

Il s'agit alors du pavillon de la marine. Le rouge et l'or étaient les couleurs traditionnelles de la Castille et de l'Aragon, deux provinces espagnoles.

Ce drapeau est remplacé de façon éphémère pendant la période républicaine, de 1931 à 1939, puis rétabli sous Franco. 

Le 22 novembre 1975, Juan Carlos accède au trône et rajoute alors les armoiries royales : entre les deux colonnes d'Hercule se trouve un blason couronné, sur lequel figure les quartiers de la Castille, du Léon, de l'Aragon et de la Navarre.

Au centre de l'écu, on peut voir les trois fleurs de lys des Bourbons et dans la partie inférieure, l'emblème de la province de Grenade. Cependant, ces armoiries ne figurent pas sur les drapeaux à usage civil.

Guerre d'Espagne - 1936

 

En juillet 1936, l'Espagne - gouvernée par un gouvernement républicain composé d'une coalition de divers groupes de droite - plonge dans la guerre civile, après que l'élection du Front populaire ait soulevé une rébellion militaire au Maroc, rapidement généralisée aux garnisons métropolitaines. 

Cette guerre brutale, qui fait en trois ans près d'un million de victimes, a été interprétée par la plupart des observateurs comme un conflit d'idéologies et en tant que tel, regardée comme un terrible présage de ce qui allait advenir à l'Europe, elle-même au bord de la guerre. 

Les nationalistes espagnols, qui craignent que le pays tombe dans le camp communiste, sont soutenus par la classe moyenne, l'Église et un petit parti fasciste, la Phalange. 

La cause républicaine est défendue par divers groupes de gauche et les classes ouvrières qui concentrent leur pouvoir au sein de petits gouvernements locaux et dans les syndicats.

L'armée espagnole licenciée est remplacée par la milice ouvrière, et dans certaines régions, les usines et les fermes passent en collectivité.

Mais, handicapés par leur manque d'unité politique, les républicains ne sont pas de taille à lutter contre les forces nationalistes unifiées sous le commandement du général Franco. 

Tandis qu'ils reçoivent un aide extérieure limitée à celle de l'URSS, Franco gagne l'appui de Mussolini et d'Hitler (très motivé pour expérimenter dans le ciel espagnol les exploits de sa toute nouvelle Luftwaffe). 

Les lourdes pertes civiles subies durant les bombardements aériens tel celui de Guernica - immortalisé dans son horreur par Picasso - annonceront les horreurs de la Seconde Guerre mondiale.

Fort de l'appui de l'Italie et de l'Allemagne, Franco vainc les républicains en avril 1939 et instaure une dictature militaire dont il prend la tête.

Il y a 75 ans, la ville basque de Gernika était anéantie par la Wechmacht, première cité à subir le martyre par tapis de bombes. Quelques jours plus tard, Picasso découvrait ébahi les photos du désastre. Une œuvre puissamment symbolique allait naître. Elle n’a rien perdu de sa force. 

Dans les faits, les 33 bombardiers de la Légion Condor emportent dans leurs soutes non seulement des explosifs brisants et des bombes antipersonnelles utiles pour cette mission mais aussi 2 500 bombes incendiaires.

Ces ogives bourrées d'aluminium et d'oxyde de fer sont capables d'élever la température environnante à 2700°C. Rien à voir avec la simple destruction d'un pont !

 

Accompagnés de plusieurs chasseurs et d'avions italiens, les bombardiers attaquent la ville en plusieurs vagues, au moment où se tient le marché, de 16h30 à 18h. Les deux tiers des maisons, la plupart en bois, sont détruites et incendiées.

À la faveur du bombardement, les nazis mettent au point une stratégie de terreur qu'ils auront l'occasion de réemployer pendant la Seconde Guerre mondiale, avec par exemple le sinistre sifflement des Stukas en piqué.

L'attaque fait selon les estimations les plus plausibles 800 à 1 000 morts . Il est possible que le général Franco n'en ait pas été informé au préalable... ce qui ne veut pas dire que, dans le cas contraire, qu'il s'y serait opposé.

 Buenaventura Durruti Dumange (Leon, 14/07/1896-Madrid, 20/11/1936) est le deuxième des huit enfants de Santiago Durruti, cheminot de profession, et d'Anastasia Dumange.

 

Durant toute la période républicaine (1931-1936), il participe activement dans ses grèves, meetings et conférences effectuant plusieurs séjours en prison. Le 18 juillet 1936, au moment où se produit la tentative de coup d'État des généraux fascistes, Durruti est un des principaux protagonistes des événements révolutionnaires. Avec son groupe Nosotros (nouveau nom de Los Solidarios) il dirige la défense de Barcelone. Le 20 juillet, une fois l'armée mise en déroute, la CNT contrôle la ville. Après le plenum des fédérations locales de la CNT, Durruti et les autres principaux dirigeants de la CNT proposent de créer un Comité central des milices antifascistes de Catalogne où sont admises le reste des organisations politiques. Ce comité formé par libertaires, républicains, catalanistes et marxistes devient le nouveau pouvoir en Catalogne. La Generalitat présidée par Lluis Companys devant se contenter de ratifier ce que le Comité décide.
Durruti se retrouve nommé responsable du département des Transports de ce Comité, mais ill part dès le 24 juillet pour le front d'Aragon avec pour objectif la libération de Saragosse, autre capitale de l'anarchisme avec Barcelone. Il mène plusieurs milliers de « guérilleros » (plus tard connus comme la « colonne Durruti »)...
Début novembre 1936, après avoir été persuadé par les dirigeants de la CNT favorables à la collaboration avec les communistes de mener une colonne de combattants à Madrid, attaquée par les franquistes, Durruti y est blessé grièvement et meurt quelques heures plus tard. Les circonstances exactes de sa mort restent incertaines.
Le corps de Durruti est transporté à travers le pays jusqu'à Barcelone pour ses funérailles. Plus de 250 000 personnes défilent pour accompagner le cortège funéraire jusqu'au cimetière de Montjuich où il est inhumé. C'est la dernière démonstration publique à grande échelle de la force des anarchistes pendant la guerre d'Espagne.

 

La guerre d’Espagne a entraîné le départ de plusieurs vagues de réfugiés vers la France, de 1936 jusqu’en 1939 où la chute de Barcelone provoque, en quinze jours, un exode sans précédent. Près d’un demi million de personnes franchissent alors la frontière des Pyrénées,

dans de terribles conditions. C’est la Retirada.

En 1939, ce seront près de 500 000 personnes fuyant les franquistes qui rejoindront la France en quinze jours, où elles seront d'abord entassées dans des camps à même la terre, le sable, la neige.

Partagé entre la crainte de voir des "hordes" de révolutionnaires "rouges" déferler sur le pays et le respect des valeurs républicaines qui accordent asile et hospitalité aux persécutés, le gouvernement français du radical Edouard Daladier décide finalement d’ouvrir la frontière le 28 janvier 1939, mais aux seuls réfugiés civils. Les hommes armés patientent quelques jours de plus sous les bombardements franquistes.

Le 5 février, la frontière est enfin ouverte aux soldats républicains. Du 28 janvier au 13 février, ce sont 475 000 personnes qui passent la frontière française, en différents points du territoire : Cerbère, Le Perthus, Prats de Mollo, Bourg-Madame, etc.

À la mi-juin 1939, 173 000 Espagnols sont encore internés dans les camps français. La situation, qui devait être temporaire, se prolonge. Les autorités favorisent les rapatriements en Espagne pour alléger la charge représentée par les réfugiés. Nombreux sont alors les Espagnols à retourner en terre franquiste, pas toujours volontairement. Des cas de rapatriements forcés sont signalés, notamment au départ des centres d’hébergement. Certains réfugiés essaient alors d’émigrer en Amérique latine, refusant le retour en Espagne tant que Franco est au pouvoir. Le Mexique accueille des réfugiés, mais les effectifs resteront limités. Alors que la guerre se profile, ceux qui restent deviennent pour le gouvernement français une possible main d’œuvre pour remplacer les appelés au front. Les Compagnies de Travailleurs Étrangers sont organisées dès le mois d’avril 1939 par un décret-loi et des milliers d’Espagnols, de sexe masculin et âgés de 20 à 48 ans, sont embauchés dans le but de fortifier les frontières et de participer à des travaux publics de grande envergure. Les autorités militaires proposent aussi aux réfugiés espagnols de rejoindre la Légion Étrangère ou le corps des Régiments de Marche de Volontaires Étrangers.

 

Les deux personnes citées par André DECELLE

 

Dès l’âge de 14 ans, José Berruezo Silvente, disciple des intituteurs rationalistes Julian Raja Vivancos et Juan Martinez Izquierdo du Centre ouvrier de Mazarron, distribuait des manifestes parmi les ouvriers mineurs de la région. En 1912 il participait à la création du Centre d’études sociales et deux ans plus tard, était emprisonné à Totana pour avoir reint des slogans anarchistes. Au retour de son service militaire à Melilla, il émigrait en 1919 à Barcelone, puis à Marseille. Revenu en Espagne en 1920 il s’établissait alors à Santa Coloma de Gramanet où il allait participer à la fondation de l’Ateneo et être secrétaire de la CNT (1922) tout en participant à de nombreuses réunions et plenums. Pendant la dictature de Primo de Rivera et après avoir été licencié de son travail, il était le secrétaire de l’Ateneo (1924) et responsable du Comité pro-presos. Avec la proclamation de la République il participait en octobre 1931 à la création de la Maison du Peuple où il était responsable avec Gregorio Jover de l’école rationaliste. Lors du 2è congrès de la CNT à Badalone, il était le délégué de Santa Coloma. Entre 1932 et 1935 il a été licencié et a été instituteur à plusieurs reprises à l’Ateneo de San Adrian. De 1934 à 1936, sous le pseudonyme de Clarin il était le correspondant de Solidaridad Obrera à Santa Coloma.

Pendant la guerre civile José Berruezo Silvente a été responsable de la santé au Comité révolutionnaire de Santa Coloma, conseiller de la Santé à la mairie (d’octobre 1936 à la fin de la guerre) et même maire de Santa Coloma (mai 1937, 1938-1939). Il a été délégué au plenum économique de Valence.

Exilé en France en janvier 1939, il était interné au camp de Bram jusqu’au 8 décembre 1939 où il était envoyé travailler dans le Cantal où il arrivait en gare de Mauriac dans la nuit du 9 avec deux autres compagnons, José Marques caballero et Sebastian Gomez Silvente. Affecté sur le chantier du barrage de l’Aigle il allait jouer un rôle primordial dans la reconstruction de la CNT. En juin 1943 il était nommé secrétaire de la Commission de relations du MLE en exil lors du plenum clandestin tenu à Mauriac. En décembre 1943 il représentait la zone occupée au plenum de Montpellier où il était nommé secrétaire du sub comité national de la CNT en exil. Il participait également en 1944 au plenum de Muret et partisan de la participation de la CNT à la résistance contre l’occupant, favorisait l’émergence d’un maquis exclusivement cénétiste au barrage de l’Aigle, la compagnie espagnole du Bataillon Didier (FFI).

Source :Dictionnaire des militants Anarchistes

 

 

José German Gonzalez né le 09/03/1910, comme ses deux frères Adolfo et Armando, militait dans les années 1930 à la CNT de la comarcale d’Amposta (Tarragone). Pendant la guerre il a combattu dans la Colonne Durruti.

Exilé lors de la retirada, il avait été interné au camp de Saint Cyprien avant d’être envoyé travailler à Aynes dans la Cantal. José German Gonzalez allait très vite se préoccuper de la reconstruction de la CNT en exil. Dès 1941 il était l’auteur des premières circulaires émises par la commission de réorganisation établie au Barrage de l’Aigle et dont étaient également membres José Berruezo Silvente et José Asens. Lors du premier plenum clandestin tenu à Mauriac le 6 juin 1943 il était nommé membre du Comité de relations où il était plus particulièrement chargé des contacts avec la résistance française. Nommé secrétaire du Comité régional en septembre au barrage de l’Aigle, il assistait comme délégué du Cantal au plenum tenu à Marseille en décembre. En mars 1944 il participait avec Juan Manuel Molina et Bernardo Merino à une importante réunion à Roanne avec les responsables de la Résitance. Secrétaire du Comité régional n°3, il participait en 1944 au plenum de Muret puis, après avoir été intégré au Bataillon Didier avec 74 autres compagnons (voir Juan Montoliu del Campo), aux combats pour la libération pour lesquels il sera décoré et nommé au grade de capitaine. Il collaborait au journal publié par la régionale du Cantal Exilio (Mauriac, 19 juillet 1944 à novembre 1947) ; ce journal, dont les huit premiers numéros furent clandestins était dirigé par Manuel Rico et Manuel Morey Blanch, était le premier titre édité en France par le MLE en exil.

En mai 1945 il participait au premier congrès tenu à paris par la CNT en exil et y dénonçait « l’inefficacité du Conseil général du MLE ». Lors de la scission du Mouvement libertaire espagnol, il a sans doute été membre de la tendance dite collaborationniste. A la fin des années 1950 il émigrait au Vénézuela où dans les années 1970 il faisait partie de la tendance appuyant le journal Frente Libertario (Paris). José German Gonzalez est décédé au Venezuela le 7 janvier 1992.

Source : Dictionnaire des militants Anarchistes

 

le maquis du Barrage de L’Aigle, dirigé par José German Gonzalez (par la suite Capitaine de l'Armée Française) militant de la CNT, qui est un haut lieu de la reconstruction de la CNT en exil et un des maquis les plus actifs de la résistance. Ce maquis est pratiquement à 100% confédéral, tout comme le maquis de Bort les Orgues. D’une manière générale, les maquis du Massif Central sont en forte proportion composés d’anarchistes espagnols tout comme ceux issus des chantiers de barrages sur la Dordogne, des barrages de Marèges et de Chastang.

Source:  Le Laboratoire Anarchiste

Livre de José BERRUEZO en langue Espagnol
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Presque tous ces soldats étaient arrivés en Afrique venant des camps de concentration français où on les avait internés

à la fin de la guerre d’Espagne.

.

Dans ces camps, on leur avait donné le choix de s’enrôler dans la Légion étrangère ou de rentrer au pays.
Disséminés en Afrique au sein des armées régulières de Pétain, beaucoup désertèrent pour rejoindre Leclerc, lorsque celui-ci organisa l’armée de la France libre. Avec lui, ils combattirent et triomphèrent dans tous les combats livrés, y compris contre l’armée de Mussolini et l’Afrikakorps, les troupes du maréchal Rommel, pourtant réputées invincibles.

Lorsque le général Leclerc forma sa fameuse 2e DB, en 1943, les Espagnols représentaient déjà une force importante au sein de son armée. Tous, ou presque, furent alors regroupés en un bataillon composé de quatre compagnies dont chacune abritait plus d’un tiers d’Espagnols, à l’exception de la neuvième, espagnole par excellence, où même la langue officielle et le commandement étaient espagnols. Dans ce bataillon d’infanterie craint et respecté, la Nueve avait pour mission de se tenir à l’avant-garde et d’affronter l’ennemi en première ligne.

Le 01/04/2020

 

Il avait 99 ans et résidait à Strasbourg. Il était l'un des 146 républicains espagnols qui avaient combattu pour la libération de Paris contre les troupes allemandes

 

Rafael Gómez Nieto, dernier survivant de «La Nueve», la légendaire compagnie de l'armée française, est décédé à l'âge de 99 ans. Il était hospitalisé dans un centre de santé de Strasbourg. "Il n'a pas pu récupérer, il avait des poumons infectés et il est parti ce soir", a expliqué son fils..
Au volant de son blindé nommé Guernica, Rafael Gomez Nieto est l’un des premiers combattants de la 2ème DB du général Leclerc à entrer dans Paris. Ses 160 compagnons de la Nueve (la 9ème compagnie) sont chargés de prendre l’Hôtel de Ville.
Rafael Gómez Nieto habitait Strasbourg, il est décédé des suites du coronavirus.
Rafael Gómez Nieto a participé à la bataille de l'Èbre. Il est placé dans un camp de concentration français après la Retirada. Il a réussi à s'enfuir avec son père en Algérie et là, il a été recruté par l'armée française. Il débarquera en France en 1944 sous le commandement du général américain George Patton. Quelques mois plus tard, il est l'un des premiers soldats alliés à entrer à Paris.
Les hommes de la Nueve, précédés par 3 chars du 501e RCC, furent les premiers à entrer dans la capitale française, au soir du 24 août 1944 avec des autochenilles portant les noms de batailles de la guerre d'Espagne, "Teruel ", "Guadalajara", ou encore "Belchite", accompagnées de 3 chars du 501e RCC, Montmirail, Champaubert et Romilly.

Les Espagnols de la Nueve étaient 146 quand ils débarquèrent en Normandie : ils ne sont que 16 à leur arrivée en mai 1945 à Berchtesgaden.

 

https://www.facebook.com/losdela9/

 

 

Les Espagnols de la Division Leclerc entrent les premiers dans Paris

Dix mille des Espagnols enfermés dans les camps du Sud-Ouest sont invités à s’engager dans la Légion étrangère à partir de mars 1939. Ce recrutement mercenaire soulève des débats. Selon les démocrates, on aurait dû reconnaître les titres et les états de service des soldats espagnols prêts à se sacrifier pour la France en leur ménageant une place plus convenable dans les troupes.

A partir de 1941, ces régiments de marche de la Légion étrangère se convertissent en Forces françaises libres et livrent des combats en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Leur parcours relève de l’épopée. Ainsi certains, partis de Perpignan, se retrouvent dans la 2e division blindée (2e DB) commandée par le général Leclerc, dont le 3e bataillon est dirigé par le lieutenant-colonel Putz (ancien des Brigades Internationales) et dont la 9e compagnie, connue sous le nom de “la Nueve”, est composée d’Espagnols : on y parle d’ailleurs quasi-exclusivement le castillan.

On confie à cette 9e compagnie la mission de secourir et d’appuyer l’insurrection parisienne d’août 1944. Symboles aujourd’hui oubliés, ce sont des chars baptisés du nom de villes espagnoles, significatives de victoires ou de désastres durant la Guerre Civile, qui pénètrent les premiers dans Paris : “Guadalajara”, “Madrid”, “Guernica”, “Belchite” et “Brunete”. L’un d’eux élève le drapeau de la France sur le toit de la Mairie de Paris. La course de “la Nueve” s’achèvera au nid d’aigle de Hitler à Berchtesgaden.

On ne saura jamais le chiffre exact des espagnols qui ont lutté pour la Libération de la France, encadrés dans les FFL ou faisant partie des maquis. De la campagne de France en 1940 à Narvik ; de l'Ethiopie à la Syrie ;de la Lybie à la Tunisie ; en Italie, en France et en Allemagne, ils ont été nombreux les espagnols qui mêlèrent leur sang , leur sueur et leurs larmes à celles des français qui luttaient pour leur Liberté. Faisant partie des tristement célèbres " Compagnies de Travailleurs Etrangers", sous les étendards de la Légion Étrangère où intégrés dans les Troupes Coloniales, ils ont combattu pour la Liberté pendant presque dix ans ( 1936-1945 ). La plupart d'entre eux n'a jamais révu leur Espagne bien aimée.

Evelyn Mesquida [emesquida@wanadoo.fr]

 

La trágica y olvidada historia de los españoles que combatieron al enemigo nazi.

 

Tras la publicación de La Nueve, Evelyn Mesquida nos brinda la heroica y trágica historia de muchos de aquellos jóvenes republicanos españoles que, tras ser derrotados en la Guerra Civil, combatieron hazañosamente al enemigo nazi en la Resistencia francesa.

«Como los numerosos españoles que combatieron en el ejército francés y que lucharon en la Segunda Guerra Mundial, los refugiados que participaron en la Resistencia francesa también fueron olvidados en los libros de Historia. Allí estaban, sin embargo.» Desde que llegaron a Francia en 1939, la mayoría de ellos tuvo por hogar los barracones de los campos de concentración, las barracas de los campos de trabajo, las chozas y las cuevas en las montañas y en los bosques de todo el país. Esas eran sus moradas todavía cuando, en septiembre de 1944, desde la inquietud y la inconsciencia, el general De Gaulle les pidió que, tras las decisivas batallas que habían librado, volvieran a sus casas.

 

https://www.elnacional.cat/es/cultura/evelyn-mesquida-ahora-volved-republicanos-espanoles-resistencia-francesa_476007_102.html

 

L'histoire tragique et oubliée des Espagnols

qui ont combattu l'ennemi nazi.

 

Après la publication de La Nueve , Evelyn Mesquida nous raconte l'histoire héroïque et tragique de beaucoup de ces jeunes républicains espagnols qui, après avoir été vaincus pendant la guerre civile, ont accompli le combat contre l'ennemi nazi dans la Résistance française.

Comme les nombreux Espagnols qui ont combattu dans l'armée française et combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, les réfugiés qui ont participé à la Résistance française ont également été oubliés dans les livres d'histoire. Ils étaient là, cependant. Depuis leur arrivée en France en 1939, la plupart d'entre eux ont eu la caserne des camps de concentration, la caserne des camps de travail, les huttes et les grottes dans les montagnes et les forêts à travers le pays. C'étaient encore leurs habitations quand, en septembre 1944, agité et inconscient, le général de Gaulle leur demanda, après les batailles décisives qu'ils avaient menées, de rentrer chez eux.

 

 Evelyn Mesquida [emesquida@wanadoo.fr]

 

  https://www.amazon.fr/Nueve-24-ao%C3%BBt-1944/dp/2749120462

 

Biographie de l'auteur

 

Evelyn Mesquidaest journaliste et écrivain.

 

Présidente d'honneur de l'association de la Presse étrangère à Paris et vice-présidente du Club de la Presse européenne, elle est l'auteur de La mémoire entre silence et oubli, les soldats oubliés de la Libération de Paris (Les Presses de l'université de Laval, Canada 2006) et de Sorties de guerre des hommes de La Nueve (Presses Universitaires de Rennes, France 2008).

 

Ce livre est un hommage aux nombreux oubliés de l’histoire locale et de l’histoire tout court : dans le Nord-Ouest Cantal, près de Mauriac, ils furent plusieurs centaines de réfugiés espagnols enrôlés à la construction du barrage de l’Aigle en 1939.

 

Qui sait que ces hommes vont, dans l’exil, reconstruire clandestinement la CNT, le syndicat anarchosyndicaliste qui, durant trente mois, venait de mener une révolution sociale en même temps qu’il combattait les armées de Franco ?

 

Qui sait qu’ils seront plus de 600 miliciens aguerris aux armes à s’engager dans la Résistance aux côtés des Français, à créer un maquis composé exclusivement de militants anarchistes et participer à la libération du Cantal, de l’Auvergne ?

À partir de témoignages inédits de militants espagnols ayant vécu cette période, l’auteur a voulu sortir de l’ombre ces hommes en racontant leur aventure cantalienne.

Honneur à tous ces braves qui, abandonnés et trahis depuis 1936, ont écrit dans le Cantal une belle page de fraternité et de combat pour l’émancipation humaine.

« L’Espagne m’accompagne depuis mon enfance : ce sont les copains de mon père, mineurs comme lui à Carmaux, leurs enfants, mes copains d’école et de quartier à Albi ; puis ce furent des voyages, des lectures et des rencontres militantes. C’est tout un ensemble qui a construit une relation affective et idéologique très forte. »

Michel Di Nocera est militant libertaire et libre penseur.

Par Manuel Rispal, historien de terrain

La construction du barrage de Saint-Étienne-Cantalès (Cantal,
Ce barrage, situé sur la Cère (120 km) et qui absorbe dans sa retenue son confluent avec l’Authre, est un régulateur de la rivière Dordogne, qui irrigue, en aval de Bretenoux (Lot), les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Le barrage SEC (initiales de Saint-Étienne-Cantalès), conçu par l’ingénieur André Coyne, est construit, durant la Seconde Guerre mondiale, par des salariés de la Société des forces motrices du Cantal, des entreprises André Borie, Entreprise Industrielle et autres. Le livre contient des photos d’époque, souvent datées, des histoires humaines et des photos de la vidange de 1999. Il rend hommage aux artisans de cette œuvre collective enrichie de créativité individuelle, dont celle de Santiago Rubió, grand-père de l’auteur, ingénieur réfugié républicain espagnol.
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